Chantal Lévesque/Métro Summer is Gone, le troisième album de Bobby Bazin, sort vendredi

«Perce Bobby, perce!» lançait Louis-José Houde l’année dernière au Gala de l’ADISQ. L’humoriste sera content de savoir que Bobby Bazini a (enfin!) percé.

Sa chanson C’est la vie, issue de son troisième album, Summer is Gone, fait fureur au Canada anglais. «C’est la première fois que je réussis à dépasser les frontières du Québec, souligne Bobby Bazini. Ma chanson se positionne juste à côté de celles de Shawn Mendes, The Weeknd et Adele.» Pourquoi cette chanson-là plus que les autres? Mystère, même pour le chanteur.

En fait, on a peut-être une petite idée. C’est probablement le son plus moderne qu’offre maintenant Bobby Bazini qui a fait de cet extrait un aussi grand succès. Sans s’éloigner de ses influences soul, motown, parfois même gospel, le chanteur propose des chansons «contemporaines et modernes» un peu plus pop, un peu plus grand public. «Je suis très content du résultat. Pour le deuxième album, j’étais plus près de mes influences. Là, je voulais un album qui serait plus moi», explique celui qui croit avoir mis le doigt sur ce qu’est vraiment «le» style de Bobby Bazini. «C’est plus peaufiné, décidément plus mature. Pour le premier, j’avais 19 ans. Là, j’en ai 27. Ce sont d’autres sujets, d’autres paroles. Je suis ailleurs dans ma vie.»

Il ne s’est pas rendu là seul. Bazini a pu compter sur la précieuse aide de collaborateurs de renom ayant précédemment travaillé avec des artistes comme James Blunt, Ed Sheeran, Adele et Amy Winehouse. Ce sont eux qui ont réussi à le sortir de sa zone de confort et à lui faire essayer de nouvelles choses. «J’avais le goût de collaborer, de sortir de chez moi, de profiter de l’appui des gens, de vivre de nouvelles expériences. J’ai commencé à Nashville, puis je suis allé à Los Angeles et finalement à Londres, où j’ai trouvé la direction de l’album.» Le défi était de découvrir une façon de faire quelque chose de différent tout en gardant son style, pour éviter que ses fans soient dépaysés.

«M’éloigner du soul, du motown, ce serait contraire à mes racines.» – Bobby Bazini

En repensant aux premières chansons qu’il a enregistrées pour cet album (au total, il en avait 40!), Bobby Bazini s’esclaffe, puis s’explique: «J’aimerais vous faire entendre ce à quoi je travaillais au début, c’était très différent. Encore plus moderne que le résultat final. Trop moderne pour l’instant.» Sauf que la porte n’est pas fermée à une pop plus planante… dans un avenir pas si loin que ça.

Bobby Bazini n’oubliera cependant jamais un judicieux conseil qui lui a un jour été donné: «Quelqu’un m’a déjà dit que ce serait péché de faire seulement de la pop avec la voix que j’ai.» On ne pourrait pas être plus d’accord.

Le frère de Kevin

En 2015, le public québécois a été charmé par un autre membre de la famille Bazinet, Kevin. Le frère cadet de Bobby a remporté la troisième édition de La Voix et a depuis lancé son premier album, Talk To Me.

«On fait chacun nos affaires, explique Bobby Bazini. Je ne pourrais pas être plus heureux pour lui; il  fait ce qu’il aime.» Le grand frère est content de pouvoir partager ce qu’il vit avec son petit frère, et vice versa. «On a pris deux chemins complètement différents. Deux histoires différentes, deux styles, deux images. Il y a de la place pour les deux.» v. l.

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