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EDMONTON – La fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux affirme que de nouvelles règles proposées pour les fermes pourraient accélérer l’interdiction des petites cages pour les poules pondeuses.

En février dernier, le groupe Les Producteurs d’oeufs du Canada a annoncé que ces cages seraient abandonnées graduellement d’ici 2036.

La Fédération dit qu’une nouvelle ébauche d’un code de pratiques publié par le Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage énonce une date limite pour 2031, en plus d’interdire la construction de ces petites cages dès l’an prochain.

Il est indiqué dans cette ébauche que l’on s’attend à ce que la moitié des poules pondeuses soient hors de ce type de cages d’ici huit ans.

Barb Cartwright, présidente-directrice générale de la fédération, dit que ces cages sont cruelles.

Elle explique que les poules sont entassées dans de minuscules espaces et ne peuvent bouger leurs ailes ni se promener.

«C’est une vie misérable», a-t-elle dit jeudi.

L’ébauche inclut aussi des normes pour la production d’oeufs de poules en liberté, pour s’assurer que les poules ont de bonnes conditions de vie, incluant une place pour pondre, de l’espace pour bouger et du fourrage comme nourriture.

Le site internet du Conseil souligne que les gens ont 60 jours pour commenter l’ébauche, qui pourrait être révisée avant que le nouveau code ne soit publié.

Le groupe Les Producteurs d’oeufs du Canada, qui représente 1000 fermes productrices d’oeufs au pays, affirme être en train d’analyser le code et qu’il fera des soumissions au conseil.

Peter Clarke, le président du groupe, fait valoir que les producteurs veulent offrir aux consommateurs les oeufs qu’ils souhaitent, mais qu’il faut du temps pour effectuer la transition.

Les changements proposés ne vont cependant pas assez loin, selon la Humane Society International/Canada, qui voudrait que l’industrie n’utilise plus du tout de cages.

Sayara Thurston, porte-parole pour la société, explique que le code proposé permettrait des cages qui sont moins du double de la taille de la norme actuelle.
Elle ajoute que les producteurs n’ont qu’à regarder le nombre d’épiceries et de chaînes de restaurants qui se sont engagées à acheter des oeufs de poules en liberté. C’est le cas de Loblaw, Métro, Sobeys et Wal-Mart Canada, parmi d’autres qui ont dit qu’elles planifient acheter des oeufs de poules en liberté d’ici 2025. Du côté des restaurants, Tim Hortons, A&W, McDonalds et Subway veulent de tels oeufs.

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