Chantal Lévesque/Métro Jeik Dion, Benoit Mercier et Simon Chénier, des Mystérieux étonnants, enregistreront leur 500e épisode devant public samedi au pub Brouhaha, dans Rosemont.

La BD, les films de superhéros, la culture populaire, les Mystérieux étonnants en jasent depuis 11 ans dans leur populaire baladodiffusion du même nom. Et le mieux dans tout cela? Tout le monde est bienvenu dans leur univers.

Le snobisme geek est proscrit chez les Mystérieux, qui enregistreront leur 500e épisode devant public samedi au pub Brouhaha, dans Rosemont. «Si tu as un t-shirt de The Hulk et que tu ne lis pas la BD, tu es quand même dans la gang», affirme Benoit Mercier, seul membre fondateur de la balado encore actif à temps plein, en entrevue avec Métro.
«Il n’y a rien de plus chiant que de la mauvaise foi geek», ajoute-t-il, flanqué de ses coanimateurs et amis Simon Chénier, fin connaisseur de cinéma douteux et de Terre humaine, et Jeik Dion, dessinateur de BD.

Ça tombe bien que les portes du party soient ouvertes à tous puisque les Mystérieux s’apprêtent à franchir d’importantes étapes. En plus de leur 500e show (let’s go les gars, il n’en manque que 500 pour atteindre les 1 000), ils s’apprêtent à baptiser leur tout nouveau studio d’enregistrement, situé dans les locaux du studio Lounak, dans le Mile End.

Si le projet a été mené par la gang du podcast, il a été propulsé par les fans de cette dernière. Désirant avoir un vrai chez-eux après des années de travail à CHOQ, la webradio de l’UQAM, les Mystérieux ont organisé une campagne de sociofinancement pour construire leur petit nid.

«Ça faisait longtemps que je voulais faire un indigogo, mais j’ai attendu un an avant de me lancer, raconte M. Mercier. Ça me stressait. J’avais peur de voir qu’on avait ramassé juste 800 $ et que tout le monde s’en câlissait.»

Les fans ont finalement donné plus de 18 000 $. «Moi, je voulais qu’on demande 50 000 $», s’amuse Jeik Dion.

Cette synergie avec les fans, les Mystérieux la vivent surtout dans les événements ouverts au public comme celui de samedi. «Parfois, il n’y a plus de place et les gens décident de rester debout pendant deux heures, raconte M. Dion. Je ne pensais jamais vivre ça de ma vie.»

«Ce sont des gens qui viennent pour t’écouter parler», s’étonne encore Simon Chénier.

Et les échanges entre les animateurs et les fans sont encouragés, même par M. Chénier, plus réservé que ses deux compères. «Je le dis des fois dans les shows. C’est pas parce que j’ai l’air bête que vous ne pouvez pas venir me voir.» (Rires)

«Moi, j’étais un fan des Mystérieux avant de me joindre à l’émission, indique M. Dion. Après quelques mois d’écoute, tu as l’impression de jaser avec eux et de les connaître. Donc, quand je rencontre des auditeurs, je les serre dans mes bras. Ça devient des chums en une couple de minutes.»

Pour un calin, vous savez où aller.

Les suggestions des Mystérieux étonnants
Les membres des Mystérieux étonnants, interrogés à brûle-pourpoint, ont accepté de donner quelques suggestions de produits culturels à consommer sans modération.
•    Benoit Mercier. Film : UHF, avec Weird Al Yankovic, pour se mettre dans l’ambiance Mystérieux étonnants. Télé: Hannibal et The Shield. BD: Fatale, d’Ed Brubaker.
•    Simon Chénier. Télé : L’œuvre complète de L’heure JMP. (Rires) BD: Hawkeye, de Matt Fraction. Film: Les guerriers du Bronx, si on veut tomber dans le cinéma de genre, le cinéma douteux qui est cher à mon cœur.
•    Jeik Dion. BD: Arkham Asylum, de Grant Morrison. Jeu vidéo: Inside, un jeu indépendant pas cher qui se passe en deux jours et qui est un petit chef-d’œuvre.

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