Sean Kilpatrick/THE CANADIAN PRESS Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion

OTTAWA – Le Canada est prêt à ajouter son nom à une important traité contre la torture plus d’une décennie après son adoption par les Nations unies.

Le protocole facultatif à la Convention contre la torture des Nations unies permet aux dirigeants des organisations nationales et internationales d’inspecter les centres de détention où la torture a souvent lieu dans le plus grand secret.

Le traité été approuvé par les Nations unies en 2002.

Même si des dizaines de pays ont signé l’entente, le Canada n’a pas ratifié le protocole. Le gouvernement Harper s’était engagé à le faire à deux reprises, mais il n’a jamais tenu cette promesse.

Le gouvernement Trudeau passera à l’acte, a assuré Chantal Gagnon, la porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion.

Selon Mme Gagnon, le ministre «fait les premiers pas» vers cette entente alors qu’il a entamé des discussions formelles sur le protocole avec les gouvernements provinciaux et territoriaux.

Certaines organisations militent pour la ratification du protocole depuis des années. Amnistie internationale Canada a même annoncé une conférence de presse sur le sujet, jeudi.

Des partisans du protocole croient qu’il s’agit d’une étape importante pour éradiquer les pratiques de torture dans le monde.

Selon eux, la ratification canadienne renforcerait sa capacité à inciter les autres pays à ouvrir les portes des centres de détention pour des inspections minutieuses.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!