Avant de choisir une école de massothérapie, il est primordial de bien s’informer. Un système à cet effet a même été mis sur pied par la Fédération québécoise des massothérapeutes.
Avec la montée en popularité de la massothérapie depuis une dizaine d’années, les écoles qui
enseignent cette discipline poussent un peu partout dans la province.
Malgré cette popularité croissante, le Québec ne reconnaît toujours pas la massothérapie comme une profession, ce qui fait qu’aucune norme ne régit ces écoles. Par conséquent,
certaines d’entre elles adoptent des standards de qualité douteux. Parmi ces multiples écoles, formations et associations, comment s’y retrouver et bien choisir?
Pour ceux qui désirent devenir massothérapeutes, la situation se complique au moment de choisir une école. Comment être certain de ne pas se faire flouer et d’être reconnu sur le marché du travail, une fois la formation complétée? Selon Agnès Lacasse, professeure en massothérapie depuis plus de 20 ans, il est primordial de bien s’informer avant de choisir. «Il faut vraiment bien s’informer parce qu’il y a différents degrés de qualité. Il faut magasiner, rencontrer les professeurs et même, à la limite, suivre des cours d’initiation, pour être certain d’investir temps et argent au bon endroit et auprès des bons professeurs.»
Formation contrôlée
La Fédération québécoise des massothérapeutes (FQM), qui représente plus de 4 500 membres au Québec, a tenté d’améliorer la situation en mettant sur pied un système de qualité et d’accréditation des écoles, afin de protéger étudiants et clients. Sylvie Bédard, directrice de la FQM, croit que c’est aujourd’hui plus facile de trouver une bonne école, dont la formation est contrôlée et vérifiée.
«À la Fédération, on a lancé, en 2005, un profil de compétences, en partenariat avec les grandes écoles, afin de définir des normes de formation et de pratique. Les écoles qui veulent être accréditées doivent répondre aux critères du système de qualité que nous avons implanté.»
Dans la plupart des écoles de massothérapie, dont les cinq établissements montréalais accréditées par la FQM, la formation minimale est de 400 heures. Mme Lacasse conseille toutefois de poursuivre au-delà de ces heures afin de perfectionner et de consolider ses acquis.
«Après 400 heures, les finissants sont prêts pour le marché du travail, mais ont certaines lacunes, notamment en marketing et en pathologie musculo-squelettique. Une formation de 1 000 heures, c’est beaucoup plus solide.»
Qualités et débouchés
Outre la formation, certaines aptitudes personnelles sont essentielles pour être massothérapeute. «Il faut avoir un certain attrait pour le toucher, aimer aider les autres, être à l’aise avec son corps, avoir une bonne capacité d’introspection et avoir des compétences en gestion d’entreprise», énumère Mme Bédard.
Une fois la formation terminée, les possibilités sont multiples pour les nouveaux diplômés. Spas, cliniques multidisciplinaires, centres sportifs et hôpitaux engagent de plus en plus de massothérapeutes. Mais le travail autonome est le lot de la majorité des finissants : 65 % d’entre eux feront des consultations dans des cabinets privés ou à la maison. Il y a de plus en plus de massothérapeutes, mais selon les dires de Mme Lacasse, «l’offre croît au même rythme que la demande».
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