Cette semaine, on craque pour… La danseuse à Cinemania, Nederlands Dans Theater, la saison 3 de Black Mirror, Citizen of Glass d’Agnes Obel, Ma loute à Cinemania, Business Cat – Money,  Power, Treat et L’ascenceur.

1. La danseuse à Cinemania
Ce biopic porté par une direction photo élégante, une mise en scène gracieuse et des chorégraphies d’une grande beauté retrace le parcours parsemé de douleur de Loïe Fuller, pionnière de la danse moderne, créatrice d’avant-garde qui a payé le prix de sa vision rebelle. Le long métrage, réalisé par la réalisatrice et vidéaste française Stéphanie Di Giusto, présente cette femme née en 1862 qui a fait à sa tête, tenant tête aussi à tous ceux qui lui disaient que son style et ses idées novatrices étaient trop folles, trop… juste trop. On saluera la performance sentie de la chanteuse et actrice Soko qui incarne cette Loïe qui refuse de se laisser dire quoi faire et comment, et celle de Lily-Rose Depp, juste et discrète dans le rôle d’Isadora Duncan. Une étoile dont le talent et la grâce feront de l’ombre à Fuller qui concédera, sans se battre, comme une certitude : «C’est elle, la danseuse.» Un film qui pose la question: jusqu’où on est prêt à se sacrifier pour son art? La danseuse sera présenté en première nord-américaine au Cinéma Impérial dimanche à 20h15 et mardi à 15h45. (Natalia Wysocka)

 

2. Nederlands Dans Theater
La venue du Nederlands Dans Theater était annoncée comme un des événements incontournables de la saison. Pas pour rien. La compagnie réputée pour le niveau spectaculaire de ses interprètes est arrivée dans la métropole en grand. Avec un programme triple. Dès la première pièce du soir, Sehnsucht, chorégraphiée par Sol León et le directeur artistique du NDT, Paul Lightfoot, on a été frappé par l’infinie précision de chaque mouvement, entre l’intime et l’imposant, le doux et le grandiose. Un événement, oui. Au Théâtre Maisonneuve jusqu’à samedi. (Natalia Wysocka)

 

Black Mirror3. La saison 3 de Black Mirror
Vivre dans une société où le statut social est proportionnel à la popularité sur les réseaux sociaux. Avoir le choix de vivre éternellement dans la décennie de son choix grâce à l’intelligence artificielle. Enquêter sur un meurtre dans un monde où les abeilles sont éteintes et remplacées par des robots. Voilà le genre d’histoires que propose la série britannique de six épisodes créée par le satiriste Charlie Brooker, Black Mirror. L’esthétique de cette série anthologique est superbe, les récits sont captivants (pour la plupart) et les acteurs sont solides. Coup de cœur pour Bryce Dallas Howard (photo) dans le premier épisode. Sur Netflix. (Rachelle McDuff)

 

4. Citizen of Glass d’Agnes Obel
L’envoûtant troisième album de la Danoise Agnes Obel joue en boucle dans nos oreilles depuis quelques semaines. C’est donc avec bonheur qu’on a appris que la musicienne au piano aérien et à la voix enchanteresse viendrait nous le proposer sur scène à Mont­réal en lumière. On a hâte de se retrouver en personne dans son univers cinématographique qui donne des frissons. Les billets pour le concert du 28 février au Théâtre Maisonneuve sont en vente dès vendredi midi. (Jessica Émond-Ferrat)

 

5. Ma loute à Cinemania
Une villa de style égyptien – ptolémaïque, précise-t-on! – recouverte de ciment, des policiers Laurel-et-Hardyesque qui enquêtent sur de mystérieuses disparitions, des pêcheurs adeptes de cannibalisme, des bourgeois consanguins, une jeune trans – «c’est un garçon cette fille!» dit-on à son sujet –, des personnages qui volent… Le tout campé en 1910, dans le décor sublimement filmé du bord de mer à Calais, dans le nord de la France. Éclaté est un faible mot pour tenter de décrire cette œuvre singulière de Bruno Dumont, à la fois comédie burlesque, polar, film fantastique et drame social. Au Cinéma Impérial vendredi à 20 h 30 et le 12 novembre à 18 h. (Marie-Lise Rousseau)

 

6. Business Cat – Money,  Power, Treats
Comme les chats se comportent déjà en PDG dans la vie de tous les jours, il est facile, et plutôt loufoque, de les imaginer à la tête d’une grosse entreprise. C’est ce que fait Tom Fonder dans Business Cat : Money, Power, Treats, une compilation des meilleurs gags de la série de bd en ligne. Le bouquin contient aussi du matériel original. Un gros chat en costard qui empêche ses employés de travailler en se couchant sur leur clavier et qui est facilement distrait par un pointeur laser, ça fait changement de Grumpy Cat. (Mathieu Horth Gagné)

7. L’ascenseur
On a dévoré les cinq premiers des 20 courts épisodes de la websérie L’ascenseur, écrite par Raphaël Codebecq et réalisée par Mathieu Handfield, qui sera proposée sur ICI Tou.tv dès lundi. Benoit Drouin-Germain y interprète un jeune homme en thérapie qui tente de se rendre au dernier étage d’un immeuble pour récupérer «quelque chose»… mais qui n’y arrive pas à cause des divers gens insupportables qu’il y croise. Du père qui «attrape» les compliments faits à son enfant dans une jarre à la jolie et odieuse étudiante anglophone en passant par le labyrinthe sans fin des options téléphoniques automatisées, L’ascenseur est hilarant, plein de bonnes idées, porté par de bons acteurs dont les personnages font très souvent mouche tant ils sont à peine des caricatures… (Jessica Émond-Ferrat)

On se désole pour…

La gueule du gala
On les aime, nos galas; ce sont un peu nos couronnements modernes. Beaux habits, grosses cérémonies :
il faut que ça brille, à l’image de la culture qui y est à l’honneur. Mais notre industrie musicale connaît des temps difficiles à l’heure où ses profits sont streamés par les YouTube de ce monde. Les artisans qui consacrent leur vie à rythmer les nôtres ne gagnent plus leur dû, et il aurait été pertinent d’en prendre conscience à l’ADISQ. Mais non : ça pressait, il fallait déterminer ce qu’une lauréate était en droit de porter lorsqu’elle se fait adouber à la télé. Comme si c’était comme ça qu’on allait aider notre relève… (Sébastien Tanguay)

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