Josie Desmarais / Métro Killer Mike lors du concert de Run the Jewels à Osheaga, en 2015.

Cette semaine, Métro craque pour…Run the Jewels, Capitol Vision de Talisco,  Mamma Mia!, Sally Folk, The Great Wall, Holy Hell et Lego Batman.

1. Run the Jewels
Depuis sa naissance en 2013 et la parution de son premier album sous l’étiquette Fool’s Gold – offert gratos sur l’internet, prenez, écoutez, savourez –, Run the Jewels a été encensé par la critique, puis par un cercle sans cesse grandissant d’admirateurs. Le duo de quarantenaires est si aimé que, lorsqu’il apparaît sur scène, ses fans forment tous de leur poing fermé et d’un doigt pointé un symbole qui lui est destiné. Pour ceux qui n’ont pas encore embarqué dans la vague «R! T! J! R! T! J!», notons que ce groupe de hip-hop indépendant réunit le New-Yorkais El-P et le vétéran d’Atlanta Killer Mike, qui a notamment rappé sur l’immortelle Whole World, de OutKast («Bah bah-da, bah bah bah-da da» – sortez-vous ça de la tête maintenant, bonne chance). Parmi leurs faits marquants : à Noël, ils ont sorti un troisième album-surprise (même s’ils ont, par le passé, signé A Christmas Fu*king Miracle, une toune des Fêtes loin des joies naïves). Ils ont aussi collaboré avec Zack de la Rocha, de Rage, sur Close Your Eyes (And Count to F**k). Et quand ils interprètent en live Lie, Cheat, Steal, tout le monde leur répond : «Everybody’s doing it!» Do it, oui, faites-le : passez les voir au Métropolis mardi prochain. (Natalia Wysocka)

2. Capitol Vision, de Talisco
Mmm, voilà le genre de disque qu’il fait bon découvrir et faire tourner à répétition à plein volume jusqu’à ce que les voisins se tannent. Capitol Vision de Talisco, artiste d’origine bordelaise qui fait tout tout seul, ou presque, c’est des beats hyper accrocheurs, des chœurs joyeux, des textes bien ficelés, un peu de folk, de la pop sucrée juste ce qu’il faut et une grosse pièce de clôture, The Race, qui évoque les Pixies, avec un clin d’œil littéraire à Surfer Rosa. D’accord, d’accord, monsieur qui habite en dessous, on baisse le son. (Natalia Wysocka)

3. Mamma mia!
Tut tut tut. On vous entend venir avec vos «C’est tellement quétaine du ABBA» et vos «À part chanter Dancing Queen au karaoké et hurler “C’est ma toune!” en dansant autour de ma sacoche à 2 h 52 quand j’entends SOS, ce groupe est nul». Ah. Sacrilège. Ça fait mal. Les deux mains sur le cœur, on vous prie : cessez. ABBA, c’est du génie. Sachez que Honey Honey fait sourire même quand on l’écoute après s’être fait asperger de sloche par un bus, que Kurt Cobain était un fan fini du band suédois et que si Take a Chance on Me n’avait jamais été composée, ce monde serait clairement beaucoup plus triste qu’il l’est déjà. Constatez-le avec la présentation de la comédie musicale composée des mythiques œuvres de la  formation, ce soir, demain et dimanche, à la Place des Arts. Oui Arts. Comme dans GRAND ART. (Natalia Wysocka)

4. Sally Folk
On craque complètement pour le troisième opus de l’auteure-compositrice-interprète québécoise Sally Folk! Intitulé simplement Troisième acte, l’album, au son un brin plus rock que ses prédécesseurs, est vivifiant en ce temps hivernal. L’album est aussi coloré que son interprète au magnifique look rétro. Sally Folk y chante l’amour sous toutes ses coutures dans des pièces telles J’aurai ton enfant quand même, Bouquet de roses ou Kamasutra. Elle sera en spectacle à Sorel le 25 février au Studio Espace Danse. (Rachelle McDuff)

5. The Great Wall
Pour être franc, on partait avec beaucoup d’a priori. Matt Damon dans un blockbuster fantastique américano-chinois? Un raté, pensait-on. On se trompait. Sorte de Seigneur des anneaux à la sauce asiatique, The Great Wall narre une légende et dévoile la fonction secrète de cet édifice colossal. Cependant, il le fait en s’appuyant sur des costumes et des chorégraphies qui semblent sortir tout droit du Cirque du Soleil, et surtout, une bonne dose d’humour. On passe un bon moment à admirer ce mercenaire qui vient en aide à l’armée chinoise contre des créatures immondes. La Chine tremble, mais Matt Damon surgit. Une bonne surprise. En salle dès aujourd’hui. (Romain Schué)

6. Holy Hell
Si vous avez le goût de plonger dans un documentaire absolument fascinant, regardez Holy Hell, qui porte sur Buddha Field, une secte californienne fondée par un professeur de méditation et ancien acteur porno dans les années 1980. C’est probablement une des incursions les plus intéressantes dans une secte, car son réalisateur, Will Allen, a été le cinéaste officiel de la secte pendant 20 ans. Le guru, qui porte plusieurs noms, dont Michel Rostand, était tellement charismatique qu’il a carrément réussi à convaincre un des membres de se faire violer une fois par semaine tout en se faisant rémunérer 50 $… Et ce n’est pas une blague! Offert sur Netflix. (Rachelle McDuff)

7. Lego Batman
Le plus gros défaut de The Lego Batman Movie est de ne pas être The Lego Movie, le surprenant chef-d’œuvre paru en 2014. Il ne dépasse pas son prédécesseur en qualité, mais le plus récent film mettant en vedette le cauchemar de tout parent qui se promène parfois pieds nus dans le salon est un divertissement qui sera apprécié par les petits et même les grands. Même en version française (mon garçon n’est pas encore à l’âge où il veut voir les films dans leur version originale), Lego Batman est drôle, surtout quand il se moque des autres œuvres mettant en vedette la célèbre chauve-souris. En salle. (Mathieu Horth Gagné)

On se désole pour…

Le remake de The Raid
Dans la pile des choses qui ne servent à rien, s’il vous plaît, ajoutez le remake de The Raid : Redemption. Le projet, qui semblait n’aller nulle part, a repris du momentum cette semaine quand il a été annoncé que Joe Carnahan (The Grey, The A-Team) allait réaliser la nouvelle version du film d’action paru en 2011 qui, pour le genre, est à peu près parfait. Et, de toute façon, il existe déjà un film en anglais (aussi très bon) qui ressemble beaucoup à The Raid. Il s’appelle Dredd. (Mathieu Horth Gagné)

Aussi dans Culture :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!