Collaboration spéciale

MONTRÉAL – Une centaine de personnes, selon les organisateurs, ont manifesté samedi à Montréal pour défendre le réseau public de la petite enfance et réclamer du gouvernement québécois un moratoire sur l’octroi de nouvelles places privées en garderie.

La marche dite «funèbre» était une initiative de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Dans leur trajet, les manifestants avaient prévu une incursion aux bureaux de Revenu Québec, pour y déposer des gerbes de fleurs.

La centrale syndicale, qui dénonce depuis longtemps la modulation des frais de garde et les compressions, estime que si le gouvernement ne change pas de cap, le Québec devra faire son deuil du réseau public de la petite enfance.

Plus tôt, le syndicat affilié à la CSQ a tenu une conférence sous le thème «Avant qu’il ne soit trop tard».

Pour l’occasion, les intervenantes ont discuté de la situation actuelle en petite enfance. Il y a aussi eu présentation d’une étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Selon la première vice-présidente de la Fédération, Valérie Grenon, le gouvernement démontre clairement qu’il investit dans le secteur privé au lieu de poursuivre la «belle» politique familiale qui existait depuis des années.

«On risque d’avoir, a averti Mme Grenon, une génération entière d’enfants dont les premières années de développement se feront dans des conditions loin d’être optimales. C’est une catastrophe. Le gouvernement se doit d’imposer un moratoire sur l’octroi de nouvelles places privées», a-t-elle conclu.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec représente près de 13 600 responsables des services de garde en milieu familial et près de 2000 travailleuses dans les installations des CPE.

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