«Concevoir une série, c’est facile. C’est comme organiser une fête délirante avec une bande d’invités magistraux qui sont tous au sommet absolu de leur art.»

Ce n’était peut-être pas une fête délirante, mais la conférence de Roy Price, vice-
président d’Amazon Studios, était assurément l’un des événements les plus courus au MIPTV hier. Le parterre du Grand Palais cannois était plein, plein, comme si tout le monde avait voulu s’abreuver à la source de la réussite. Car elle en accumule, des succès, «la compagnie souvent comparée à cette autre compagnie qu’on ne nommera pas, mais qui rime avec Webflix», s’est amusé l’animateur Scott Roxborough.

Pour mettre la table, façon cinq services, le journaliste du Hollywood Reporter a présenté une vidéo. Au son du Hey Mama de David Guetta, des extraits de productions récentes d’Amazon se sont mis à défiler. Dans le lot, il y avait Goliath, série pour laquelle Billy Bob Thornton a obtenu un Golden Globe. Puis Mozart in the Jungle, qui est aussi sortie un peu de nulle part pour rafler deux prix aux derniers GG, dont un pour Gael García Bernal. Sans oublier le giga grand coup du studio, Transparent.

Arrivant sur scène en mode très (Amazon and) chill, Roy Price a volontiers livré ses «secrets». On met le mot entre guillemets, car on aurait aussi bien pu écrire ses «idées 
guidées par le gros bon sens».

Voici, en somme, ce que propose l’homme : «Engagez les gens qui sont au top dans leur domaine. Qui sont bons, inspirés, motivés, excités par leur travail. Et donnez-leur ensuite le pouvoir de se dépasser!» Laisser libre cours à la créativité des artistes passionnés par leur boulot. Voilà. Simple.

«Si la qualité vous tient à cœur, engagez les meilleurs.» – Roy Price, 
vice-président 
d’Amazon Studios

Et il faut croire que sa méthode fonctionne. En plus de ses séries, Amazon s’est lancée dans la production de films. Son Manchester by the Sea, réalisé par Kenneth Lonergan, a fait le circuit des galas, s’illustrant aux BAFTA Awards, aux GG, aux Oscars.

Et l’année à venir sera du même genre, a ajouté Roy Prix, pardon, Price. Amazon a des projets en cours de développement avec Barry Jenkins, le réalisateur de Moonlight. Même le plus indépendant des indépendants, Richard Linklater (Dazed and Confused et Boyhood, c’est lui) s’est allié au géant américain.

Comment? Pourquoi? Ou plutôt: «Pourquoi vous et pas Netflix?» a voulu savoir l’animateur. «Parce qu’on sort les films en salle avant de les rendre accessibles en ligne! Les spectateurs (et les réalisateurs) aiment voir les films sur grand écran. Pourquoi ne pas encourager le cinéma? Je crois aussi que, si une œuvre est sortie en salle avant d’atterrir sur notre plateforme, elle vient avec un sceau d’approbation.» On approuve.

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