Hugo B. Lefort La singularité est proche est portée par une solide distribution, soit Isabeau Blanche, Olivier Gervais-Courchesne, Mathieu Handfield, Maude Hébert, David Strasbourg et Anne Trudel.

Cette semaine Métro craque pour…La singularité est proche, T2, Ali Wong: Baby Cobra, Les Croquins, le retour de Jordan Peele, Prêt, pas prêt! et la saison 2 de Master of None.

1. La singularité est proche

Tout débute avec l’espoir d’une «bonne journée!» Il fait 27 avec un p’tit vent, Anne replace sa serviette sur la plage. Et la replace. Et la replace. Et la replace encore. Bizarrement, son irritant de collègue lui apparaît soudain, tasse de café à la main, pour lui vanter les vertus du paintball. Elle ne veut rien savoir; lui ne veut rien savoir de s’en aller. Il n’est pas le seul. Anne se retrouve vite entourée de gens qui discutent, qui veulent son bien, qui chantent même Wonderwall d’Oasis en reprenant 78 fois les accords du début à la guitare. Mais si toutes ces personnes étaient, en réalité, elle-même, Anne «qui parle avec d’autres faces?» Le toujours inspiré Jean-Philippe Baril-Guérard s’inspire à son tour de l’essai La singularité est proche, du futuriste Ray Kurzweil, pour offrir cette astucieuse, originale et tragi-comique réflexion sur le vieillissement, sur l’intelligence artificielle et sur la victoire sur la mort. Victoire de pièce. À L’Espace Libre jusqu’à demain. (Natalia Wysocka)

2. T2
On avait tant aimé le premier, on avait si peur d’être déçue par le second, qu’on a attendu vraiment longtemps avant de finalement voir Trainspotting 2 sur grand écran. Nos appréhensions ont bien failli nous coûter une suite inventive, saprément bien pensée, qui respecte, respect, presque parfaitement l’esprit original. La trame sonore est encore une fois impec, laissant la place grande aux Écossais de Young Fathers, dont l’album White Men Are Black Men Too avait remporté, fort justement, le Mercury Prize. Juste pour la scène où Mark Renton dépose l’aiguille de son tourne-disque et où une fraction de seconde de Lust for Life explose dans le stéréo, ça vaut la peine. Ne manquez pas votre chance, ça passe encore au Cinéma du Parc. (Natalia Wysocka)

3. Ali Wong: Baby Cobra
Elle est hilarante, hardie, pince-sans-rire et d’une franchise parfois déconcertante! Elle s’appelle Ali Wong et son spectacle de stand-up Baby Cobra, diffusé sur Netflix, pourrait déranger certaines âmes sensibles. Et c’est exactement ce qu’on aime en humour! Enceinte de 7 mois lors de l’enregistrement en 2015, l’Américaine de 35 ans n’a pas la langue dans sa poche. Un de ses numéros, dans lequel elle avoue consommer de la porno sur l’internet depuis qu’elle est jeune, est désopilant. «J’ai cassé avec mon ex parce qu’il ne voulait pas faire de l’anal. Voyons donc, si je mettais sur Craigslist une annonce disant “Petite femme asiatique cherche anal”, l’internet planterait!» (Rachelle McDuff)

4. Les Croquins
Les Éditions Cardinal mettent les fruits et les légumes à l’honneur dans leur nouveau livre pour enfants Les Croquins. Les petits pourront découvrir l’histoire de Giovanni Brocoli, Henri Kiwi, Miguel Tomate ou encore Luca Manioc, savoir d’où ils viennent dans le monde et quelles sont leurs particularités. Écrit par Élisabeth Brisset des Nos et illustré par Paule Trudel-Bellemare, Les Croquins est à la fois ludique et instructif. Quelques recettes sont aussi proposées, question de passer de la théorie à la pratique. Un bel ouvrage pour rendre l’endive ou le brocoli sympathiques aux enfants. (Audrey Lavoie)

5. Le retour de Jordan Peele
Après avoir vu l’excellent et socialement brillant Get Out, nous espérions que Jordan Peele amènerait de nouveau sa touche unique au monde de l’horreur. Bonne nouvelle, le réalisateur s’attaquerait présentement à une adaptation du roman de Matt Ruff, Lovecraft Country, pour HBO. L’intrigue du livre se déroule dans les années 1950, où un jeune ancien combattant noir est confronté au racisme et aux terreurs purement lovecraftienne pendant qu’il essaie de retrouver son père. (Mathieu Horth Gagné)

6. Prêt, pas prêt!
«Elle, je sais déjà qu’elle est gentille parce qu’elle est habillée en clown-fille. Et en plus elle a les mêmes cheveux qu’Ariel, la petite sirène!» Avant même d’avoir écouté le dernier album de la chanteuse Atchoum, Prêt, pas prêt!, notre chroniqueuse aux Affaires enfantines chez Métro, Anaïs, cinq ans, est déjà (presque) conquise. L’écoute du CD et le visionnement du DVD confirment la première impression. Bon stock! Le produit final passe aussi le test parental, car il ne contient aucune ritournelle accrocheuse qui pourrait ruiner vos prochains déplacements en auto au cours des vacances estivales qui s’en viennent. (Mathias Marchal)

7. La saison 2 de Master of None

Il a fallu un an et demi avant de se délecter d’épisodes inédits du bijou d’Aziz Ansari (cocréé avec son pote Alan Yang), le grand amateur de bouffe. Master of None, l’histoire d’un trentenaire et de ses relations, nous avait séduit par son humour, son authenticité, son esthétisme et sa créativité. Une créativité plus assumée ici : un début de saison en Italie alors que la série exhale ce que New York a de mieux, un épisode d’une heure et d’autres de 30 minutes, du noir et blanc, une séquence sans aucun son ambiant mettant en scène des malentendants… Et sur le fond, Ansari poursuit avec des épisodes thématiques plus brillants les uns que les autres, sur la religion musulmane, sur l’homosexualité dans la communauté noire ou encore sur la magie et le blues d’une amitié qui espère plus. Sur Netflix.  (Baptiste Barbe)

On se désole pour…

Alien : Covenant

Il y a 30 minutes excellentes, éparpillées ici et là, dans Alien : Covenant. Les scènes d’horreur impliquant les monstres extraterrestres sont plutôt réussies. La relation entre les androïdes, tous deux joués par Michael Fassbender, est plutôt intéressante. Quoiqu’on se lasse rapidement des questionnements philosophiques sur la création et sur l’évolution. Après tout, la force de la franchise d’Alien vient de la terreur et du suspense générés par la présence de bête sanguinaires traquant leurs proies humaines. (Mathieu Horth Gagné)

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