Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Thomas Fersen, La Carabine et Slater & Fils.

Animaux fantastiques
Thomas Fersen
Un coup de queue de vache
Note:

La musique, les paroles, la voix : tout est là sur le nouvel album de Thomas Fersen pour nous rappeler la chanson française (presque) traditionnelle.
Et pourtant. Le chanteur propose une poésie rigolote extrêmement imagée où le lexique est cette fois surtout animalier. On y parle de cochon dans La cabane de mon cochon, de lièvre dans Un lièvre, et d’une libellule, d’une coccinelle, d’une hirondelle, d’un crabe blanc, d’une salamandre et de vraiment beaucoup d’autres dans As-tu choisi. Si vous écoutez l’album d’une oreille distraite, vous n’y comprendrez rien. Absolument rien. Les métaphores animales et végétales (si elles sont des métaphores?) vont dans tous les sens sans qu’on en comprenne grand-chose. Heureusement, les mélodies sont agréables à l’oreille

– Virginie Landry

Hip-hop horrifiant
La Carabine
Chasser ses démons
Note:

Pour son premier album complet, le duo hip-hop mont­réalais La Carabine n’a fait aucune concession à l’air du temps. C’est plutôt à un retour au sampling minimaliste et aux ambiances musicales sombres du rap du tournant des années 1990 (rappelant étrangement les maîtres du horrorcore Gravediggaz) que nous convient Dominique Polski et Marc-André Filion sur Chasser ses démons. Les deux MC livrent des textes à la fois drôles et bourrés de références culturelles avec insolence et, surtout, intensité. Le rythme ne ralentit jamais (12 morceaux en 35 minutes), si bien que le tout semble passer un peu trop vite. Si l’imagerie et l’atmosphère lugubres de Chasser ses démons sont très réussies, on peut lui reprocher le fait qu’aucune pièce ne ressorte réellement du lot.

– Maxime Huard

Ska-punk assumé
Slater & fils
Cours d’inconduite
Note:

Sorti plus tôt en 2016, le dernier album de Slater & fils, Cours d’inconduite, est le remède parfait à la froidure de l’hiver. Le ska-punk (parfois rock) du quatuor permettra de mourir un peu moins par en dedans, alors que le pire mois de l’année (sois maudit février!) arrive à grands pas.Même si la musique de Cours d’inconduite respire la joie de vivre, les moments rentre-dedans ne manquent pas pour autant. La première pièce, Comme sur des roulettes, donne le ton immédiatement dans ce registre.On a aussi beaucoup aimé la fin agressive de Jugement premier, tout comme le rythme galopant de L’achat, chanson dédiée à la surconsommation. On ne peut qu’imaginer l’énergie que déploie la formation en concert.

– Mathieu Horth Gagné

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