Les Films du 3 mars Un jeune marin du documentaire Terres lointaines.

Cette semaine, Métro craque pour…Terres lointaines, P.S. Jérusalem, les intros de Stephen Colbert, Frànçois & The Atlas Mountains, Mystery Science Theater 3000, Minus One et l’anniversaire de Buffy.

1. Terres lointaines
Être marin aujourd’hui, c’est aussi pouvoir prendre des selfies, jaser sur WhatsApp, envoyer des courriels à sa douce moitié restée sur la terre ferme. Mais c’est quand même la solitude, les moments de doute. C’est la famille qui attend à la maison, c’est le salaire qu’il faut gagner pour nourrir les siens, c’est la naissance de son enfant qu’on rate, car le navire quitte le port. Avec ce documentaire immersif dans la lignée stylistique de Fuocoammare ou de Leviathan, le réalisateur québécois Félix Lamarche nous plonge dans le quotidien de huit de ces hommes, hollandais et philippins, qui travaillent fort sur les flots. Récompensé aux derniers Rendez-vous du cinéma québécois, le film nous entraîne avec ces gaillards, jeunes pour la plupart, dans leur quotidien. Un quotidien qu’on expérimente et qu’on ressent réellement grâce à ces sons métalliques, à ce ciel violacé qui vire au noir, à ces craquements enveloppants, à ces gros plans d’eau, à l’immensité de l’horizon et à ces confidences livrées spontanément, qui nous entraînent ailleurs, au loin(Natalia Wysocka)

2. P.S. Jérusalem
«Pourquoi il y a des colonies? Pourquoi il y a des checkpoints? Ils font quoi les soldats?» Ces questions posées par deux enfants new-yorkais qui viennent d’emménager à Jérusalem mettent en relief toute la complexité de la situation israélo-palestinienne. Malgré le conflit, la cinéaste Danae Elon a voulu retourner s’établir dans son pays natal, le seul endroit où elle se sent véritablement chez elle. Mais sa vie de famille en sera inévitablement ébranlée… Avec son approche intimiste, ce documentaire pose un regard inédit et touchant sur cet enjeu. En salle. (Marie-Lise Rousseau)

3. Les intros de Stephen Colbert
Il y a trois ans, mon collègue nostalgique de Buffy (voir case no 7) exprimait ici son souhait que Stephen Colbert «n’abandonne pas totalement la satire politique» en reprenant le Late Show. Vœu exaucé. S’il a, dès le départ, apporté un ton plus «conscientisé» par rapport à ses concurrents, l’élection de Trump l’a galvanisé. Il peut se passer 20 minutes avant que l’animateur, qui grapille son retard sur Jimmy Fallon, accueille son premier invité. Le comédien s’est même permis d’employer des mots «biiiiipés» face caméra et de cacher son doigt du milieu derrière son autre main en abordant des sujets trumpesques. Les late nights ont le vent dans les voiles, et Colbert est en tête de flotte. En semaine à 22 h 35 sur Global.(Baptiste Barbe)

4. Frànçois & The Atlas Mountains
Solide mirage n’est pas l’album le plus accessible du français Frànçois. Sa pop-rock onirique se nourrit de nombreuses influences, dont l’électro (Âpres après), le folk (1982) et le punk (Bête morcelée). Cet éclectisme demande du travail à l’auditeur, qui peut y perdre ses repères, mais mérite néanmoins son attention, ne serait-ce que pour apprécier la poésie des textes engagés, teintés par les attentats qui ont touché la France en 2015 et la crise des réfugiés. (Marie-Lise Rousseau)

5. Mystery Science Theater 3000
La première bande-annonce de la relecture de Mystery Science Theater 3000 laisse présager tout plein de bonheur pour les amateurs de l’original. L’intro en animation image par image est savoureuse à souhait. Felicia Day et Patton Oswald semblent parfaits dans les rôles de Kinga Forrester et de TV’s Son of TV’s Frank, les enfants des vilains originaux, qui à leur tour tourmenteront notre héros en lui faisant écouter des films de qualité discutable. La nouvelle série sera offerte le 14 avril sur Netflix. (Mathieu Horth-Gagné)

6. Minus One
 + 1 000 pour Minus One. Quand un spectacle de danse a le potentiel de combler aussi bien un Rambo Gauthier qu’un puriste des Grands Ballets, on dit bravo. Tout est fantastique : les 30 danseurs qu’on apprend à connaître grâce à une voix off, l’éclairage de précision, la musique hypnotisante, l’humour bien dosé. Divulgâcheur : même certains spectateurs sont mis à contribution. Et comble du bonheur, on n’a pas été choisi! (Mathias Marchal)

7. Célébrer l’anniversaire de Buffy

Buffy the Vampire Slayer a 20 ans cette année. L’occasion est donc idéale pour se retaper la série au complet, ou au moins quelques épisodes pour se souvenir à quel point l’œuvre de Joss Whedon était divertissante. La façon d’aborder certains sujets a mal vieilli (Xander serait beaucoup plus confortable avec l’homosexualité d’un de ses camarades de classe en 2017), mais la série tient encore la route. Pas si étonnant quand on considère la qualité du matériel.  (Mathieu Horth Gagné)

On se désole pour…

Une bande-annonce de bande-annonce

Attention, il y a un moment «old man yells at cloud» qui s’en vient. Hier, Justice League a publié une aguiche (teaser) de
15 secondes pour annoncer la sortie d’une bande-annonce demain. Le phénomène n’est pas nouveau. Il m’a probablement davantage frappé à cause de ma déception par rapport au développement de l’univers cinématographique de DC, qu’on peut aussi appeler : superhéros triste ou fâché dans la pénombre. Qu’importe, trop de buzz, c’est comme pas assez. (Mathieu Horth Gagné)

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