Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Vaudou Game, KNLO, Les passagers et Jérôme Couture.

Possession garantie
Vaudou Game
Kidayu
Note: ****

Fabuleux, ce disque! Riche d’un afro-funk pur jus dont l’intensité rappelle – tenez-vous bien – l’immense James Brown, il oblige à se brasser les guibolles tellement les grooves y sont endiablés. Les cuivres, guitares et claviers analogiques utilisés sur Kidayu ont tous été fabriqués dans les années 1970, pour retrouver l’insouciance d’une époque où la perfection numérique n’était pas le standard. La vie c’est bon/bon/bon/bon/bon mais pas trop quand même! chante Peter Solo, Togolais d’origine, sur la musique la plus ensoleillée de l’année. On en redemande! – Sébastien Tanguay

Chiller avec Ken
KNLO
Long jeu
Note: ***

Tout comme il le fait depuis quelques années au sein du collectif Alaclair Ensemble, KNLO s’amuse ferme sur son nouveau Long jeu. Moins ins­tantanément accrocheur que le matériel d’Alaclair, ce pre­mier microsillon en solo mise plutôt sur un son dépouillé, des ambiances old school à sou­hait et des grooves planantes. Malgré des textes efficaces et décalés – à la fois cyniques et satiriques –, le résultat est un peu échevelé. On sent que le MC a d’abord et avant tout voulu s’éclater en studio, parfois au détriment de la cohésion. – Maxime Huard

Groove planant
Les passagers
Eldorado
Note: ***

Avec Eldorado, Les passagers cherchent à nous mener vers un ailleurs meilleur, «dans une autre dimension», là où, à l’instar du titre de ce premier album, la vie est plus douce. Le groupe montréalais y réussit… en bonne partie! Les mélodies riches, les rythmes groovy, l’atmosphère planante, les envolées de synthé et de piano et la touche électro façonnent un tout envoûtant. Mais… il y a un (tout) petit mais. La voix fort jolie d’Andréanne Muzzo détonne légèrement, comme si elle ne se fondait pas tout à fait dans l’ensemble. – Marie-Lise Rousseau

Efficace
Jérôme Couture
Gagner sa place
Note: ***

Cet ancien de La Voix lance un deuxième album fidèle à ce à quoi il nous a habitués : une pop joyeuse, colorée, simple et efficace. On sent très bien l’influence musicale de son coach et ami Marc Dupré qui assure la direction artistique. Ceux qui ont aimé l’extrait Sweetest Thing, qui a roulé tout l’été sur les ondes radiophoniques, apprécieront l’album. Bémol : c’est dommage que Jérôme Couture ne s’éloigne pas plus souvent de sa pop énergique afin d’offrir quelques ballades. Plus froide que l’hiver est très réussie. – Virginie Landry

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