Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Les Deuxluxes, The Veils, Jesse Mac Cormack et Royal Canoe

Dans l’tapis
Les Deuxluxes
Springtime Devil
Note: * * * *

Avec son premier album complet, le duo montréalais Les Deuxluxes nous offre du bon rock’n’roll rockabilly dans le tapis. Springtime Devil pourrait facilement servir de trame sonore à un film de gangsters de Quentin Tarantino. Après tout, le cinéaste aime bien offrir ses rôles principaux à des femmes qui bottent des derrières. La voix puissante d’Anne Frances Meyer serait le complément parfait. Si tout l’ensemble est solide, Springtime Devil est à son meilleur quand il est sur le mode rentre dedans. – Mathieu Horth Gagné

 

Totale réussite
The Veils
Total Depravity
Note: * * * *

Quand on nomme son album Total Depravity, mieux vaut tenir sa promesse. Offrir quelque chose de vraiment sale, pas juste de faussement subversif. Les Veils passent le test – grâce, entre autres, au frontman Finn Andrews, qui semble habité par l’esprit de Nick Cave (rare qualité) et qui emprunte à son vénérable aîné l’amour des preaches apocalyptiques et des ambiances tordues et hantées. Le résultat, sombre noir foncé, confirme la qualité étoilée de ce band basé à Londres qui compte David Lynch parmi ses fidèles. Et vous aussi, peut-être. – Natalia Wysocka

 

Conquête
Jesse Mac Cormack
After the Glow
Note: * * * 1/2

Voilà, il nous a conquis, ce troisième EP du talentueux artiste montréalais Jesse Mac Cormack. Les cinq chansons qui le composent rappellent parfois les Barr Brothers (la mélancolique pièce-titre et les bluesy Addict et Death Row), tantôt Arcade Fire (les accrocheuses Repeat et Never Enough). Bref, elles laissent présager que Mac Cormack pourrait marcher dans les traces des grands d’ici. Les arrangements maîtrisés, la voix mélancolique et les mélodies riches donnent envie d’en entendre encore plus. – Jessica Émond-Ferrat

Enfin de retour
Royal Canoe
Something Got Lost Between Here and the Orbit
Note: * * * 1/2

Le sextuor indé de Winnipeg Royal Canoe nous revient (enfin!) avec son style très rythmique, sa folie des claviers et ses voix de fausset. On retrouve la recette de son album d’il y a trois ans, Today We’re Believers. Les qualités techniques des six musiciens sont mises en avant avec des métriques asymétriques et de nombreux changements de tempo. Les pièces n’en sont pas moins accrocheuses avec des arrangements léchés et de nombreuses couches sonores. Une attente qui en valait la peine. – Dominique Cabron-Goulet

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