Adrian Wyld/La Presse canadienne La ministre fédérale de l'Environnement Catherine McKenna

GATINEAU, Qc – La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, a affirmé que le plus important à l’égard des changements climatiques dans l’Arctique était d’avoir de «véritables conversations» avec les Inuits qui y habitent.

Mais la secrétaire à l’Intérieur des États-Unis, Sally Jewell, a livré un point de vue beaucoup plus sombre et tranché, arguant que les bouleversements climatiques étaient déjà en cours, ne pouvaient pas être renversés et que déplacer certaines communautés dans l’Arctique pourrait être la seule solution.

Après s’être entretenue avec Mme McKenna, jeudi, au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau, sur la rive opposée à la colline du Parlement, la secrétaire à l’Intérieur des États-Unis a déclaré qu’il y aurait des «réfugiés climatiques» dans l’Arctique.

Les parcs nationaux, les espèces migratrices, les changements climatiques et l’adaptation au climat dans l’Arctique étaient au menu de la rencontre. Les deux femmes ont aussi rencontré Natan Obed, le président national de l’organisation Inuit Tapiriit Kanatami.

Mme McKenna, en poste depuis à peine six mois au sein d’un gouvernement Trudeau ayant mis les questions environnementales à l’avant-plan, a été prudente comme à son habitude dans sa description des défis des changements climatiques dans la région de l’Arctique en réchauffement rapide. La ministre a fait valoir l’importance de la coopération et du dialogue lorsqu’appelée à identifier la plus importante mesure que le gouvernement pouvait prendre pour faire face aux changements climatiques dans la région.

Mme Jewell, à qui il reste seulement quelques mois en poste avant que l’administration Obama ne soit remplacée, a été beaucoup plus directe. Elle a affirmé qu’il fallait offrir du «soutien» pour l’adaptation aux bouleversements et «bâtir des communautés qui sont résilientes à l’égard de ce qui se passe dans l’Arctique», car, selon elle, la situation «ne pourra pas être renversée».

«Nous pouvons endiguer l’augmentation des températures, certains impacts, peut-être, si nous agissons comme nous nous sommes engagés à le faire dans l’Accord de Paris. Mais les changements sont en cours et sont très rapides. Nous aurons des réfugiés du climat», a-t-elle déclaré.

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