Redferns Leonard Cohen à Amsterdam le 18 avril 1988. Foto: frans Schellekens

Avec Leonard Cohen s’éteint un des plus grands auteurs, compositeurs et interprètes nés à Montréal. L’homme qui est demeuré propriétaire d’une résidence sur le Plateau jusqu’à son décès a composé certains des hymnes les plus immortels du siècle. Florilège en chansons.

Hallelujah (Various Positions – 1984)

Leonard Cohen a écrit plus de 80 vers pour composer cette chanson – qui avait été rejetée par sa compagnie de disque de l’époque. Finalement parue sur le long jeu Various Positions, elle est devenue un des plus grands succès de la chanson anglaise, ayant été reprise plus de 200 fois par différents artistes – un sommet.

L’été dernier, dans le cadre du Festival Luminato de Toronto, Rufus Wainwright a interprété la fameuse chanson de M. Cohen, accompagné d’un chœur de 1 500 personnes, dans une usine désaffectée. Voici le résultat :

Suzanne (Songs of Leonard Cohen – 1967)

Cette chanson est dédiée à l’épouse du sculpteur et ami de Leonard Cohen, Armand Vaillancourt, soit celle qui «touche votre corps parfait avec son esprit», comme l’écrivait le poète.

Chelsea Hotel # 2 (New Skin for the Old Ceremony – 1974)

Cette chanson est un hommage à l’idylle éphémère née entre Leonard Cohen et la célèbre chanteuse Janis Joplin dans une chambre du Chelsea Hotel, à New York.

Famous Blue Raincoat (Songs of Love and Hate – 1971)

Sur ce titre, Leonard Cohen écrir une lettre à l’amant de sa femme, le remerciant d’avoir «enlevé cette ombre dans ces yeux/Je croyais qu’elle était là pour de bon/Donc je n’ai jamais essayé».

Dance Me to the End of Love (Various Positions – 1984)

Cette chanson, écrite sous la forme d’une chanson d’amour, traite de l’Holocauste. Elle a fait l’objet du premier vidéoclip de l’artiste.

So Long Marianne (Songs of Leonard Cohen – 1967)

Cette pièce est dédiée à Marianne Jensen, l’amour de Leonard Cohen lors de son exil en Grèce, débutée en 1960. Leur relation se sera étirée jusqu’à la fin de cette décennie.Décédée l’été dernier, Marianne a reçu une lettre de son ancien compagnon avant de mourir. M. Cohen y écrivait : «… nos corps s’effondrent et je crois que je vais te rejoindre bientôt. Sache que je suis derrière toi, si près que si tu étends la main, tu pourras frôler la mienne.»

Take this Waltz (I’m Your Man – 1988)

Tirée d’un poème de l’auteur espagnol Federico Garcia Lorca, cette chanson exprime la personne digne qu’a toujours été Leonard Cohen. Faisant souvent des concerts marathon de plus de deux heures et ce, même à un âge très avancée, l’auteur et poète né à Westmount a toujours été reconnu pour le respect qu’il a porté à son public tout au long de sa carrière, longue d’un demi-siècle

The Partisan (Songs from a Room – 1969)

Cette œuvre n’a pas été écrite par Leonard Cohen; il s’agit d’un chant de résistance écrit attribué Emmanuel d’Astier de La Vigerie. Ce dernier l’aurait écrit en 1943, en pleine occupation nazie. L’interprétation qu’en a fait M. Cohen est sans nulle doute la plus connue. L’œuvre raconte la fuite d’un opposant qui refuse le joug allemand. «J’ai perdu femme et enfants/Mais j’ai tant d’amis/J’ai la France entière», chante-t-il.

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