MONTRÉAL – Une éclosion d’infections à Cryptosporidium, un parasite intestinal commun dans les zones tropicales, a été identifiée pour la première fois dans l’Arctique.

La découverte a été faite au Nunavik, dans le nord du Québec, par une équipe de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) en collaboration avec le département de santé publique du Nunavik, l’Institut national de santé publique du Québec, et Santé Canada.

Cette recherche fait l’objet d’un article publié récemment dans la revue PLoS Neglected Tropical Diseases et pourrait potentiellement avoir des implications à plus long terme sur la santé des enfants au sein des communautés du Nunavik et du Nunavut.

Le Cryptosporidium est un parasite microscopique qui peut vivre dans l’intestin des mammifères, dont celui de l’humain. Il se transmet par voie fécale-orale au contact d’une personne ou d’un animal infecté, ou encore par ingestion de nourriture ou d’eau contaminée. Ce parasite cause une maladie du nom de cryptosporidiose qui se manifeste par des diarrhées, des crampes et des vomissements.

La maladie peut durer plusieurs semaines et peut s’avérer mortelle pour les enfants en bas âge et les personnes ayant un système immunitaire faible, comme les personnes porteuses du VIH, les personnes ayant reçu une greffe d’organe ou celles qui sont traitées pour un cancer.

Les chercheurs ont confirmé la présence de la souche Cryptosporidium hominis, qui est transmise d’humain à humain et que l’on trouve habituellement dans des pays tropicaux.

Il existe un traitement de la cryptosporidiose aux États-Unis et dans d’autres pays où la maladie sévit, mais au Canada, le traitement n’est disponible que dans des cas exceptionnels par l’entremise d’un programme d’accès spécial.

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