Collaboration spéciale

L’émission De garde 24/7, qui suit des médecins québécois au quotidien, reprend du service pour une seconde saison tout aussi tendue et riche en rebondissements.

En 2015, la télévision québécoise a été secouée par une docu-réalité consacrée au quotidien des médecins. Une instructive et captivante radiographie du système de santé qui s’est méritée le Gémeaux de la Meilleure série documentaire: société. Le retour à l’Hôpital Charles-Le Moyne permet de renouer avec les attachants et empathiques docteurs Laurent Boisvert et Chantal Vallée, tout en faisant la connaissance de nouvelles personnes, dont des infirmières dévouées.

Une de ces recrues est Catherine Proulx, qui a remplacé François Méthé derrière la caméra. Une spécialiste des sujets sociaux – on lui doit des films sur la justice et le domaine carcéral – qui est ici comme un poisson dans l’eau. «C’est très proche du documentaire direct, fait remarquer la réalisatrice en entrevue. C’est rare qu’on soit aussi libre, qu’on ait autant d’accès. Je pouvais aller un peu partout. Personne nous a freiné dans notre travail.»

Évidemment, elle a dû trouver ses repères dans ce lieu («Je me trompais continuellement de porte!») puisqu’elle n’était pas de la précédente aventure hospitalière. Tout en prenant soin de contrôler ses émotions dans les moments plus délicats. L’accouchement d’un bébé qui ne bouge pas suscite d’ailleurs bien des sueurs froides. «Je me suis demandé comment ça se fait que je ne freezais pas, déclare la principale intéressée. Mais sur place, en tournage, on est tellement concentré sur les personnes qu’on filme. Et eux, ils ne paniquent jamais, ils sont toujours en mode solution. Les médecins et les infirmières sont comme une sorte de filtre, et c’est plus facile pour nous. C’est ça aussi, la série. C’est eux, comment ils le vivent.»

La poussée d’adrénaline liée au sentiment d’urgence est exacerbée par une mise en scène vive, sans esbroufe stylistique ni voyeurisme. La cinéaste a respecté la démarche adoptée dans la première saison, tout en y insufflant son style propre, n’encensant ni ne critiquant le métier, montrant simplement l’individu de l’intérieur… qui se plaint parfois du manque de lits. «J’avais peur que ça soit un milieu triste, admet la coscénariste. Il y a des drames, mais tout le monde est là pour aider des gens, pour leur sauver la vie ou permettre qu’ils aillent mieux.»

Les 12 épisodes explorent de nouvelles thématiques, dont la relève et l’importance de l’équipe. Des sujets qui renforcent ce qui a été traité dans la première saison et qui ont défini la trentaine de journées de tournage réparties sur quelques saisons. «Dans le documentaire, on est souvent plus dépendant de ce qui se passe, rappelle Catherine Proulx. Tout est dans les liens de confiance qu’on construit avec les gens au moment de tourner ou avant le tournage, et c’est toujours ça qui, à mon avis, transparaît dans le résultat final. Ce n’est pas compliqué, on suit la puck, on est avec le personnel littéralement toute la journée et on est toujours en train de s’adapter.»

Autre nouveauté à l’occasion du lancement de la deuxième saison: la possibilité d’accéder à une websérie en 10 capsules qui donne la parole aux patients qu’on voit à l’écran. C’est l’envers du décor. On y offre notamment la parole à M. Bétournay, celui-là même qui a frôlé la mort en perdant 26 litres de sang pendant la première saison.

La deuxième saison de De garde 24/7 débute le 9 janvier à 19h30 sur les ondes de Télé-Québec.

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