Photo gracieuseté FCIAT André Melançon et sa conjointe Andrée Lachapelle lors d’un passage au Festival en 2011.

Le président et cofondateur du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, Jacques Matte, était très attristé d’apprendre le décès de son ami André Melançon. Le cinéaste natif de Rouyn-Noranda a fait de nombreux passages au Festival au cours de ses 35 années d’existence et chaque fois, il a marqué l’imaginaire.

La première fois qu’André Melançon a été invité au FCIAT, c’était en 1984, au moment de lancer La Guerre des tuques. «Il était venu ici avec Rock Demers. On a présenté tous ces films-là, Bach et Bottine, La Grenouille et la baleine. On a présenté d’autres films de lui, ses films pour adultes», se souvient Jacques Matte.

La plus grosse collaboration entre le Festival et le réalisateur a eu lieu en 1990, alors qu’ils avaient produit conjointement l’émission de télévision Le soleil se lève au nord. «C’est un des plus gros projets télévisuels de la région. C’était passé aux Beaux dimanches. C’était un portrait de l’Abitibi des années 90. On devait le faire avec Gilles Carle, mais il n’avait pas pu le faire. André l’avait remplacé avec bonheur, ça avait tellement été plaisant», s’est-t-il rappelé.

Un ambassadeur
Même s’il avait quitté sa région natale depuis plusieurs années, André Melançon ne l’a jamais oubliée. Il s’est toujours targué d’être natif de Rouyn-Noranda et pouvait raconter de nombreuses anecdotes sur ses expériences dans les nombreuses salles de cinéma de la ville dans les années 50 et 60.

«C’est un des grands ambassadeurs de la région qu’on vient de perdre, a affirmé Jacques Matte. C’est en partie grâce à André Melançon que le Festival a pu continuer d’exister, parce qu’il l’a endossé. Avec un nom comme André Melançon, on a réussi à attirer l’attention de La Presse, du Soleil, du Journal de Montréal.»

Ce grand homme, au sens propre comme au sens figuré, est toujours resté lui-même, malgré son statut d’artiste accompli. Grand amoureux des enfants et de sa conjointe, l’actrice Andrée Lachapelle, il attirait l’attention partout où il entrait, se rappelle Jacques Matte. «Il fait partie de la catégorie des pionniers du cinéma qui nous ont quittés, avec Gilles Carle, Pierre Falardeau», a ajouté M. Matte. La région n’est pas prête d’oublier ce grand homme de cinéma.

L’ONF le salue
L’Office national du film du Canada a tenu à rendre hommage au cinéaste. «André Melançon occupe une place à part dans le paysage cinématographique d’ici. En documentaire comme en fiction, avec une sincérité et une sensibilité uniques, il a réussi à rassembler petits et grands autour d’histoires originales, au plus près des préoccupations des jeunes. C’est une fierté pour l’ONF de compter dans sa collection certaines de ses œuvres les plus marquantes», a affirmé Claude Jolicoeur, commissaire du gouvernement à la cinématographie et président de l’ONF.

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