Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums d’Albin de la Simone, CFCF / Jean-Michel Blais, Jacques Jacobus, IAM.

Légèreté
Albin de la Simone
L’un de nous
Note:

M. de la Simone, c’est l’ourson sur la pochette. L’artiste ne se prend visiblement pas au sérieux, et ça se reflète dans la douce absurdité de ses textes, comme en témoignent les titres Embrasse ma femme et Ma barbe pousse. La conception de ce cinquième album de l’artiste français est singulière :en deux jours, il a enregistré seul piano et voix. Puis, il a mandaté ses collaborateurs pour habiller l’ensemble. Harpe, scie musicale, violons et violoncelles agrémentent ainsi joliment les pièces, qui se laissent écouter en toute légèreté.

– Marie-Lise Rousseau

Voyage mélodique
CFCF / Jean-Michel Blais
Cascades
Note:

Cet EP issu d’une collaboration entre le pianiste Jean-Michel Blais et le producteur CFCF est un doux voyage mélodique. Même si les machines électroniques sont présentes, il n’est pas question de gros beats ou de basses puissantes. C’est plutôt en appui mélodique au piano que le montréalais Mike Silver, alias CFCF, fait sentir sa présence, faisant de Cascades une proposition relaxante, mais cérébrale tout à la fois. Les influences du compositeur minimaliste américain Steve Reich se font fortement sentir, surtout sur le titre Two Mirrors.

– Dominique Cambron-Goulet

Bien à lui
Jacques Jacobus
Le retour de Jacobus
Note:

Jacques Alphonse Doucet est maintenant Jacques Jacobus. La moitié de l’excellent duo Radio Radio fait cavalier seul, au moins le temps d’un album, intitulé Le retour de Jacobus. Le rappeur ne s’est pas trop éloigné de l’univers musical dans lequel il bidouille depuis 10 ans. L’ancien de Radio Radio, Arthur de Comeau, a d’ailleurs été impliqué dans la création des chansons. Cela dit, Jacobus s’approprie son monde par les thèmes qu’il aborde (apparemment, il est un gros fan de magie), faisant de l’album une œuvre unique et personnel.

– Mathieu Horth-Gagné

Invincibles
IAM
Rêvolution
Note:

Le dernier disque d’IAM, paru en 2013, devait être… le dernier. Manifestement, les invincibles ninjas du rap français n’avaient aucune envie de s’arrêter, car ils reviennent quatre ans plus tard avec un huitième album, le plus énergique des 15 dernières années. Outre quelques titres qui auraient pu être mis de côté, les pièces de Rêvolution sont l’œuvre d’un groupe qui, après un quart de siècle de carrière, se laisse aller à son art avec un plaisir et un dévouement intacts. «Ça nous fait ça depuis longtemps», chante Shurik’n. On le croit.

– Maxime Huard

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