Cette semaine, on craque pour… Zoom, appel à l’égalité dans les sports, Miles Davis à Aujourd’hui l’histoire, Ariel, Fastball et Knuckleball!, Orange Is the New Black, saison 4 et Archer, saison 7.

1. Zoom
«Il ne se fait plus rien d’original au cinéma, tout est platte platte platte. Et déjà vu.» Même s’il y a des jours où ce genre de cyniques arguments livrés par de cyniques personnes sont plus durs que d’autres à défendre, ils ne tiennent aucunement devant Zoom, un des films les plus somptueusement étranges qu’il nous ait été donné de voir dernièrement. Parsemé de segments animés, ce délire combine gangsters, poupées gonflables, augmentation mammaire, transaction de cocaïne et hélicoptères. Mais ‘tention. Il ne s’agit pas pour autant d’une grosse niaiserie sans profondeur. Avec une touche de Charlie Kaufman, cette histoire dans une histoire dans une histoire sonde aussi les secrets du processus créatif et explore avec originalité, wouh, le surexploité thème du culte des apparences. OK. Plus simplement : si Gael García Bernal se magasinant une pompe à pénis est une chose que vous rêviez de voir un jour dans votre vie, ben voilà. Il y a Zoom. (Natalia Wysocka)

Réalisé par le Brésilien Pedro Morelli, scénarisé par le Canadien Matt Hansen, mettant en vedette Alison Pill, Jason 90210 Priestley et Gael García Bernal, Zoom est présenté au Cinéma du Parc. /collaboration spéciale

 

2. Appel à l’égalité dans les sports
Alors que les JO de Rio sont ceux auxquels le plus de femmes participent, une vidéo sur l’infantilisation des athlètes féminines est impressionnante d’efficacité. Celle-ci a été conçue par Attn, qui diffuse des vidéos sur des enjeux d’actualité, souvent en prenant position. On y voit notamment Eugenie Bouchard qui se fait demander par une reporter de tournoyer pour montrer sa tenue à la caméra. On rappelle ensuite les critiques dont a fait l’objet la coiffure de la gymnaste Gabrielle Douglas aux JO de Londres. Un brillant rappel de l’attention médiatique souvent réservée aux athlètes féminines. (Émilie Bergeron)

 

3. Miles Davis à Aujourd’hui l’histoire
Jazz modal, hard bob, jazz fusion : le légendaire trompettiste Miles Davis a été de tous ces courants. Il a fait mentir ceux qui dédaignaient le jazz parce qu’ils le jugeaient trop peu accessible. À ceux qui délaissaient les tonalités du jazz parce qu’elles leur paraissaient trop léchées, il a offert un son feutré qu’il n’a eu de cesse de renouveler. Le parcours de cet artiste hors pair est merveilleusement dépeint dans l’émission de cette semaine d’Aujourd’hui l’histoire, à la radio de Radio-Canada. Comme l’animateur d’Ici Musique, Stanley Péan, le résume si bien, Miles Davis a repris au rock tout ce que ce dernier, de toute façon, tenait du jazz. (Émilie Bergeron)

 

4. Ariel
Ariel offre du rock francophone comme il ne s’en fait que très peu au Québec. Son plus récent album, Croche, n’a de travers que le fait d’être un rock atypique et revisité. La guitare électrique se mêle habilement aux cuivres et aux claviers afin de créer un mélange électrisant et groovy à la fois, nous plongeant dans des ambiances intrigantes et aucunement rectilignes. À écouter le volume dans le tapis lorsqu’on sent le besoin de faire le plein d’énergie, ou d’en brûler un peu! (Virginie Landry)

5. Fastball et Knuckleball!
Les deux documentaires Netflix Fastball et Knuckleball! sont consacrés respectivement à la balle rapide et à la balle papillon, deux styles de lancer au baseball. Attendez! C’est super intéressant! Partant de ces deux lancers, chaque documentaire retrace l’histoire de leur évolution et raconte la psychologie des lanceurs qui en ont fait leur marque de commerce… et des frappeurs qui ont eu à les affronter. Deux regards fascinants sur ces microcosmes du vaste univers de ce sport américain par excellence. (Jeff Yates)

6. Orange Is the New Black, saison 4
Dire qu’on a failli faire une croix sur cette série après la décevante saison 3. Heureusement qu’on lui a donné une chance, car cette
saison 4 comporte tout ce qu’on adore de cette production Netflix dont l’action se déroule dans la prison pour femmes de Litchfield : un parfait équilibre entre le rire et les larmes, des intrigues drôlement trashs qui font réfléchir, des dialogues savoureux, et, encore et toujours, des personnages émouvants, attachants et diversifiés. (Marie-Lise Rousseau)

 

7. Archer, saison 7
La dernière saison d’Archer est disponible sur Netflix Canada depuis quelques semaines déjà (les six saisons précédentes aussi). Comme dans la saison cinq, le dernier volet du pastiche animé d’une série d’agent secret a une trame narrative continue. Cette fois, la (pathétiquement) joyeuse bande déménage à Los Angeles pour y ouvrir une agence de détectives privés. Élucidera-t-elle le mystère qui plane autour de l’actrice Veronica Deane (on s’en fout, on est là pour les blagues inappropriées). (Mathieu Horth Gagné)

On se désole pour…

Harry Potter and the Cursed Child
Le nouveau livre d’Harry Potter (qui n’est pas un roman, mais une pièce de théâtre) manque cruellement de magie. Même si on est excité de revoir Harry, ses amis et leur progéniture, l’histoire n’a rien d’assez intéressant pour étancher notre soif de sorcellerie. Les personnages sont caricaturaux, leurs personnalités surfaites : Draco Malfoy a des sentiments, Harry Potter est hautain, Ron fait beaucoup trop de blagues. On voit venir le punch très rapidement (un pétard mouillé, n’ayons pas peur de le dire) et tout se finit beaucoup trop bien dans un monde habituellement plus mouvementé. On aurait (presque) préféré ne rien lire. (Virginie Landry)

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