Cara Howe/Netflix Finn Jones, alias Danny Rand (Iron Fist), ne réussit pas à faire sa marque dans la nouvelle série produite par Marvel et Netflix.

Depuis le début du partenariat entre Netflix et Marvel, chacune des séries mettant en vedette des superhéros peu connus comptait au moins un aspect mémorable.

Daredevil comporte des scènes de combat époustouflantes et un groupe de personnages dont les interactions sont réellement charmantes. Jessica Jones peut compter sur une actrice principale (Krysten Ritter) et un vilain (Kilgrave, joué par David Tennant) extrêmement charismatiques. Luke Cage a un univers magnifiquement construit et des personnages secondaires inoubliables (notamment Cottonmouth, joué par Mahershala Ali, et Mariah Dillard, interprétée par Alfre Woodard).

Iron Fist a…? Pas grand-chose, du moins dans les six premiers épisodes visionnés avant d’écrire ce texte.

La série commence alors que Danny Rand (Finn Jones) débarque dans le gratte-ciel portant le nom de son père, habillé comme un gars qui passe son temps à jouer au aki en avant du cégep de Rimouski. Il n’est pas accueilli comme un fils de milliardaire pourrait s’y attendre. Et il y a une bonne raison à cela. Danny aurait perdu la vie en même temps que sa mère et son père dans un écrasement d’avion dans l’Himalaya, 15 ans plus tôt.

Si ses parents sont réellement morts, Danny a survécu. Il a été secouru par les moines de K’un L’un, un lieu sacré qui existe dans une autre dimension, où il est devenu un féroce guerrier (et Danny ne se gène pas pour le répéter encore et encore à tous ceux qui veulent bien l’entendre).

Un temps fou est consacré au retour de Danny à New York et aux tentatives qu’il fait pour reprendre sa place au sein de l’entreprise familiale. Heureusement que Joy et Ward Meachum (Jessica Stroup et Tom Pelphrey), des amis d’enfance de Danny maintenant responsables de la compagnie, sont des personnages intéressants, car toutes les scènes d’intrigue de tour à bureaux auraient été encore plus insupportables.

Le fait que Danny retrouve une place dans le seul endroit qui le rattache à son ancienne vie est un élément essentiel de l’histoire, mais personne ne regarde une série de Marvel pour se faire servir une sous-copie d’un épisode de The Good Wife.

Les choses ne s’améliorent pas quand Iron Fist plonge dans l’action. Les scènes de combat impliquant Danny sont au mieux ordinaires, au pire ennuyantes.

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Colleen Wing (Jessica Henwick), qui devient rapidement une partenaire de notre héros, apporte une passion et une rage viscérale à ses duels. Elle est plus intéressante que le protagoniste, mais pas assez souvent à l’écran pour sauver le spectacle.

Difficile de savoir si le manque d’intérêt pour Danny Rand est dû au jeu de Finn Jones ou à la création d’un personnage principal et d’un univers déficients, mais Iron Fist peine a retenir l’attention.

La série semble vouloir décoller au sixième épisode. La menace devient un peu plus claire, et Danny a finalement quelque chose d’intéressant à faire. Les fans du genre ou du personnage risquent fort de devoir persévérer (et peut-être seront-ils récompensés), mais il n’y a rien de gênant à abandonner Iron Fist avant la fin.

The Defenders
Iron Fist, la quatrième série de Netflix produite en collaboration avec Marvel, met la table pour The Defenders.

Cette série, dont la sortie est prévue cet été, mettra en vedette Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist (un peu comme les Avengers). Espérons que The Defenders sera de la même qualité que les trois premières offrandes de Netflix et de Marvel.

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