MONTRÉAL – La chose peut paraître risquée, mais les trafiquants de drogues ne se gênent pas pour envoyer des stupéfiants par la poste.

Au Québec, la majorité des saisies de drogues provenant de l’étranger se fait justement durant la vérification des colis postaux, selon l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Par exemple, le personnel de l’agence a saisi le 25 avril dernier neuf kilogrammes de cocaïne dans deux paquets en provenance du Pérou. La drogue était dissimulée dans des filtres de charbon, mais une analyse plus poussée a permis de déterminer que la poudre noire à l’intérieur contenait en fait de la cocaïne.

En entrevue à La Presse Canadienne, une porte-parole de l’ASFC, Jacqueline Roby, a affirmé qu’il était plutôt rare qu’une aussi grande quantité de drogue soit transmise par la poste. Généralement, les enquêteurs découvrent de plus petites quantités de stupéfiants dans les envois postaux.

Les grandes quantités de drogues sont habituellement découvertes durant la vérification des cargaisons de marchandises, par exemple lors de fouilles de conteneurs dans les ports du pays.

Néanmoins, sur les 2 891 saisies de drogues dans des colis postaux effectués par l’ASFC au Québec l’an dernier, pas moins de 2 622 ont eu lieu au centre de traitement du courrier de l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal.

L’agence fédérale préfère ne pas divulguer ce qui a attiré l’attention des douaniers, afin de ne pas exposer les méthodes employées pour dénicher les drogues.

Il existe trois centres frontaliers de traitement du courrier international au pays, soit à Montréal, Vancouver et Toronto. L’ASFC dit que le centre montréalais reçoit 14 millions de colis étrangers par année sur les 45 millions traités annuellement au Canada.

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