Getty Images Bruno Mars

Le succès de la pièce Uptown Funk avait placé la barre haut pour lui, mais Bruno Mars a confiance en son nouvel album, 24K Magic.

Vous venez probablement tout juste de réussir à vous sortir la mélodie d’Uptown Funk de la tête, et voilà que celui qu’on pouvait entendre sur le tube de 2014 est de retour. À 31 ans, Bruno Mars donne suite au mégasuccès de Mark Ronson ainsi qu’à son propre premier album lauréat d’un Grammy, Unorthodox Jukebox, avec 24k Magic. L’auteur-compositeur-interprète américain parle de ce nouvel opus R&B dont le son semble sortir des années 1990.

Tout ce que vous touchez en musique semble se transformer en or…
J’ai parcouru un long chemin et fait plusieurs sacrifices, alors je savoure chaque moment de ma carrière. Rien n’est arrivé sans travail; j’ai connu des périodes difficiles. Je suis reconnaissant du succès que j’obtiens actuellement, mais il se poursuivra uniquement si je continue à être discipliné et si je ne m’asseois pas sur mes lauriers. Il ne faut pas oublier que tout ce qui brille n’est pas de l’or. [Rires]

Comment décririez-vous le son de 24K Magic?
J’avais plusieurs idées en tête quand je composais l’album, et les transformer en chansons n’a pas été facile. Je suis très influencé par les années 1990, et le hip-hop est souvent à l’avant-plan. On y trouve une chanson que j’ai écrite avec Babyface. C’est assurément un album très dansant.

Quelle est votre plus grande vertu?
Être capable de résister, de ne jamais arrêter de me battre. J’ai toujours pris des risques afin d’évoluer – je veux simplement écrire les meilleures chansons possible. Dès mon plus jeune âge, j’ai été à contre-courant des modes et, face aux obstacles, j’ai toujours été un peu têtu. Maintenant, j’ai la chance de faire ce que je veux, et il faut que je me serve de cet aspect de ma personnalité. Je travaille à ma nouvelle tournée [qui s’arrêtera à Montréal à la fin août l’an prochain] et j’aime surprendre les gens avec du visuel et des chorégraphies. Je suis un musicien en quête de perfection sur scène, et je crois que ça fait en sorte que les gens qui ont investi dans un billet de concert en sortent satisfaits.

Vous avez partagé la scène avec de grands noms de la musique. Qui vous a le plus surpris?
Ils ont tous été chouettes, de Beyoncé à Coldplay, mais celle qui m’a surpris, c’est Adele – elle a quelque chose de spécial… Nous étions assis dans un grand fauteuil face au piano, tout simplement : parfois, les choses les plus simples sont les plus marquantes.

Menez-vous une vie folle?
Je suis heureux parce que je partage ma vie avec ceux que j’aime, et que je fais ce que j’aime. Je ne fais rien qui puisse nuire à ce que j’ai accompli. Et ça m’a pris beaucoup de travail pour intéresser les gens à ma musique, donc je ne peux pas me permettre d’erreurs qui pourraient mettre ma situation en péril. La folie que je me permets, c’est de devenir un fan quand je vois quelqu’un que j’admire. Un jour, à une cérémonie, j’étais assis juste en face de Prince, que j’admirais. Soudain, il s’est tourné vers moi et a levé un pouce. J’étais abasourdi, je me suis dit qu’il devait s’adresser à quelqu’un derrière moi; donc je ne me suis pas retourné et je suis parti avec l’idée que ce moment m’appartenait, à moi seul.

Quels musiciens ramèneriez-vous à la vie?
Sans aucun doute Elvis Presley, Jackie Wilson, James Brown et Michael Jackson.

Vous ennuyez-vous du passé?
Non, mais ce que je changerais de l’époque actuelle, c’est la manière dont nous apprécions un concert. Avant, nous allions à un spectacle, et seuls nos yeux et nos oreilles étaient témoins de ce moment. Je ferais n’importe quoi aujourd’hui pour que tout le monde laisse ses caméras et ses téléphones à la maison avant de venir à un spectacle. Tout le monde veut tout enregistrer. Ça m’énerve de voir des extraits de spectacles sur YouTube, alors que les personnes qui les ont filmés y étaient, et n’en ont pas profité. Je vais sur scène pour partager avec le public ce que j’aime faire le plus au monde.

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