Métro Quelques minutes avant le début du spectacle

Moldus et mordus ont offert une ovation enthousiaste à l’orchestre symphonique dirigé par l’Américaine Sarah Hics au terme d’une soirée magique mêlant projection de Harry Potter and the Philosopher’s Stone (Harry Potter à l’école des sorciers) et musique, samedi à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts.

Au cinéma, quand un film se termine, les spectateurs quittent la salle au fur et à mesure, dès le lancement du générique. Samedi, celui-ci a sonné le moment fort du ciné-concert, quand les près de 3000 personnes, envoûtées, sont restées assises pour profiter pendant une dizaine de minutes de la séquence finale de la trame sonore de John Williams, nommée aux Oscars en 2002. S’en sont suivis de longs applaudissements et acclamations.

Certes, le public semblait conquis d’avance au vu des robes de sorcier et des écharpes rouge et or de Gryffondor – la maison de l’école Poudlard à laquelle appartiennent les héros Hermione Granger (Emma Watson), Ron Weasley (Rupert Grint) et Harry Potter (Daniel Radcliffe) – aperçues à l’entrée, dont un duo père-fille. Mais même si une partie des spectateurs était plus proche d’un dixième visionnement – voire plus – qu’un premier du long métrage original de la saga, les compliments ne sont pas venus uniquement de la bouche des plus jeunes à la sortie.

Présenté pour la première fois à Montréal, ce ciné-concert met en valeur l’influence quasi continue de la musique dans cette adaptation du roman de J.K. Rowling. Car si un écran géant projette le film en hauteur, c’est bien l’orchestre placé en-dessous qui joue le premier rôle. Un duo fascinant dont on se surprend régulièrement à observer le bras musical, composé de 74 instrumentistes, plutôt que celui cinématographique.

Et quand on regarde l’écran, on se rencontre rapidement que le trame sonore est rarement silencieuse plus de trois minutes, rendant parfois inaudibles les répliques des personnages (l’affichage des dialogues n’en fait pas un problème pour les francophones). Le spectacle a levé dès les premières notes emblématiques de la saga, des applaudissements de fans se faisant entendre dès l’ouverture du film. Puis, séquence après séquence, cordes, cuivres, bois et percussions joués en temps réel ont apporté une puissance inégalée à une bande originale déjà excellente. La dramaturgie du match de quidditch – le sport préféré des sorciers –, la tension de la partie d’échecs (la version magique, c’est à dire celle où un cavalier peut être pulvérisé), les adieux à la fin de l’année scolaire… chaque scène emblématique est revisitée d’une manière unique. On ne s’étonnerait pas que plusieurs poils se soient hérissés.

Seul bémol de la soirée: des changements de luminosité de l’écran perturbants et fréquents avant l’entracte, mais qui ont disparu dans la seconde partie.

Au son du succès de cette première – une deuxième représentation aura lieu dimanche à 15h –, l’aventure symphonique n’en est à qu’à ses premiers coups de baguette. Deux dates sont déjà annoncées pour le deuxième volet, Harry Potter and the Chamber of Secrets (Harry Potter et la Chambre des secrets), soit les 21 et 22 octobre prochains. Et après cela, il restera encore six films. Autant dire que les projecteurs ne s’éteindront pas de si tôt au-dessus des musiciens. Lumos!

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