MONTRÉAL – Le réseau de recharge d’Hydro-Québec pour les véhicules électriques effectue sa première percée à l’extérieur de la province pour s’étendre dans l’Est de l’Ontario.

Ainsi, le Circuit électrique, qui compte actuellement quelque 625 bornes de recharge au Québec, en installera et exploitera 22 autres le long des autoroutes 401, 416, 417, le long de la route 17 ainsi que dans la ville d’Ottawa.

Quatorze bornes de recharge rapide se trouveront dans les stationnements des épiceries Metro et Food Basics ainsi que des rôtisseries St-Hubert. Huit bornes standards seront déployées à Ottawa.

«C’est une belle et grande reconnaissance de la qualité qu’offre notre réseau aux automobilistes», s’est félicité lundi le président-directeur général d’Hydro-Québec, Éric Martel, aux côtés du ministre de l’Énergie, Pierre Arcand.

Selon la société d’État, cette percée permettra aux conducteurs de véhicules électriques de se rendre à Ottawa sans exclusivement avoir à passer par l’autoroute 50 et Gatineau.

La filiale d’Hydro-Québec fait partie des 27 entreprises choisies par le gouvernement ontarien qui compte injecter 20 millions $ dans le but de combler son retard au chapitre de la présence des véhicules électriques ou rechargeables sur ses routes.

Si le Québec compte quelque 10 000 véhicules de la sorte — et souhaite en avoir 100 000 sur ses routes en 2020 — l’Ontario n’en compte actuellement que 5800.

C’est le ministère des Transports de l’Ontario qui paiera la facture estimée à 1,4 million $ pour acheter et installer les 22 bornes rechargeables en question. Hydro-Québec administrera le réseau et empochera les revenus, ce qui sera rentable, assure M. Martel, sans toutefois fournir de chiffres précis.

«Nous avons un scénario projeté avec 700 recharges annuelles par borne, a-t-il expliqué. Nous avons des scénarios, qui, dans tous les cas, seront favorables.»

Le prix d’une recharge en sol ontarien reste toutefois à déterminer. Il sera ajusté aux tarifs d’électricité en vigueur dans cette province.

Selon le grand patron de la société d’État, le réseau québécois de recharge, qui devrait compter 800 bornes d’ici la fin de l’année, devrait générer des profits de 1,5 million $ cette année.

Cette percée ontarienne du Circuit électrique ne devrait toutefois pas inciter le gouvernement Couillard à défrayer l’installation des bornes en changeant le modèle de partage des coûts actuellement en vigueur.

«Les efforts pour nous, c’est d’abord et avant tout que les gens puissent acheter des véhicules électriques, a dit M. Arcand. On s’aperçoit qu’il y a beaucoup d’intérêt du côté des partenaires.»

Par ailleurs, après l’Ontario, le réseau de bornes de recharge pourrait également prendre de l’expansion. Des discussions sont en cours avec d’autres provinces ainsi que des États américains comme New York et le Maine.

Si «certains dossiers sont plus avancés que d’autres», le dirigeant d’Hydro-Québec n’a toutefois pas voulu en dire davantage sur cette question.

Un corridor de bornes de recharge avec le Vermont existe actuellement, mais c’est l’État américain qui gère l’infrastructure sur son territoire.

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