Dans les années 1970, une équipe, menée par des soldats américains, part à la découverte d’une île du Pacifique. Ce qu’elle y découvre dépasse l’imagination. Des bêtes plus grandes que nature y vivent sous l’autorité du plus féroce des «monstres»: Kong. Entrevue avec Brie Larson et Tom Hiddleston, qui ont côtoyé une des créatures mythiques du cinéma hollywoodien dans Kong: Skull Island.

«Excité à l’idée de faire partie de l’héritage de Kong»

Dans le plus récent long métrage mettant en vedette Kong, Tom Hiddleston joue le rôle d’un aventurier, expert en survie, qui doit mener une expédition à Skull Island. Bien malgré lui, il devra faire preuve d’héroïsme.

Votre personnage, James Conrad, accepte de se rendre à Skull Island pour l’argent. Pour votre part, qu’est-ce qui vous a poussé à accepter le rôle?
Il s’agissait d’un film d’aventures classique. Il me rappelait les films que j’ai regardé en grandissant, comme Indiana Jones, Jurassic Park, King Solomon’s Mines. De plus, j’étais excité à l’idée de faire partie de l’héritage de Kong.

Vos êtes-vous inspiré de ces films pour bâtir votre personnage?
J’ai beaucoup pensé à la réticence de devenir un héros. J’en parlais récemment à Sam Neil [l’acteur principal dans Jurassic Park] et il m’a dit ceci: «La clé pour jouer un héros est de montrer que tu ne veux pas en être un.»

Je voulais aussi créer un personnage original. Nous l’avons nommé Conrad en référence à Joseph Conrad, le héros du roman Heart of Darkness. C’est une histoire de gens qui doivent voyager à contre-courant et faire face à leurs peurs.

Mon personnage est aussi un aventurier dans un moment intéressant de l’histoire, au début des années 1970, une période de grands changements sociaux et politiques. Et il fait face à la nature dans sa forme la plus majestueuse et la plus terrifiante.

«Je voulais que Kong ait une personnalité noble. Je pense que ç’a été réussi.» –Tom Hiddleston

Comment était-ce de tourner sans Kong devant la caméra et d’ensuite voir les résultats à l’écran?
C’est du jeu pur. Tu dois tout construire avec ton imagination. Pendant cinq mois, tu dois imaginer que tu filmes des scènes avec un singe préhistorique de 50 pi. Quand j’ai finalement vu le film, j’ai été soufflé par ce qu’ils avaient été capables de faire.

Quand vous avez vu Kong à l’écran, était-il comme vous l’aviez imaginé?
C’était mieux encore. C’était plus puissant, plus noble… J’avais demandé que Kong soit présenté moins comme un gorille que comme un singe intelligent qui se tient sur ses pattes arrière, comme dans le Kong de 1933. Je voulais qu’il ait une personnalité noble. Je pense que ç’a été réussi.

Qui préférez-vous: Kong ou Godzilla?
Oh, vous me demandez de choisir entre mes deux personnages préférés lorsque j’étais enfant. J’ai grandi avec Godzilla. Un de mes plus vieux souvenirs est la version de Godzilla animée par le studio Hanna-Barbera dans les années 1970, je crois. Je l’adore. Mais je viens de passer trois ans à imaginer Kong et je me suis entiché de lui aussi.

Et que préférez-vous entre jouer le méchant Loki, dans les films de Marvel, ou un héros malgré lui?
J’aime les deux. C’est le fun d’être le dieu de la zizanie, mais j’aime aussi jouer un personnage qui prend moins de décisions égoïstes.

Direction blockbusters

Brie Larson est mieux connue pour son rôle de mère emprisonnée avec son fils dans Room, qui lui a valu un Oscar en 2016. L’actrice de 27 ans fait maintenant le saut dans l’univers des blockbusters avec Kong: Skull Island avant de s’intégrer dans l’univers cinématique de Marvel.

Comment avez-vous vécu la transition du cinéma indépendant vers les blockbusters?
La différence principale est le nombre de personnes présentes sur le plateau. Mon travail, cependant, n’est pas très différent. Il consiste encore à jouer une scène avec une autre personne devant la caméra. Il y a simplement plus de gens autour de nous.

À quel point le plateau et les décors dans lesquels vous avez filmé Kong étaient impressionnants?
C’était assez incroyable. Je n’avais jamais tourné dans un film de cette envergure. Ç’a été beaucoup plus facile de m’adapter parce que nous filmions dans des décors réalistes plutôt que seulement devant des écrans verts. Imaginer Kong, c’est une chose, mais imaginer tout l’environnement qui nous entoure en est une autre.

Justement, quels étaient les défis de tourner les scènes où vous êtes avec Kong, mais où ce dernier n’est pas avec vous devant la caméra?
Je devais utiliser mon imagination, un peu comme lorsque tu joues quand tu es enfant. Mon travail est toujours de prétendre que quelque chose est en train de se produire. Dans Kong, c’était poussé à l’extrême. Je devais grimper dans des arbres et courir dans la forêt tout en parlant avec un ami imaginaire.

Comment vous êtes-vous préparer en vue des scènes d’action que vous alliez tourner?
Je me suis entraînée pendant deux mois avant le tournage, et j’en suis très heureuse. Je ne m’imaginais pas le niveau d’énergie qu’on doit avoir pour tourner ce genre de film.

Est-ce que ça vous a permis de vous préparer en vue de votre participation à l’univers de Marvel?
J’ai beaucoup appris en faisant Kong: Skull Island. Je suis contente de l’avoir tourné avant de jouer Captain Marvel. Tu dois être vraiment en forme pour faire ce genre de film et c’était la seule façon pour moi de l’apprendre. Maintenant je suis prête pour le prochain.

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