Des groupes environnementalistes réclament que les plans d’urgence élaborés par l’entreprise albertaine, Enbridge, en cas de déversement de son oléoduc 9B, soient rendus publics au plus vite par les autorités gouvernementales.

Greenpeace Canada, la Fondation David Suzuki, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, Eau Secours! et la Fondation Rivières sont au nombre des organismes qui formulent cette demande, au lendemain de la publication du mémoire des enseignants du Centre national de formation en traitement de l’eau, qui avançaient qu’il n’y avait aucun plan B en cas de déversement majeur de l’oléoduc Énergie Est, appartenant à TransCanada.

D’après ces spécialistes, les réserves d’eau potable de Montréal dureraient de 12 à 16 heures, en cas de déversement majeur. L’évacuation de la métropole devrait par la suite être envisagée, selon eux.

TransCanada a réfuté ce scénario catastrophe, arguant qu’un tel déversement «a une chance d’arriver en plusieurs milliers d’années». Les enseignants ont de leur côté évalué qu’il pourrait se produire tous les cinq ans, en se basant sur les statistiques du Bureau de sécurité des transports.

Pour le groupe d’environnementalistes, les conclusions du Centre national de formation en traitement de l’eau s’appliquent aussi au pipeline d’Enbridge, qui a été remis en service en 2015. Celui-ci traverse également la rivière des Outaouais, en amont de Montréal, ce qui fait que l’eau potable de la métropole et les villes qui l’entourent est à risque en cas de déversement.

«Ce scénario catastrophe s’applique à tout déversement important d’hydrocarbures, qu’il provienne de la ligne 9B ou de l’éventuel pipeline Énergie Est», a mentionné dans un communiqué Carole Dupuis, du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec.

Des systèmes de détection de la présence d’hydrocarbures dans l’eau devraient aussi être installés rapidement en amont de toutes les stations de traitement des eaux aux frais des pétrolières, d’après les environnementalistes.

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