Yves Provencher/Métro

MONTRÉAL – Des intervenants du domaine funéraire annoncent la création de l’Institut du patrimoine funéraire du Québec pour empêcher la détérioration des cimetières québécois.

Organisme à but non lucratif indépendant, l’Institut regroupera la Corporation des thanatologues du Québec, l’Association des détaillants de monuments du Québec et l’Association des cimetières chrétiens du Québec.

L’Institut aura comme objectifs de réaliser des projets de sauvegarde et de mise en valeur des cimetières, et de sensibiliser le public.

Le président de l’organisme, Yoland Tremblay, explique que l’état du patrimoine funéraire au Québec suscite des inquiétudes grandissantes. Il précise que, depuis plusieurs années, différents facteurs entraînent une désuétude des cimetières.

Tout d’abord, il rappelle que le déclin de la pratique religieuse au Québec a entraîné une diminution des budgets alloués à l’entretien des cimetières par les églises. Puis, l’évolution des méthodes de sépulture a aussi un impact dévastateur sur le patrimoine funéraire québécois. De plus en plus de Québécois choisissent l’incinération aux dépens de l’inhumation traditionnelle. De nos jours, sur les 62 000 personnes qui décèdent par année au Québec, seulement le tiers est inhumé dans les cimetières. Cette tendance, selon M. Tremblay, met en péril la survie du patrimoine funéraire québécois.

Dans l’ensemble du Québec, plus de 2000 cimetières seraient sérieusement menacés par ces facteurs.

Yoland Tremblay signale que les cimetières de la province regorgent de parcelles d’histoire et de richesses artistiques et architecturales d’une valeur inestimable, qu’il faut protéger.

L’Institut sollicitera des dons de la population et souhaite que le gouvernement du Québec s’implique éventuellement sur le plan financier.

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