Larry MacDougal/La Presse Canadienne Brian Jean, chef du parti Wildrose

EDMONTON – Le projet d’alliance des forces de droite en Alberta autour d’un nouveau parti de centre-droite n’a pas impressionné les chefs des deux partis «conservateurs» de cette province.

En fin de semaine, près de 400 personnes réunies en congrès à Red Deer ont adopté une résolution afin d’envisager sérieusement la création d’un troisième parti dans le but d’unir toutes les forces de la «droite conservatrice».

Le Parti progressiste-conservateur, qui a régné sans partage sur l’Alberta pendant 44 ans, a été chassé du pouvoir il y a un an par le Nouveau Parti démocratique de Rachel Notley. Les conservateurs ont recueilli alors 28 pour cent des voix et le parti Wildrose, lui aussi à droite sur l’échiquier, a fait 24 pour cent. La droite aurait donc récolté environ 52 pour cent d’appuis en Alberta, contre 41 pour cent pour les néo-démocrates.

Mais selon Brian Jean, chef du Wildrose, qui forme l’opposition officielle, la création d’un nouveau parti ne ferait que diviser davantage encore le vote de la droite. M. Jean s’est plutôt engagé à démontrer que le Wildrose constitue la véritable alternative à droite pour les électeurs albertains.

Ric McIver, chef intérimaire des progressistes-conservateurs après la démission de Jim Prentice, soutient quant à lui qu’on ne peut diviser pour unir. Il s’attend à ce que l’avenir de la droite conservatrice et celle de son parti fassent l’objet de débats constructifs lors de son assemblée générale annuelle, en fin de semaine prochaine.

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