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	<title>Journal Métro &#187; Natalia Wysocka</title>
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		<title>Soirée entre chums chez Adamus</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 03:35:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il règne toujours dans les shows de Bernard Adamus une ambiance particulière et particulièrement sympa. Une ambiance de pas-de-stress, de fête d’amis, de famille, de franche camaraderie. Mardi soir aux Francos, dans un Métropolis bien rempli, le climat concordait à la tradition. Fidèles enjoués, paroles chantées, verres levés&#8230; Accompagné d’un quatuor de cuivres, Adamus a lancé la soirée avec un Y fait chaud de circonstance. Il n’a d’ailleurs pas fallu bien longtemps (deux tounes, à peine) avant que les premiers adeptes du surf de foule, ou du crowd surfing, se manifestent. </p>
<p>Puis, histoire de rendre l’ambiance encore plus plaisante, l’hôte de la soirée a invité ses copains à le rejoindre sur scène, en commençant par «Moussette! Moussette! Moussette!», soit le Nicolas du même nom et d’Avec pas d’casque. En compagnie de Stéphane Lafleur, les garçons ont livré une énergique La journée qui s’en vient est flambant neuve, suivie de Nouveaux paysages. Au moment de mettre sous presse, Fred Fortin avait fait son tour pour rocker la Vénus de Gros Mené.</p>
<p>NB. : En ouverture de soirée, Keith Kouna a offert une solide prestation, profitant pleinement de son «45 minutes», faisant chanter «les pouliiiiches, les pouliiiiches» et concluant sur un plus vieux morceau, faisant du même coup la joie de moult spectateurs, qui ont entonné en chœur avec lui cette finale si poétique voulant que «dans l’Labrador, c’est frette en crisse, mais au moins, tu vois pas d’polices». </p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/330469/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/330469/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=330469&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Bernard Adamus</media:title>
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		<title>Cargo Culte: Ni prémédité ni censuré</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 03:29:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[FrancoFolies]]></category>

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		<description><![CDATA[Les gars de Cargo Culte balanceront demain leur rap rock violemment rafraîchissant au public des Francos. Pour l’occasion, Alex McMahon , Seba et J-F Lemieux reviennent sur la naissance de leur trio. Un trio né du désir de faire du &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/328584/cargo-culte-ni-premedite-ni-censure/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=328584&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les gars de Cargo Culte balanceront demain leur rap rock violemment rafraîchissant au public des Francos. Pour l’occasion, Alex McMahon , Seba et J-F Lemieux reviennent sur la naissance de leur trio. Un trio né du désir de faire du hip-hop honnête, agressif, sans préméditation ni censure.</p>
<p>«On s’est réunis, le courant est passé, le feu a pogné, et on ne s’est pas posé beaucoup de questions.»</p>
<p>Depuis la sortie, en avril dernier, de leur premier album, Les temps modernes, les gars de Cargo Culte se sont souvent fait dire que ce disque, «le Québec l’attendait». «Plusieurs personnes nous ont confié qu’elles avaient hâte d’entendre du son comme le nôtre ici», dit Éric Brousseau, alias Seba.</p>
<p>Le parolier et rappeur qu’on a connu pour son travail au sein de Gatineau concède d’ailleurs que oui, peut-être, en effet, ça manquait un peu. «Ces dernières années, on a entendu beaucoup de rap plus électronique. Mais du rap avec un son rock? Et grunge? Pas tant.»</p>
<p>Reste que, comme le rappelle J-F Lemieux, qui officie à la basse et à la programmation, l’idée, en créant l’album, était d’abord et avant tout de faire «quelque chose de punché. Quelque chose d’honnête.»</p>
<p>«Quelque chose de violent!» ajoute Seba.</p>
<p>«Violent, oui, mais dans la lumière», relativise son comparse.</p>
<p>Lorsqu’il a joint ses forces à celles de J-F (qui a notamment joué aux côtés de Daniel Bélanger et de Jean Leloup) et à celles du batteur, claviériste et programmateur Alex McMahon (un des membres fondateurs de Plaster), Seba avait déjà une idée derrière la tête. Il imaginait trois types «dans une espèce de petite cabane, avec des chemises de chasse et des barbes longues». «Je voyais quelque chose de masculin. D’agressif. Trois gars dans une pièce qui sent la transpiration. Trois gars qui composent un disque quasiment en une journée. Et qui font du rap de bûcheron.»</p>
<p>Outre les barbes et les chemises à carreaux, il voyait, ou entendait plutôt, des «gros drums sales» façon Beastie Boys. «Lorsqu’on écoute des chansons comme So What’cha Want ou Pass the Mic, de l’album Check Your Head, on remarque à quel point les batteries sont lourdes. Je rêvais depuis longtemps d’en avoir des semblables pour appuyer le rap que je fais.»</p>
<p>Cet amour inconditionnel des Beastie Boys est d’ailleurs une des choses qui ont réuni les trois musiciens. «Moi, c’est mon groupe préféré à vie», dit le rappeur. «Moi aussi!» ajoute J-F. «OK, moi aussi d’abord!» renchérit Alex.</p>
<p>Plus sérieusement, le parolier rappelle que ses comparses et lui ont grandi avec le trio du regretté MCA. «On est vraiment tombés dans la marmite quand on était jeunes.» Dans cette marmite, plusieurs autres sons se sont mêlés. Notamment ceux de Rage, d’Eminem&#8230;. «C’est le rap qui est entré dans nos oreilles&#8230; et qui est resté là!» dit McMahon.</p>
<p><strong>«Sois vrai!»</strong><br />
Dans Cargo Culte, Seba continue d’employer des références au septième art. Sur ces Temps modernes comme ceux de Chaplin, on entend notamment passer les noms de De Niro, Taxi Driver et There Will Be Blood. Rappelant qu’il s’occupait autrefois d’un club vidéo de répertoire, il explique, sourire en coin, que le rap est pour lui «un moyen détourné d’arriver à faire du théâtre pis du cinéma». «Oh! Comme dans le faux documentaire sur l’acteur qui devient chanteur de hip-hop!» remarque Alex. «Oui! C’est malaisant, ce film-là! Comment ça s’appelle déjà? I’m Not There?» I’m Still Here.</p>
<p>Bref, dit-il. «Souvent, quand j’écris, je suis en train d’écouter – ou de penser à – un film. En fait, je pense EN film. En images. Ceux qui ferment les yeux pour écouter ce que je dis peuvent vraiment voir des choses.»</p>
<p>Sur ses nouvelles paroles qui mettent tour à tour en scène un type soumis, un pays meurtri et une dépendance aux téléséries, Seba dit avoir laissé «plus de place à la première personne, au je». Mais s’est-il révélé davantage pour autant? «Me révéler? Je ne sais pas. Je crois que j’ai simplement laissé&#8230;» «&#8230; t’as simplement laissé tes costumes dans le garde-robe, complète Alex. Les personnages sont derrière toi. On t’a amené à sortir un peu de tes tics. J-F et moi, on t’a dit : sois vrai! Sois real! Sois wack!»</p>
<p>«Je me suis laissé guider par les membres du groupe, approuve-t-il. Tout s’est fait d’un commun accord.»</p>
<p>Comme l’idée de dénoncer la corruption sur Les temps modernes, pièce-titre dans laquelle Seba regrette que «c’est ça l’Québec moderne» : «un pays où les crapules sans scrupule pullulent / Où les copains d’la corruption, s’accouplent, copulent». Une vision partagée par les trois membres du groupe? Une vision partagée par tous les Québécois, plutôt. «On avait peur que la toune ne soit plus d’actualité une fois l’album sorti. Heureusement, ou malheureusement, elle l’est toujours. Et je crois qu’on pourra encore la jouer pendant les 10 prochaines années, parce que ça ne va pas changer. Quand tu regardes ce qui se passe à Laval, à Montréal&#8230; C’est trop déprimant.»</p>
<p>Ce qui les déprime drôlement moins? Leur passage aux Francos, demain, en ouverture de leurs amis «de la même famille hip-hop», Loco Locass. Prévision? «Ça va être cool. Vraiment cool.»</p>
<h2>Votre album franco le plus marquant?</h2>
<p><strong>Le dôme, de Jean Leloup</strong><br />
J-F : «C’est sûr que Le dôme, de Leloup, ça reste dans mon sommet. Quatre saisons dans le désordre de Bélanger aussi.»</p>
<p><strong>Manifestif, de Loco Locass</strong><br />
Seba : «J’ai mangé une claque quand j’ai entendu ça. C’était comme si on m’avait mis la tête dans une laveuse. Il y avait tellement de mots, de sons&#8230; J’ai capoté.»</p>
<p><strong>Jimmy Hunt, de Jimmy Hunt</strong><br />
Alex : «C’est incroyable, cet album, on dirait que c’est un greatest hits tellement toutes les tounes sont bonnes.»</p>
<p><strong>***<br />
Cargo Culte</strong><br />
<strong>Votre meilleur souvenir des Francos?</strong><br />
Alex : «Mon meilleur souvenir du festival, c’était un show au Shag. Pierre Lapointe était DJ. J’étais là avec&#8230; je pense que c’était Yann Perreau – pour nommer une célébrité des Francos – et je dansais en chest. En chest au Shag. C’était bien!»</p>
<p>J-F : «C’était à l’époque de l’album Nous et je devais jouer le soir, au Métropolis, avec Bélanger. Je me souviens que j’avais passé toute la journée au spa&#8230; et que je n’aurais pas dû. J’ai eu chaud. J’étais vraiment mou après.»</p>
<p>Seba : «Moi, c’est quand Bernard Adamus m’a invité à chanter avec lui [en 2011]. Je pense que c’était la foule record des Francos! Quand j’ai dit : ‘‘OK, pitche ta main dans les airs!’’ je ne sais pas combien de milliers de personnes m’ont écouté. C’était comme une vague. J’avais quasiment mal au cœur. Tout l’horizon bougeait. C’était hallucinant!»</p>
<p><a href="http://cargocultemusique.com" target="_blank"><strong>Cargo Culte</strong></a><br />
En ouverture de Loco Locass<br />
Au Club Soda<br />
Samedi à 19 h<br />
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<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/328584/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/328584/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=328584&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Groupe Cargo Culte, in Montreal on June 7, 2013. trio hip hop hip-hop</media:title>
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		<item>
		<title>Jesse Hazelip: créer pour faire changer les choses</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 03:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Artiste et activiste, Jesse Hazelip préfère créer plutôt que rester les bras croisés. Dans sa nouvelle expo, Butcher’s Hook, présentée à la galerie Yves Laroche jusqu’au 26 juin, l’artiste new-yorkais s’attaque au milieu carcéral. «Les États-Unis ont le plus haut &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/326858/jesse-hazelip-creer-pour-faire-changer-les-choses/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=326858&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Artiste et activiste, Jesse Hazelip préfère créer plutôt que rester les bras croisés. Dans sa nouvelle expo, Butcher’s Hook, présentée à la galerie Yves Laroche jusqu’au 26 juin, l’artiste new-yorkais s’attaque au milieu carcéral. «Les États-Unis ont le plus haut taux d’emprisonnement sur la planète, se désole-t-il. Nous sommes supposément un pays libre, qui se targue d’être un exemple, mais nous traitons nos pauvres comme des esclaves.»</p>
<p>En marchant dans le Mile-End, qu’il visite véritablement pour la toute première fois, Jesse Hazelip a un sourire grand comme ça. Il s’étonne autant qu’il se réjouit de ces graffitis qui tapissent le quartier. «C’est génial! Il y en a partout! Autant qu’à Brooklyn!» Une fois assis dans un café, toutefois, il se fait plus grave. «Faire de l’art, c’est la seule façon que j’ai trouvée pour fonctionner normalement en société. Dans mon cœur, je suis un militant. Les problématiques sociales et politiques que j’aborde m’affectent foncièrement. Mais elles affectent aussi tout le monde. Par conséquent, je veux <em>vraiment</em> parler à tout le monde.»</p>
<p>Né dans une petite ville du Colorado, Jesse a été confronté très tôt aux inégalités qui divisent son pays. «J’ai vu le racisme de près. D’une façon dont la plupart des Blancs ne le voient habituellement pas, se souvient-il. Mon petit frère, qui est Noir, a été adopté. J’ai eu beaucoup de chance de l’avoir dans ma vie, mais il a vécu des moments absolument horribles&#8230; Tous les jours, il a lutté, il a souffert, il s’est fait traiter de tous les noms. J’ai non seulement passé mon temps à péter la gueule à ses agresseurs, mais j’ai également vu à quel point le racisme pouvait affecter un petit garçon. Mon bébé frère. Cette époque m’a profondément marqué et a influencé la façon dont j’interagis avec le monde.»</p>
<p>Cette façon suppose de dénoncer les injustices qui minent son pays. D’essayer de faire en sorte que les choses changent, même s’il estime que ça va de mal en pis. «Je ne peux pas rester aux États-Unis sans agir. Soit je me bats, soit je me barre. Mais je ne veux pas quitter mon pays. Je l’aime. Reste que je trouve ça dur. La plupart des Américains sont complètement désillusionnés et croient tout ce qu’on leur raconte dans les médias et ailleurs sans rien remettre en question. C’est ce qui rend mon travail d’autant plus important pour moi. Je veux briser ces illusions.»</p>
<p>Il le dit sans détour : ses œuvres émanent d’un sentiment de colère. Une colère qu’il parvient à canaliser grâce à son travail. S’il n’avait pas eu ce travail, ajoute-t-il, «j’aurais peut-être mal tourné». Sa vie a pris un tournant positif, lorsque, ado, dans un train en direction de L.A., il a vu les graffitis qui recouvraient les murs. Issu d’une bourgade où l’art était un «concept obscur», il a eu une révélation.</p>
<p>Il a également eu une révélation en lisant George Orwell, qu’il a depuis lu et relu, et relu encore. Inspiré par ces écrits, l’artiste trentenaire s’est mis à employer des animaux dans ses créations. Un procédé, dit-il, qui lui permet «de s’adresser au plus grand nombre de personnes possible». Il y a par exemple ces buffles énormes avec des bombes en guise de museaux. Ou ces grands hérons avec des mitrailleuses en guise de becs. Une critique directe de l’intervention de l’armée américaine en Afghanistan et en Irak. Ces derniers temps, toutefois, Jesse affectionne les loups et les taureaux. «Une métaphore de ces prisonniers, traités comme du bétail.»</p>
<p>Puisqu’il aime s’adresser à tous, il lui arrive d’afficher ses œuvres sur les murs des villes. «On ne va pas se leurrer : la plupart des gens ne vont pas rentrer dans une galerie pour voir mon travail!» Une fois, alors qu’il posait un de ses animaux à tête d’arme sur une bâtisse, un policier, voulant l’intercepter, s’est arrêté un instant. S’est mis à observer son œuvre. Et, pour finir, l’a complimenté pour son boulot. «C’était complètement surréaliste! C’est la première fois qu’un agent m’arrêtait pour autre chose que&#8230; pour m’arrêter. Je me suis dit : OK, donc, étrangement, ça marche.»</p>
<p>Toujours porté par ce désir «d’engager le plus vaste dialogue possible», Jesse s’est attelé à la tâche de créer sa nouvelle série, présentée à Montréal, conjointement avec le travail de l’artiste torontois Jon Todd. Parmi les nouvelles créations signées Hazelip, on trouve des crânes de taureaux gravés de symboles qui évoquent «certains des tatouages les plus courants chez les prisonniers». «Au départ, je me concentrais sur mes dessins. Puis, j’ai commencé à réfléchir à quel point ces problématiques marquent les individus jusqu’au plus profond d’eux-mêmes, de leur âme. Jusqu’aux os.»</p>
<p><strong>L’allégorie des insignes</strong><br />
«Rien n’est laissé au hasard», affirme Jesse Hazelip au sujet de son travail. L’artiste, qui porte une attention presque obsessionnelle aux détails, nous révèle ce qui se cache derrière certains de ses symboles récurrents.</p>
<p>«Chaque référence, chaque coup de crayon, chaque tatouage, chaque élément est représentatif de quelque chose. Rien n’est simplement décoratif. Je fais des recherches interminables avant de créer», confie Jesse Hazelip.</p>
<p>Dans sa nouvelle série critiquant l’univers carcéral américain, on trouve ainsi beaucoup de tatouages. Des représentations de Jésus, par exemple. Ou des diamants «parce qu’on ne laisse pas ces individus briller à leur plein potentiel», explique-t-il. Il y a aussi beaucoup de toiles d’araignée, qui évoquent le sentiment d’être «pris au piège». Et puis des inscriptions. «Je suis en amour avec la typographie, dit-il. J’emploie beaucoup de références. Des noms de mes amis, coincés derrière les barreaux, ou des noms de pénitenciers. Comme Twin Rivers Unit. Ou encore Love Lock, que j’adore. Il y a certains noms qui sont vraiment bien trouvés. Profonds. Mais ce qu’ils représentent est vraiment sinistre.»</p>
<p>«Les êtres humains sont généralement des produits de leur environnement, enchaîne-t-il. La plupart des jeunes qui joignent des gangs le font parce qu’ils n’ont pas de famille et qu’ils s’en cherchent une. Même chose pour la drogue. Aux États-Unis, on a énormément de problèmes, de pauvreté, de tristesse. Et je pense que, lorsqu’on juge ces gens, on doit prendre leur éducation en considération. Je crois foncièrement qu’il y a une bonne personne dans chacun de nous.»</p>
<p><strong>Butcher’s Hook</strong><br />
<strong> <a href="http://jessehazelip.com/" target="_blank">Jesse Hazelip</a> et Jon Todd</strong><br />
<strong> Yves Laroche Galerie d’Art</strong><br />
<strong> Jusqu’au 26 juin</strong></p>
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		<title>Chrystine Brouillet: la formule Graham</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 02:37:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les ans, il y a des événements qu’on célèbre. Noël en décembre, la fête des amoureux en février et l’arrivée du nouveau Maud Graham en juin. Lorsqu’on avait laissé Maud Graham, elle venait d’élucider le meurtre de Bernard Saucier, &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/326039/chrystine-brouillet-la-formule-graham/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=326039&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les ans, il y a des événements qu’on célèbre. Noël en décembre, la fête des amoureux en février et l’arrivée du nouveau Maud Graham en juin.</p>
<p>Lorsqu’on avait laissé Maud Graham, elle venait d’élucider le meurtre de Bernard Saucier, cet homme d’affaires honni de tous qui avait des tonnes d’ennemis. Mais La chasse est ouverte est terminée et, dans ces Saccages, la détective est confrontée à l’assassinat de Jean-Louis Carmichaël. Un monsieur respecté de tous, bien vu, tranquille. Vous savez, ce voisin dont tout le monde dit qu’«il était toujours tellement gentil et tellement poli, on n’aurait jamais cru ça de lui»? «J’ai beaucoup lu sur le sujet des victimes d’abus sexuels, souligne Chrystine Brouillet, une auteure pour qui la recherche occupe toujours une place aussi primordiale dans le processus d’écriture. Et on sait, bien sûr, que dans les cas de pédophilie, le coupable est souvent un entraîneur, un parent, un oncle&#8230; Quelqu’un que personne n’aurait jamais pensé capable d’accomplir de tels actes.»</p>
<p>Mais Maud Graham a malheureusement l’habitude de telles situations et voit au-delà des apparences. Les années passent, mais son regard demeure toujours aussi aiguisé. Désormais âgée de 50 ans, l’héroïne, mais surtout l’«amie» de Chrystine Brouillet, trouve que vieillir peut parfois être difficile. Mais le temps qui file lui réserve aussi des choses agréables. Par exemple, elle qui était déjà fin gourmet devient meilleure en cuisine – oui, les recettes «toutes testées» par l’auteure sont toujours au rendez-vous! Plusieurs choses sont positives, malgré le décor très sombre dans lequel se déroule l’enquête : Maxime va bien, Tiffany rencontre «peut-être, on verra» quelqu’un&#8230; «J’avais envie que les choses se placent pour eux», dit affectueusement leur créatrice.</p>
<p>Outre la victime, une nouvelle venue se pointe dans ce groupe de personnages que les fidèles en sont venus à connaître et à aimer au point d’espérer leur retour dès les premières lueurs de l’été. Il s’agit de la jeune Rebecca Delage. Mystérieuse, traînant un sombre passé, un peu Lisbeth Salander sur les côtés. «Maud, Alain, Joubert&#8230; je les connais bien maintenant. Je peux donc m’amuser à ajouter de nouveaux personnages. Rebecca, c’est quelqu’un que j’ai vraiment aimé écrire. Je la vois revenir dans de futurs romans, offrir des conseils à Maud&#8230;»</p>
<p>Car Rebecca appartient à l’univers de la musique. Un univers que la détective connaît peu et pour lequel elle nourrit quelques préjugés. D’ailleurs, les Saccages du titre, c’est aussi le nom de la première chanson de la jeune artiste, qui obtiendra un succès en ondes.</p>
<p>Chrystine Brouillet qui, en termes de musique, «aime beaucoup Pat Metheny» (on trouve d’ailleurs un clin d’œil au guitariste américain au fil des pages), confie qu’elle non plus ne connaissait pas très bien ce milieu auparavant. Alors que Maud a notamment été initiée à cet univers par le biais de son fils adoptif, Maxime, qui aime courir les shows et y draguer sa nouvelle flamme, l’auteure a bénéficié de l’aide de deux artistes bien connus du grand public. «Bruno Pelletier et Antoine Gratton ont été d’une gentillesse et d’une aide infiniment précieuses, se souvient-elle. Ils ont été tellement généreux de leur temps!» Ces deux musiciens issus «de deux univers différents» lui ont tout expliqué du «fonctionnement des festivals, de la radio, des concours&#8230;» On trouve ainsi dans Saccages des allusions à l’état boiteux de l’industrie du disque, à Petite-Vallée, au Festival d’été de Québec&#8230; Et puis, à un show d’Antoine Gratton! Un hommage, tout comme la dédicace destinée à Bruno Pelletier? «Mais oui! Ça s’imposait!» résume dans un sourire la reine du polar québécois.</p>
<p>Sinon, dans son nouveau roman, l’écrivain aborde aussi le sujet de la fraternité. Il y a Maxime, qui reçoit une lettre de sa mère biologique, lui demandant de faire un geste «plutôt extrême», pour sa demi-sœur. Et puis Maud, qui aimerait tant nouer une relation plus solide avec sa sœur à elle. «Il y a aussi les liens de fraternité qu’on voudrait avoir, sans forcément qu’il y ait de liens du sang. Mais vous savez, lorsqu’on écrit, on parle de certains thèmes inconsciemment!»</p>
<p>Consciemment maintenant, on ne quitte jamais Graham sans se demander dans quel monde elle tombera l’an prochain. Alors? «Je vais explorer le milieu de la danse, confie l’auteure. Je suis déjà plongée dedans!»</p>
<p>Il y a des rendez-vous qu’on ne saurait manquer.</p>
<p><a href="http://journalmetrocom.files.wordpress.com/2013/06/art-chrystine-brouillet-couverture.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-326042" alt="Art Chrystine Brouillet COUVERTURE" src="http://journalmetrocom.files.wordpress.com/2013/06/art-chrystine-brouillet-couverture.jpg?w=101&#038;h=150" width="101" height="150" /></a><strong>Saccages<br />
Aux éditions de la Courte Échelle<br />
En librairie dès mardi</strong></p>
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		<title>Indémodables Stones</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 03:33:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Rolling Stones]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est juste du rock’n’roll? Non. Ce sont les Stones. Dimanche soir, tout juste avant 21 h, la vidéo hommage qui ouvre les spectacles de la tournée 50 and Counting a commencé à défiler. Sur les écrans du Centre Bell, Iggy &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/325346/indemodables-stones/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=325346&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est <em>juste</em> du rock’n’roll? Non. Ce sont les Stones.</p>
<p>Dimanche soir, tout juste avant 21 h, la vidéo hommage qui ouvre les spectacles de la tournée 50 and Counting a commencé à défiler. Sur les écrans du Centre Bell, Iggy Pop, Johnny Depp, Pat Carney des Black Keys et plusieurs autres nous ont expliqué pourquoi ils aiment tant le groupe et ont choisi avec lequel des Rolling Stones ils passeraient la nuit. Charlie Watts a obtenu plusieurs votes.</p>
<p>Puis, le noir s’est fait. Mais contrairement à ce qu’on avait vu lors du passage de la bande à Brooklyn en décembre dernier, les percussionnistes qui sortaient des quatre coins de la salle avant que les Britanniques eux-mêmes arrivent sur scène avaient été remplacés par des bruits de tambours pré-enregistrés. L’impact était visuellement moins frappant, mais l’ambiance était bonne. Puis on a vu le t-shirt rouge de Charlie apparaître dans le fond du décor, ih!, et les musiciens ont fait leur entrée. Sans plus attendre, Mick a agrippé le micro et engagé immédiatement le dialogue avec la foule : «Hey! Hey! You! You! Get off of my cloud!»</p>
<p>Généreux dans leur setlist (ce qui pouvait faire oublier, un peu, le prix astronomique des billets), Mick, Keith, Charlie et Ronnie n’ont pas lésiné sur les succès. On a ainsi eu droit au classique sixties Paint it Black, à l’incontournable Honky Tonk Woman et au tube de la période disco Emotional Rescue. «Uh-hoo, uh-hoo-hoo, uh-hoo-hoo-hoo&#8230;»</p>
<p>On le sait, à chaque concert de cette tournée, les Stones invitent un artiste connu à les accompagner pour une chanson. À New York, on a vu Mary J. Blige, mais il y a aussi eu Lady Gaga et tout récemment à Toronto, Carrie Underwood. Les résultats sont, disons, «variés».</p>
<p>À Montréal, les spectateurs ont eu beaucoup de chance, puisque c’est Win Butler qui a été invité à joindre la bande. Dans un chic complet blanc et de très rock bottes noires, le frontman d’Arcade Fire a fait son entrée en scène pour The Last Time. Après un moment, il s’est débarrassé de sa guitare pour se consacrer exclusivement au micro. Un micro qu’il a d’ailleurs comiquement jeté dans la foule à la fin du morceau avant de donner des accolades à Ronnie et à Keith aux côtés desquels il avait l’air d’un géant.</p>
<p>Autre coup de chance pour les spectateurs de la métropole : la chanson choisie après plébiscite qui change théoriquement à chaque show s’est avérée être Dead Flowers, la bombe tirée de Sticky Fingers. Bon choix, foule!</p>
<p>Mick, qui a revêtu et s’est délesté de multiples vestons au cours de la soirée, semblait franchement dans une forme olympique (ce qui, dans son cas, est plutôt normal). Il nous a parlé Céline, poutine&#8230; et français. «Vous êtes tous belles et beaux», nous a assuré l’icône du style qui fêtera sous peu ses sept décennies.</p>
<p>Applaudi comme un dieu lors de la présentation de chacun des membres, Keef a également signalé son plaisir d’être là. Souriant de son petit rictus démoniaque en coin, le guitariste nous a lancé : «Ça fait du bien d’être de retour! Ça faisait longtemps!» Puis, prenant le micro, il a confié qu’il en chanterait «une coupelle pour nous», avant d’interpréter You Got the Silver et la classique Happy.</p>
<p>Aux côtés des quatre complices, on trouvait des «suspects habituels», comme on dit. Notamment Bobby Keys, qui s’est donné de toute son âme sur Miss You. Sans oublier la choriste extraordinaire Lisa Fischer, qui s’est illustrée sur Gimme Shelter.</p>
<p>Et, et, et, surtout, les amoureux «des années Mick Taylor» ont eu droit à une belle surprise et à de fabuleuses passes de guit sur Midnight Rambler. Une chanson pendant laquelle Taylor, le guitariste qui avait remplacé Brian Jones et passé des années marquantes au sein de la formation (notamment pour le mythique Exile) est venu joindre les rockeurs sur scène. Un magnifique moment.</p>
<p>«Vous étiez fantastiques, Montréal! Peut-être même meilleurs que Toronto!» a assuré Jagger en français avant de nous balancer Start Me Up. Chanson après laquelle il a remercié les Québécois «pour leurs 48 ans de fidélité», le «meilleur groupe de l’histoire du rock» ayant offert son premier concert dans la métropole il y a tant d’années.</p>
<p>Au moment de mettre sous presse, les comparses avaient bouclé une excellente Tumbling Dice.</p>
<p>C’est juste du rock’n’roll, peut-être, mais qu’est-ce que c’était bon.</p>
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		<title>En photos: quand rien n’est laissé à l’imagination, ou une soirée signée Ke$ha</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 03:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ke$ha]]></category>

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		<description><![CDATA[Ke$ha est vraiment dans une classe à part. Quoique, l’utilisation des mots «classe» et «Ke$ha» dans la même phrase puisse sembler quelque peu étrange&#8230; Tandis que plusieurs pop star s’évertuent à se montrer vertueuses, justement, la chanteuse de L.A. n’hésite &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/322495/en-photos-quand-rien-nest-laisse-a-limagination-ou-une-soiree-signee-kesha/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=322495&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ke$ha est vraiment dans une classe à part. Quoique, l’utilisation des mots «classe» et «Ke$ha» dans la même phrase puisse sembler quelque peu étrange&#8230; Tandis que plusieurs pop star s’évertuent à se montrer vertueuses, justement, la chanteuse de L.A. n’hésite pas à utiliser plein de jolis jurons, à se rincer la bouche avec des bouteilles de whisky et à clamer son désir de s’envoyer en l’air avec Pierre, Jean, Jack (Daniel’s).</p>
<p>Mais c’est aussi cette franchise et son attitude «donnez-moi-du-fort-et-des-hommes&#8230; MAINTENANT!!!!» qui la font ressortir du lot. La jeune femme l’a prouvé une fois de plus mardi soir au Centre Bell, où elle se produisait en ouverture du roi des clubs, Pitbull. Avec un sens de la formule, ma foi, très fin, <a href="http://www.keshasparty.com/ca" target="_blank">Ke$h</a>a a invité les spectateurs à&#8230; se détendre. «Étrangement, en ma présence, les gens se retrouvent toujours cul nu. Alors&#8230; ne vous gênez surtout pas pour moi!»</p>
<p>Miss TiK ToK, en tout cas, ne s’est pas gênée pour faire jaillir des étincelles de son entrejambe et pour mimer des actes jugés «cancérigènes» par <a href="http://journalmetro.com/culture/321507/cunnilingus-et-cancer-michael-douglas-mal-cite/">Michael Douglas</a>, accompagnée dans cette entreprise par des mascottes d’animaux dépravées. Certains diront: «Bah, c’est vulgaire tout ça!», mais il reste qu’on peut se demander où, sauf peut-être dans un show de Mötley Crüe, la vedette du soir pourrait conclure sa prestation par les mots: «Bonne nuit, Montréal! J’espère que vous allez tous baiser ce soir!»? Une classe à part, qu’on vous disait.</p>
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<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/322495/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/322495/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=322495&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Joe Becker expose son univers</title>
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		<comments>http://journalmetro.com/culture/321890/joe-becker-expose-son-univers/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 03:36:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès mercredi, le peintre Joe Becker présente sa plus grande exposition à vie au Centre Phi. Soixante-neuf œuvres où l’on retrouve des créatures étonnantes&#8230; et reconnaît quelques visages célèbres. Joe Becker aime faire voyager ses personnages de toile en toile. &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/321890/joe-becker-expose-son-univers/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321890&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dès mercredi, le peintre Joe Becker présente sa plus grande exposition à vie au Centre Phi. Soixante-neuf œuvres où l’on retrouve des créatures étonnantes&#8230; et reconnaît quelques visages célèbres.</p>
<p>Joe Becker aime faire voyager ses personnages de toile en toile. Comme cette grande bestiole bleue que vous voyez à droite et qui célèbre ici un anniversaire. Une bestiole que Joe a utilisée plusieurs fois, dans plusieurs œuvres, avant de la représenter en train de se faire&#8230; dévorer par des rats.</p>
<p>Dans son travail, l’artiste ontarien résidant à Montréal représente aussi des personnalités connues. Comme Justin Bieber, dont il a peint un portrait, surmonté de l’inscription «Bieber Fever!». Ou encore Michael Jackson, qu’il a souvent placé dans des postures peu avouables. «Si on veut faire de la peinture populiste, le meilleur moyen d’y arriver, c’est d’utiliser des figures que tout le monde connaît déjà, explique l’artiste en nous faisant faire le tour de sa future expo. J’utilise souvent des personnages plus ambigus, imaginaires, mais lorsque je mets en scène des individus célèbres, j’obtiens un impact immédiat.»</p>
<p>Celui qui avoue consommer «beaucoup de télé un peu trash» a également peint Oprah Winfrey dans une position assez inaccoutumée, à savoir accroupie, en train de&#8230; déféquer. «On voit toujours Oprah très bien mise, guindée. Je trouvais ça drôle de la représenter dans une situation&#8230; différente. Mais cette toile-là, elle reste chez moi. Dans ma collection personnelle. Je ne pense pas qu’elle plairait à beaucoup de gens!»</p>
<blockquote>«Je l’avoue, je suis à fond dans la monoculture pop américaine.» – Joe Becker, artiste-peintre</blockquote>
<p>Néanmoins, nous rassure Becker, on pourra voir l’animatrice dans l’expo. Ah oui? «Ouais! Dans la toile où je l’ai peinte en train de se faire conduire en enfer!»</p>
<p>Les limbes sont d’ailleurs très présents dans l’œuvre de l’artiste, qui fait présentement sa maîtrise en arts à Concordia. À ce sujet, il dit avoir été inspiré par des périples muséaux en Europe. «Je me suis retrouvé devant les tableaux de David Teniers représentant la tentation de saint Antoine. Je suis tombé en amour. Tous ces petits démons, toutes ces goules&#8230; ça m’a complètement soufflé. Quand je suis rentré au pays, j’avais uniquement envie de peindre ça.» C’est pourquoi, à son retour, il a créé une toile en hommage au peintre flamand. «J’ai revisité The Rich Man Being Led to Hell de Teniers Le Jeune en y incorporant mes personnages récurrents à moi. Et pour mieux faire sentir qu’on est en enfer, j’ai ajouté des pentagrammes et des inscriptions comme ‘’Whitney Houston était ici.’’»</p>
<p>Choquant l’humour de Joe Becker? «C’est ma façon de communiquer», répond-il en souriant. Et est-ce qu’il arrive à communiquer facilement avec tout le monde? «Non! Pas du tout! s’esclaffe-t-il. Il y a plein de gens qui ne comprennent pas du tout mon sens de l’humour! Et c’est ce qui rend les choses d’autant plus intéressantes pour moi!»</p>
<p>Il remarque ensuite que ce qu’il aime dans son art, c’est «qu’il peut créer son petit monde à lui, avec ses personnages à lui». Des personnages qu’il peut placer où bon lui semble. «Et lorsque je suis tanné, complète-t-il, je peux tout simplement les abandonner et en utiliser d’autres.» Ou les envoyer en enfer? «Absolument!»</p>
<p><strong>Le 5 avril 1994, quelques secondes après </strong><br />
Kurt, «tout simplement Kurt», est la toile que Joe Becker a signée et qu’il préfère. «Peindre une œuvre circulaire, c’est extrêmement difficile, confie-t-il. Mais j’ai toujours rêvé de le faire! Pour celle-ci, je me suis inspiré des œuvres de Hans Holbein, qui a réalisé des portraits magnifiques, immaculés.»</p>
<p>«J’ai souvent des images qui me viennent en tête, enchaîne-t-il. Des idées qui me tournent dans l’esprit. Avec Kurt, j’avais envie de le montrer quelques secondes seulement après son suicide. De quoi aurait-il l’air? me suis-je demandé.» Cette peinture circulaire n’est d’ailleurs pas la seule où Becker ait représenté le regretté leader de Nirvana, un groupe qu’il «adorait lorsqu’il était ado». Le chanteur grunge se pointe dans plusieurs toiles de l’artiste. Notamment dans celle où on le voit apparaître sous les mots : «Courtney did it!» – C’est Courtney qui l’a fait. «J’avoue, je suis fasciné par toutes ces conneries de théories du complot, explique Becker. J’ai même lu un livre de Ian Halperin sur le sujet dernièrement. Il y a vraiment une partie de moi qui croit qu’il a été assassiné, tout comme je crois que Paul McCartney est mort en 1966. Ces histoires me captivent&#8230;»</p>
<p><strong><a href="http://joebeckerpaintings.blogspot.ca/" target="_blank">Joe Becker</a></strong></p>
<p><strong>**********</strong></p>
<h2><img class="size-full wp-image-322046 alignleft" alt="art-renata-credit-phi-create-george-fok_c100" src="http://journalmetrocom.files.wordpress.com/2013/06/art-renata-credit-phi-create-george-fok_c1001.jpg?w=200&#038;h=200" width="200" height="200" />Huit jours l’esprit léger avec Renata</h2>
<p>Commissaire invitée du Centre Phi dès demain, Renata Morales présente sa Semaine de 8 jours faite de mode, de musique et d’arts visuels.</p>
<p><strong>Être commissaire invitée, ça vient avec un grand sentiment de liberté?</strong><br />
En fait, ça vient avec un sentiment de ne pas vraiment comprendre et de se demander «Pourquoi moi?!» (Rires) Je travaille avec l’équipe créative du Centre Phi et je les adore, mais quand le comité m’a choisie, je leur ai demandé: «Êtes-vous sûrs?» Je prends ça très à coeur, très au sérieux. Je suis fan de cette bâtisse qui offre tant de possibilités!</p>
<p><strong>Vous avez invité Joe Becker à participer à votre semaine. Un coup de coeur?</strong><br />
C’est l’histoire de ma vie! Vous savez, des fois, quand on rencontre quelqu’un et qu’on sait que, si on ne saisit pas la chance, on va manquer quelque chose d’important? Eh bien, il y a plein de gens avec lesquels ça m’est arrivé: Grimes, Ty Segall, The Oh Sees&#8230; du monde à L.A., du monde à Montréal. Pour ce qui est de Joe, j’ai vu une toile, une seule! C’était une photo dans un iPhone, comme ça. Et j’ai tout de suite voulu le rencontrer! Il peint 80 heures par semaine, c’est un gars super cool, discipliné. J’admire les gens qui sont complètement définis par ce qu’ils font, qui ont la chance de le faire et qui l’apprécient.</p>
<p><strong>On connaît votre amour pour la musique, des plus éclectiques, qui est bien reflété dans votre programmation nocturne!</strong><br />
Oui, chaque soir, il y aura des artistes vraiment super! Comme Jef Barbara, qui est une force de la nature! Mais en fait, ce sont tous des forces de la nature! (Rires) Il y a des artistes comme Slim Twig et U.S. Girls qui ne sont pas accessibles à tout le monde, mais qui sont des musiciens avec énormément de mérite!</p>
<p><strong>Vous leur avez donné un «mot d’ordre» à suivre?</strong><br />
La seule chose que je leur ai dite, c’est: «Il faut que vous vous éclatiez, à la fois dans les vêtements et dans les chansons que vous allez chanter! Vous ne pouvez pas être fatigués parce que vous êtes en tournée. Il faut que ce soit une fête chaque soir!»</p>
<p><strong>Et avez-vous une consigne pour les visiteurs?</strong><br />
Il faut qu’on soit dans un esprit léger, même si la musique est forte! Il n’y a pas d’horaire à suivre : si ça te tente de rester, tu restes, si tu veux acheter quelque chose, tu achètes. Tu peux aussi prendre un verre, faire des photos&#8230; Phoebe [Greenberg, fondatrice du Centre Phi] s’est arrangée pour qu’il y ait de la bière à une piasse, donc même si les gens doivent payer 15 $ pour un billet, ils auront droit à un bar démocratique! N.W.</p>
<p><strong><a href="http://joebeckerpaintings.blogspot.ca/" target="_blank">Joe Becker</a><br />
<a href="https://phi-centre.com/fr/evenements/id/joebecker" target="_blank">Au Centre Phi</a><br />
Dans le cadre de la semaine de 8 jours de Renata Morales<br />
Dès mercredi (et jusqu’au 22 juin)</strong></p>
<gallery_box>
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<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/321890/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/321890/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321890&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>La semaine de Renata Morales</title>
		<link>http://journalmetro.com/culture/321898/renata-morales/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 03:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Commissaire invitée du Centre Phi dès demain, Renata Morales présente sa Semaine de 8 jours faite de mode, de musique et d’arts visuels. Être commissaire invitée, ça vient avec un grand sentiment de liberté? En fait, ça vient avec un &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/321898/renata-morales/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321898&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Commissaire invitée du Centre Phi dès demain, Renata Morales présente sa Semaine de 8 jours faite de mode, de musique et d’arts visuels.</p>
<p><strong>Être commissaire invitée, ça vient avec un grand sentiment de liberté?</strong><br />
En fait, ça vient avec un sentiment de ne pas vraiment comprendre et de se demander «Pourquoi moi?!» (Rires) Je travaille avec l’équipe créative du Centre Phi et je les adore, mais quand le comité m’a choisie, je leur ai demandé : «Êtes-vous sûrs?» Je prends ça très à coeur, très au sérieux. Je suis fan de cette bâtisse qui offre tant de possibilités!</p>
<p><strong>Vous avez invité Joe Becker à participer à votre semaine. Un coup de coeur?</strong><br />
C’est l’histoire de ma vie! Vous savez, des fois, quand on rencontre quelqu’un et qu’on sait que, si on ne saisit pas la chance, on va manquer quelque chose d’important? Eh bien, il y a plein de gens avec lesquels ça m’est arrivé Grimes, Ty Segall, The Oh Sees&#8230; du monde à L.A., du monde à Montréal. Pour ce qui est de Joe, j’ai vu une toile, une seule! C’était une photo dans un iPhone, comme ça. Et j’ai tout de suite voulu le rencontrer! Il peint 80 heures par semaine, c’est un gars super cool, discipliné. J’admire les gens qui sont complètement définis par ce qu’ils font, qui ont la chance de le faire et qui l’apprécient.</p>
<p><strong>On connaît votre amour, des plus éclectiques, pour la musique, qui est bien reflété dans votre programmation nocturne!</strong><br />
Oui, chaque soir, il y aura des artistes vraiment super! Comme Jef Barbara, qui est une force de la nature! Mais en fait, ce sont tous des forces de la nature! (Rires) Il y a des artistes comme Slim Twig et U.S. Girls qui ne sont pas accessibles à tout le monde, mais qui sont des musiciens avec énormément de mérite!</p>
<p><strong>Vous leur avez donné un «mot d’ordre» à suivre?</strong><br />
La seule chose que je leur ai dite, c’est : «Il faut que vous vous éclatiez, à la fois dans les vêtements et dans les chansons que vous allez chanter! Vous ne pouvez pas être fatiguéa parce que vous êtes en tournée. Il faut que ce soit une fête chaque soir!»</p>
<p><strong>Et avez-vous une consigne pour les visiteurs?</strong><br />
Il faut qu’on soit dans un esprit léger, même si la musique est forte! Il n’y a pas d’horaire à suivre : si ça te tente de rester, tu restes, si tu veux acheter quelque chose, tu achètes. Tu peux aussi prendre un verre, faire des photos&#8230; Phoebe [Greenberg, fondatrice du Centre Phi] s’est arrangée pour qu’il y ait de la bière à une piasse, donc même si les gens doivent payer un billet 15 $, ils auront droit à un bar démocratique!</p>
<p><strong>Pour plus d&#8217;information sur <a href="http://www.renatamorales.com/" target="_blank">Renata Morales</a></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/321898/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/321898/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321898&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Renata Morales PHI</media:title>
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		<title>Aux origines du Bling Ring</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 03:25:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez sûrement entendu parler de l’histoire du Bling Ring, ce groupe de jeunes qui se sont introduits à plusieurs reprises dans les demeures de célébrités telles que Lindsay Lohan ou Rachel Bilson et qui sont repartis avec des quantités &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/321310/aux-origines-du-bling-ring/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321310&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez sûrement entendu parler de l’histoire du Bling Ring, ce groupe de jeunes qui se sont introduits à plusieurs reprises dans les demeures de célébrités telles que Lindsay Lohan ou Rachel Bilson et qui sont repartis avec des quantités astronomiques de bijoux, de souliers, d’ordis, de fringues, et même de tapis?</p>
<p>C’est d’ailleurs d’un article sur le sujet paru dans Vanity Fair en février 2010 que Sofia Coppola s’est inspirée pour son film The Bling Ring, en salle le 21 juin au Québec. L’article intitulé <a href="http://www.vanityfair.com/culture/features/2010/03/billionaire-girls-201003" target="_blank">The Suspects Wore Louboutins</a> était signé par la journaliste new-yorkaise Nancy Jo Sales. Dans la foulée de la sortie du film, cette dernière fait paraître un livre détaillé dans lequel elle approfondit la question abordée dans son article et présente l’enquête qu’elle a menée sur cette affaire incroyable. Le livre s’intitule The Bling Ring, How A Gang of Fame-Obsessed Teens Ripped Off Hollywood and Shocked the World. En traduction libre: Comment une bande d’ados obsédés par la célébrité ont arnaqué Hollywood et indigné le monde.</p>
<p>Le Bling Ring, c’est le surnom donné à ce groupe de jeunes originaires de Calabasas, une riche municipalité du comté de Los Angeles, en Californie. C’est le Los Angeles Times qui, le premier, a utilisé ce nom accrocheur pour qualifier cette bande de cinq «amis», quatre filles et un garçon, qui ont dévalisé des maisons de stars. Parmi eux, Nicholas, dit Nick, Prugo, qui, après plusieurs mois, a décidé de se confesser aux policiers. Plusieurs le soupçonnent d’ailleurs d’avoir exagéré les méfaits de ses compagnons afin de sauver sa peau.</p>
<p>C’est aussi lui qui s’est raconté de manière exhaustive à la journaliste Nancy Jo Sales, et dont les divulgations servent de base au livre. Ce document, qui repose également sur des témoignages d’avocats, de policiers et de l’«entourage» des suspects, se lit à la fois comme un polar et comme une étude sociologique. En introduction, l’auteure se souvient de ses multiples rencontres avec Sofia Coppola, de sa surprise lorsqu’elle a appris, en 2010, que la réalisatrice de Lost in Translation était assez intéressée par son article pour en faire un film. Elle parle aussi des discussions qu’elles ont eues et des séances de potins auxquelles elles se sont adonnées. «C’est comme si parler de ce sujet nous avait transformées en toxicomanes des tabloïds.»</p>
<p>Après cette intro plus «personnelle», Nancy Jo se lance dans l’affaire. Pour mieux comprendre le pourquoi de leurs crimes, la journaliste se rend devant les maisons où les jeunes habitaient au moment des événements. Observant ces demeures, elle constate que, contrairement à ce que la presse à sensation a écrit, ils ne sont pas tous si fortunés que ça. Ainsi, elle s’arrête devant l’appartement modeste de Diana Tamayo, une des filles impliquées dans les braquages. Lorsque Diana sera arrêtée, raconte-t-elle, «les policiers découvriront qu’elle et plusieurs membres de sa famille, d’origine mexicaine, ont un statut d’immigrants illégaux».</p>
<p>Au fil de ses recherches, l’auteure réalise que, malgré leur mode de vie extravagant (virées nocturnes, restos high class), l’existence de ces jeunes contrevenants n’a rien de glamour. On pense à Alexis Neiers, élevée par une mère qui la pousse, en compagnie de sa soeur Gabby et de sa «fausse sœur» Tess Taylor, une cybermodèle pour Playboy, à participer à une émission de téléréalité jugée dégradante. La série, Pretty Wild, sera diffusée pendant une saison sur les ondes de E! On pourra y voir maman donner des pilules d’Adderall à ses filles pour les aider à passer au travers de leurs journées (!).</p>
<p>Pour ce qui est de Nick, l’auteure raconte qu’il a momentanément lâché l’école, incapable de supporter l’anxiété et la pression sociale. «Tout le monde avait des BMW, et moi, je conduisais une Toyota», dit-il.<br />
<strong><br />
D’abord Paris</strong><br />
La première victime de ces cambriolages en série, c’est Paris Hilton. Pourquoi elle? se demande l’auteure. «Parce qu’elle est&#8230; stupide. Qui laisserait sa porte ouverte? Qui laisserait traîner de l’argent?» lui répond Nick. Effectivement, lorsque le jeune homme et son amie Rachel Lee («l’instigatrice des cambriolages») se sont introduits en 2008 dans sa maison, la pauvre Paris avait non seulement laissé traîner des milliers de dollars dans sa demeure, mais elle avait également laissé&#8230; sa clef sous le paillasson. Nancy Jo Sales décrit les virées chez l’héritière et cette scène incroyable où les jeunes criminels entrent chez elle et découvrent un garde-robe «gros comme une chambre à coucher» dans lequel un fauteuil est installé, «comme si Paris s’y asseyait pour contempler tous ses vêtements». Des scènes du film de Coppola ont d’ailleurs été tournées chez Miss Hilton.</p>
<p>Au fil des pages, citant plusieurs études qui n’ont rien de réjouissant, Sales s’interroge sur l’obsession de la célébrité et ce sentiment qu’ont beaucoup d’ados américains que tout leur est dû. Elle offre des pistes de solution, démontre à quel point il est difficile d’être jeune aux États par les temps qui courent, et dépeint l’influence négative, pour ne pas dire désastreuse, qu’ont les starlettes sur les jeunes femmes. Elle s’intéresse aux Bridezillas, aux Kardashian, et aux Honey Boo Boo de ce (très) bas monde. Elle parle aussi de tous les ravages causés par des émissions de «nouvelles» comme TMZ, et les videorazzi qui ont déclassé les paparazzi. Elle fait également un parallèle entre la relation Nick-Rachel et Bonnie-Clyde et oppose la réalité (comme dans la télé-réalité) et la vraie vie. Elle s’étonne de ce problème très américain de tous ces gens «célèbres pour rien».</p>
<p>En résulte un rapport fouillé, qui sidère autant qu’il attriste, et captive autant qu’il trouble.</p>
<p><strong>The Bling Ring<br />
Éditions It Books<br />
Version originale anglaise<br />
Présentement en librairie</strong></p>
<p><span class='embed-youtube' style='text-align:center; display: block;'><iframe class='youtube-player' type='text/html' width='640' height='390' src='http://www.youtube.com/embed/Q4LzhgExvrc?version=3&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;wmode=transparent' frameborder='0'></iframe></span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/321310/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/321310/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321310&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Art Bling Ring</media:title>
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		<title>Trois moments clés de MUTEK</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 03:24:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Natalia Wysocka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mutek]]></category>

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		<description><![CDATA[Le festival de musique électronique s’est achevé cette nuit. Voici trois spectacles dont on se souviendra longtemps. TOKiMONSTA Avec son éclatant pastiche de rythmiques fragmentées, d’échantillons hip-hop de la côte ouest et de décharges musclées de synthés, la productrice californienne &#8230; <a href="http://journalmetro.com/culture/321305/trois-moments-cles-de-mutek/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321305&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival de musique électronique s’est achevé cette nuit. Voici trois spectacles dont on se souviendra longtemps.<br />
<strong><br />
TOKiMONSTA </strong><br />
Avec son éclatant pastiche de rythmiques fragmentées, d’échantillons hip-hop de la côte ouest et de décharges musclées de synthés, la productrice californienne au profil ascendant TOKiMONSTA, de son vrai nom Jennifer Lee, a démontré avec aisance et imagination pourquoi Flying Lotus tenait à tout prix à ce qu’elle rejoigne les rangs de sa très sélecte écurie Brainfeeder. Avec son lot d’armes secrètes aux platines (notamment Cajmere et Kendrick Lamar), Lee a subjugué les festivaliers les plus pointilleux samedi à la SAT. (M-O H)</p>
<p><strong>Laurel Halo</strong><br />
Semblant seule dans son monde, le visage couvert d’une cascade de cheveux bruns qui ondulaient au rythme de sa musique, Laurel Halo a signé une performance hypnotique au Métropolis samedi soir. On le sait, l’artiste new-yorkaise n’aime pas beaucoup chanter live et préfère s’adonner à des sets instrumentaux complexes, mais compréhensibles, d’une logique presque mathématique. N.B. : Les projections, faites de spirales qui accompagnaient ses expérimentations, étaient par-fai-tes. (N W)</p>
<p><strong>John Talabot</strong><br />
Le musicien catalan n’a aucunement déçu la marée de mélomanes venue l’acclamer samedi soir. Accompagné de son compatriote Pional (qu’on a pu entendre sur quelques pièces de l’excellent ƒIN) au chant, mais aussi aux percussions, aux claviers et autres boîtes à rythmes, Talabot a succédé au cocktail expérimental ensorcelant de Laurel Halo, avec ses lueurs de house-pop contagieuse. Une série d’enchaînements électrisants qui ont sans surprise suscité l’euphorie collective avec la pièce So Will Be Now. (M-O H)</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/321305/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/321305/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321305&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Art Tokimonsta 2 credit Hayeur</media:title>
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