OTTAWA – La baisse des prix des matières premières, la croissance économique mondiale décevante et le fort endettement des consommateurs canadiens limiteront la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du Canada à 1,6 pour cent en 2016, selon le Conference Board du Canada.

Bien que modeste, cette croissance représente un progrès par rapport à celle de l’an dernier, qui se situait à 1,2 pour cent.

Le codirecteur, Prévisions nationales, du Conference Board, Matthew Stewart, explique que la chute des prix de l’énergie a amputé l’économie de plus de 50 milliards $ en revenus d’exportation et qu’il faudra du temps pour récupérer.

Selon M. Stewart, le fait que les consommateurs canadiens soient sur la corde raide en raison de la hausse des niveaux d’endettement des ménages assombrit davantage les perspectives canadiennes. Il ajoute que la lenteur de la croissance mondiale freinera également les exportations.

Les effets de la baisse des prix du pétrole se sont principalement fait sentir dans les dépenses d’investissement, qui ont chuté de 17 milliards $ l’an dernier. Comme les prix des produits de base devraient rester bas, les investissements dans le secteur de l’énergie devraient diminuer de 11 milliards en 2016 et demeurer stable en 2017.

Les investissements dans les hydrocarbures ne devraient enregistrer aucune hausse jusqu’en 2018, lorsque les prix du pétrole commenceront à nouveau à atteindre des niveaux rentables pour les entreprises canadiennes.

Le Conference Board signale que ses prévisions ne tiennent pas compte de l’impact économique des feux de forêt dévastateurs de Fort McMurray, en Alberta.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!