TVA La journaliste Marie-Christine Bergeron, à la barre d’Histoires en cour. La série présentera aussi des cas de rage au volant, de violation de domicile et d’homicide involontaire, notamment.

La nouvelle série documentaire de TVA Histoires en cour se penche sur les démêlés judiciaires, et on y voit entre autres la journaliste Marie‑Christine Bergeron s’entretenir avec les victimes de divers drames.

Une famille est frappée après qu’un véhicule eut fauché la mère de celle-ci alors qu’elle dormait paisiblement dans son lit. Une autre subit un véritable enfer alors qu’un voisin harcelant les insulte et va jusqu’à tenter de provoquer un incendie chez eux.

Ce sont les deux premières histoires, malheureusement bien réelles, que la journaliste Marie-Christine Bergeron explore dans la série documentaire Histoires en cour : des histoires terribles qui donnent froid dans le dos, et qui auraient pu arriver à n’importe qui. Elle se penche d’abord sur les circonstances d’un drame, puis en suit les protagonistes lors d’une journée déterminante du processus judiciaire et recueille des témoignages d’experts qui expliquent celui-ci (comme l’ex-juge à la retraite Nicole Gibeault et la psychologue Rose-Marie Charest).

À la lumière des deux premiers épisodes visionnés, on peut d’ores et déjà dire que la série réussit sa mission nous identifier aux drames humains qui sont confiés à Marie-Christine Bergeron. On ne tombe jamais dans le mélodrame, et il est impossible de rester de marbre en voyant cette famille de Joliette encore ébranlée par la perte de Rachel, mère, conjointe, fille, sœur, et qui trouve malgré tout le moyen d’avoir de la compassion pour le jeune qui a happée la disparue dans son sommeil avec sa voiture. Impossible également de ne pas être horrifié par le calvaire vécu par ce jeune couple de Gatineau et leurs enfants, qui ont fini par ne plus oser mettre le nez dehors à cause de leur voisin au comportement frisant la psychopathie. Même si les victimes ne viennent pas forcément du même endroit que nous ou ne vivent pas  dansle même contexte social ou familial que le nôtre, on n’a aucune difficulté à se mettre à leur place.

Durant 30 minutes, le volet légal est toutefois un peu court, surtout pour les habitués des séries de fiction comme Toute la vérité ou The Good Wife, qui pourraient être attirés par la dimension judiciaire de l’émission. Si cela peut parfois nous laisser sur notre faim, il faut admettre que cela allège le documentaire et que le fait de se concentrer sur une journée importante du processus rend celui-ci plus clair pour le téléspectateur.

Cette première saison d’Histoires en cour comprendra 11 épisodes de 30 minutes réalisés par Sophie Lambert, diffusés le mardi à 19 h 30 dès le 20 septembre.

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