Ari Scott/Collaboration spéciale Enfant star dans les années 1990, Mara Wilson est aujourd’hui âgée de 29 ans

Vous vous souvenez de la petite fille de Matilda et Mrs. Doubtfire? Où est-elle aujourd’hui? Elle répond dans un livre.

Si vous êtes des milléniaux, vous avez probablement regardé Matilda, Mrs. Doubtfire et Miracle on 34th Street en boucle quand vous étiez enfant. Ce qui veut dire que Mara Wilson, la petite fille au toupet brun et au léger zozotement, a toujours une place spéciale dans votre cœur.

Ce sont de bons souvenirs, mais Wilson, maintenant âgée de 29 ans, s’est depuis lors distancée de la carrière de son enfance: elle a d’ailleurs diffusé une entrée de blogue en 2012 pour expliquer sa décision. Elle écrit désormais pour diverses publications, notamment pour la maison d’édition McSweeney’s et pour The New York Times.

Son esprit vif et son humour lui ont valu quelque 300 000 abonnés sur Twitter, où elle doit constamment répondre à cette éternelle question: «Que fais-tu maintenant?» C’est d’ailleurs le titre de son nouveau livre: Where Am I Now – True Stories of Girlhood and Accidental Fame («Où j’en suis – L’histoire vraie d’une jeune fille et de sa gloire fortuite»). La diplômée de l’Université de New York décrit ses années sur les plateaux de tournage, la pression de Hollywood après la puberté et la douleur de grandir qui nous affecte tous, enfants vedettes ou non.

Comment l’idée d’écrire ce livre vous est-elle venue?
J’ai toujours voulu écrire un livre. Même enfant, je disais que je voulais devenir écrivaine en grandissant. Pendant un moment, j’ai cru que le métier d’actrice me convenait et j’y ai consacré tout mon temps et toute mon énergie, mais j’ai toujours écrit: mon blogue, mes essais. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels je voulais écrire, mais Cracked.com m’a demandé de faire une liste sur les enfants vedettes, et je me suis dit que ce serait peut-être plus intéressant de faire quelque chose comme ça.

«J’avais l’impression que je devais parler [de Robin Williams]. Je voulais lui rendre hommage: j’avais de bons souvenirs avec lui et ça me semblait juste de lui consacrer un chapitre. Robin est une des premières personnes avec qui j’ai travaillé qui ait été aussi formidable.» – Mara Wilson, qui consacre un chapitre de son livre au regretté acteur de Mrs. Doubtfire

Dans votre livre, vous parlez longuement du diagnostic de trouble obsessionnel-compulsif [TOC] que vous avez reçu quand vous étiez plus jeune et de vos inquiétudes face à ce que la presse en dirait. Pourquoi avez-vous décidé d’en parler?
C’était important pour moi. J’aimerais que plus de célébrités qui en sont atteintes en parlent. Quand j’ai été diagnostiquée, je me rappelle avoir cherché sur le web pour trouver quelqu’un d’autre qui aurait le même problème. Et tout ce que j’ai trouvé, c’est une entrevue avec Cameron Diaz qui disaitt avoir peur des microbes, et ç’a été rapporté comme si elle souffrait d’un TOC, ce qu’elle a dit plus tard ne pas être le cas. C’est un trouble incompris et mal interprété. J’ai une plateforme, j’ai des fans. Je ne suis pas une grande vedette, mais je pense que ça peut aider des gens si j’en parle ouvertement.

Avez-vous l’impression que les gens s’attendent à ce que les enfants vedettes connaissent des échecs?
Nous sommes une cible facile et acceptable. Les enfants vedettes se font répéter sans arrêt qu’ils sont formidables par des gens qui font les choses à leur place plutôt que de leur apprendre comment les faire eux-mêmes, et ils sont récompensés pour leur apparence, qui va bien sûr changer. C’est un cocktail dangereux qui peut mal tourner et nuire à quelqu’un.

Dans votre livre, il y a un passage amusant dans lequel vous vous inquiétez de savoir si votre profil d’OKCupid se retrouvera sur Gawker.
Des gens m’ont déjà dit avoir eu le béguin pour moi quand ils étaient petits. Et ça me rend plutôt mal à l’aise. Je me tiens loin de ça. Mon premier copain sérieux n’avait jamais vu Matilda et je crois qu’à ce moment-là, c’était une bonne chose. Maintenant, ça ne me préoccupe plus autant, mais je ne sortirais pas avec un fan. Ce serait injuste pour cette personne de devoir composer avec moi plutôt qu’avec la version idéalisée qu’il s’est faite de moi.

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