MONTRÉAL – L’ex-grand patron des Hells Angels Nomads, Maurice Boucher, a pris tout le monde par surprise, lundi matin au Centre judiciaire Gouin, en contestant le changement de lieu pour la tenue de son enquête préliminaire.

Il devait la subir en compagnie de sa fille, Alexandra Mongeau, et Gregory Woolley, qui sont tous trois accusés de complot en vue de commettre le meurtre du caïd de la mafia Raynald Desjardins.

La procédure devait au départ se tenir au palais de justice de Longueuil, mais avait été transférée au Centre judiciaire Gouin pour des raisons de sécurité, ce qui a ouvert la porte à une contestation.

«Les accusés demandent qu’on retourne au district judiciaire de Longueuil», a expliqué le procureur de la Couronne, François Lanthier, qui a ajouté ne pas avoir été avisé à l’avance du dépôt de cette requête.

Les trois accusés ont en effet tous deux contesté ce changement de lieu, entraînant automatiquement la paralysie complète des procédures.

«Le juge n’a plus de pouvoir, plus de juridiction pour entendre l’enquête préliminaire présentement, a expliqué Me Lanthier. Il faut que la Cour supérieure décide où auront lieu les procédures.»

Gregory Woolley a également déposé une requête dans laquelle il conteste ses conditions de détention.

Pour Maurice Boucher, qui est âgé de 62 ans, il s’agissait d’une première apparition en Cour en personne depuis 2007.

Il purge une peine d’emprisonnement à perpétuité pour le meurtre de deux gardiens de prison. Il ne peut demander une libération conditionnelle avant 2022 et s’il devait en faire la demande à ce moment, il lui faudra convaincre la commission des libérations conditionnelles.

(Collaboration Cogeco Nouvelles)

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!