Cette semaine, on craque pour… Memory II, présentée par Phi@MBAM, Fjord, Captain Fantastic, Le retour de Web Thérapie, Sorry Eyes d’Aliocha, Les inconnus et Kate Beckinsale dans Love & Friendship.

1. Memory II, présentée par Phi@MBAM
Comme elle est superbe, cette sélection de courts métrages qui montre toute l’ampleur de la créativité et du talent qui fourmillent parmi les cinéastes dits de la relève! Regroupant les œuvres d’une bande de réalisateurs aux idées complètement sautées, à la vision du monde originale et au propos percutant, Memory II nous permet, entre autres, d’assister à une apparition surprise de l’emblème musical de l’étrange, Mac de Marco, dans un délirant My Last Film qui implique une actrice insupportable et un accident à l’arbalète. Puis, de voir la performance de l’interprète torontoise Alison Pill, qui brille au cœur de Woman in Deep, une réflexion sur la maladie mentale sublimée par une direction artistique des plus recherchées. Inspirant. (Natalia Wysocka)

2. Fjord
Ils sont originaires de Québec. Leur premier album complet, Textures – réalisé par Claude Bégin –, n’est pas encore officiellement lancé que leur musique a déjà une portée internationale. Le duo Fjord a connu une impressionnante percée sur la plate-forme Spotify, atteignant le million d’écoutes et attirant l’attention de mélomanes à travers le monde. Leur musique, de «l’électro dream pop», est douce comme du miel, avec du rythme qui la rend irrésistible. Lancement à la Casa del Popolo vendredi soir à 21 h. (Laurence Houde-Roy)

3. Captain Fantastic
Pendant les premières minutes, on l’avoue, on reste quelque peu… sceptique. Un brave papa, hippie idéaliste, qui vit en forêt avec sa marmaille, l’éduquant selon ses préceptes égalitaires. Ish. Comme c’est gentiment, poliment et prétendument subversif. Puis, ledit papa (parfaitement incarné par Viggo Mortensen, soit) se révolte contre son rétrograde de beau-père, organise une fête pour ses enfants en l’honneur de l’anniversaire de Noam Chomsky, chante du Guns N’ Roses avec eux en version a capella et se pointe dans un enterrement dont il est barré en costard d’animateur de Price Is Right. OK, d’accord, on abdique. Vous nous avez eue. On est émue. En salle. (Natalia Wysocka)

4. Le retour de Web Thérapie
Bonne nouvelle : la très drôle série Web Thérapie, réalisée par Christian Laurence, reprend du service dès mardi à 19 h 30 sur TV5. On est ravis de retrouver l’égocentrique et narcissique Florence (excellente Edith Cochrane), ses nouveaux patients et ses nouvelles aventures, notamment ses conversations avec la «thérapeute» de son mari, l’hilarante Élise Guilbault.  On peut déjà visionner les deux premiers épisodes de la saison sur le site web de TV5. (Jessica Émond-Ferrat)

5. Sorry Eyes d’Aliocha
«Hein, le gars de l’émission Les Parent fait de la musique?» Oui, et elle est drôlement bonne. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le mini-album d’Aliocha Schneider, vedette du petit et du grand écran, vaut vraiment le détour. Sur Sorry Eyes, on dit au revoir à son image d’enfant modèle cultivée à la télé et on dit bonjour au chanteur indie-rock-folk mélancolique et un brin crooner qu’est soudain devenu Aliocha Schneider. Les six chansons, toutes en anglais, sont à la fois poétiques et catchy. Gros coup de cœur pour cet album alliant charisme et romantisme d’une façon très moderne. On ne peut qu’avoir hâte à un album complet. (Virginie Landry)

6. Les Inconnus
«Il faut aller dans un lieu inconnu pour baiser avec un inconnu.» Mais si l’inconnu – la personne, pas l’endroit – ne l’était pas tant que ça? Signée Julie-Anne Ranger-Beauregard, cette pièce débute sur une rencontre dans un bar au sol recouvert de ballons en forme de lettres, trop éparpillés pour former une phrase, et de confettis qui collent aux semelles de chic chaussures. Elle a perdu son portefeuille. Lui était «tellement occupé à ne pas la remarquer» qu’il n’a, du même souffle, pas remarqué le voleur. Cela dit, d’accord, il pourrait bien lui payer un verre, puisqu’elle semble tellement en avoir besoin d’un. Porté par Alexandre Fortin et Marie Bernier, excellente dans le rôle d’une séductrice «sage d’une façon qui ne l’est pas», ce face à face intrigant nous entraîne dans une nuit à la résolution plus complexe que l’on ne s’y attendait. À La Licorne jusqu’au 30 septembre. (Natalia Wysocka)

7. Kate Beckinsale dans Love & Friendship
De Pearl Harbor à Van Helsing en passant par Underworld, on a rarement eu l’occasion de voir l’actrice britannique Kate Beckinsale véritablement démontrer la pleine mesure de son talent. C’est chose faite avec Love & Friendship, pétillante comédie de Whit Stillman adaptée d’un court roman épistolaire de Jane Austen, Lady Susan. C’est justement ce personnage de veuve séductrice manipulatrice, qui cherche à convaincre sa fille d’épouser un riche aristocrate un peu idiot, que joue Beckinsale. Elle livre ses répliques cinglantes avec une délectable prestance. Love & Friendship est présentement en DVD. (Jessica Émond-Ferrat)

On se désole pour…

L’âge d’or des séries qui perd de sa brillance
L’industrie télé américaine est encore capable de nous surprendre, surtout grâce au câble et aux services en ligne. Chez les grands réseaux, l’essoufflement point. Tendance actuelle du cinéma, les reboots et les remakes s’installent aussi chez les séries… pour une seule saison, généralement (quand ils ne sont pas interrompus avant). Il n’y a qu’à voir les deux dernières années. 24? Moyen. Heroes? Anonyme. Minority Report? Désastre. Limitless? Sympa mais annulée. La semaine prochaine, Lethal Weapon (L’Arme fatale) et MacGyver (avec Lucas Till) reprendront vie, précédant Prison Break. Laissons-leur une chance, mais nous craignons le flop.(Baptiste Barbe)

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