gracieuseté – Ici Radio-Canada Télé Les auteurs Sylvie Lussier et Pierre Poirier ont assisté à la dernière journée de tournagede L'auberge du chien noir.

Après 15 ans en ondes, Sylvie Lussier et Pierre Poirier disent au revoir au téléroman «L’auberge du chien noir». Ils planchent déjà sur un autre projet.

«Émotionnellement, c’est difficile parce qu’il y a toutes sortes de dernières. En octobre, on a remis le dernier texte, il y a eu la dernière journée en studio (le 15 décembre), le dernier party de Noël et En direct de l’univers», mentionne Mme Lussier.

Le dernier épisode du téléroman sera diffusé à Radio-Canada, le 23 mars. Une émission spéciale où le comédien François L’Écuyer, qui interprète Denis Fillion, interroge les autres comédiens sera présentée la semaine suivante.

«On ne l’a pas encore vue, ce sera une surprise», indique la résidente de La Prairie.

Les auteurs ont également eu droit à une édition spéciale de l’émission En direct de l’univers. Ils étaient 35 invités gravitant autour du téléroman à être célébrés. «Je n’en reviens pas ce qu’ils ont réussi à faire. On a tous eu notre moment», affirme Mme Lussier.

Elle ajoute que la «gang de l’auberge» survivra à cette fin et qu’elle s’organisera encore des partys.

15 ans en ondes
D’emblée, les auteurs soutiennent qu’ils auraient pu continuer longtemps ce téléroman grâce aux nombreux personnages à qui ils pouvaient faire vivre toutes sortes d’aventures.

«On était dans nos pantoufles. On savait où on s’en allait. Avec un nouveau projet, il faut tout recréer», affirme M. Poirier.

Il explique que l’histoire de L’auberge du chien noir a été créée à l’époque au tour de la paternité, soit celle de Marc (Vincent Graton) qui a élevé seul ses deux enfants et avec Georges Trudeau, le patriarche.

«Il y a 15 ans, les relations mère-fille étaient beaucoup explorées, mais père-enfant beaucoup moins», renchérit Mme Lussier.

Les auteurs pensent les dialogues à force d’observation et d’imagination. Ils s’inspirent aussi d’anecdotes qu’on leur raconte. «On part de la réalité et on l’embellit», indique-t-elle.

Ils trouvent exceptionnel d’avoir pu poursuivre l’aventure aussi longtemps, mais seraient étonnés que d’autres émissions durent plusieurs années.

«La télé change tellement vite. On ne sait pas de quoi elle sera faite dans 15 ans», souligne Mme Lussier.

La musique
La musique était un élément important dans l’émission. Dès les débuts, les auteurs avaient la volonté de l’intégrer. Au départ, des artistes connus performaient sur les planches de l’auberge au cours de l’émission. Au fil des années, Mme Lussier et M. Poirier ont constaté que les épisodes avaient plus de succès lorsque les comédiens chantaient.

Ils ont donc fondé un groupe maison, le Caboose band, qui survit à la fin de l’émission. Les comédiens qui sont membres du groupe ont d’ailleurs décidé de partir en tournée dans différentes salles au Québec.

Nouveau projet
Les auteurs ont écrit quatre épisodes d’une nouvelle émission qu’ils ont remises à Radio-Canada. La Société d’État leur en a demandé quatre autres. Elle se basera sur ces écrits pour prendre la décision de la produire ou non.

Si le projet est accepté, Mme Lussier et M. Poirier auront 24 épisodes à écrire par saison.

Sans dévoiler beaucoup de détails, ils assurent qu’il y aura un animal au cœur de l’émission, un élément important pour la vétérinaire et le technicien en santé animal. C’était notamment le cas de L’Auberge du chien noir avec Caboose.

Aussi dans Culture :

blog comments powered by Disqus