Lucasfilm Carrie Fisher, dans le rôle de la princesse Leia

Il y a 40 ans aujourd’hui, un «petit» film de science-fiction sans prétention (oui, c’est Star Wars) sortait en salle. Avec lui, une héroïne qui allait changer le visage du cinéma pour toujours.

La princesse Leia est une des premières, et surtout une des plus influentes héroïnes d’action de l’histoire du cinéma. Le décès de son interprète, Carrie Fisher, en décembre dernier, a envoyé une onde de choc chez les fans de la franchise. Leia sera tout de même en action dans l’épisode VIII, en salle le 15 décembre, et son influence se fera sentir encore longtemps.«Ce n’est pas une princesse, c’est une guerrière», a indiqué la critique de cinéma et édimestre chez Radio-Canada Helen Faradji, en entrevue avec Métro. C’est une rebelle, une meneuse, une générale… Elle a détruit le modèle traditionnel de la princesse Disney.»

Si elle est parfois en détresse, Leia garde tout de même le haut du pavé. Dès sa première apparition à l’écran dans A New Hope, on la voit demander de l’aide, mais pas pour des raisons égoïstes. «Elle donne son message à R2D2 pour sauver son peuple, pour sauver la rébellion, explique Mme Faradji. C’est une idée très masculine du héros qui se sacrifie pour une cause plus noble et plus grande que lui.»

Le réalisateur et chargé de cour à l’Université de Montréal Marc Joly-Corcoran se désole toutefois du traitement de Leia dans les deux derniers volets de la trilogie originale. «Le rôle de la princesse dans A New Hope est marquant par sa vivacité, sa spontanéité et son leadership naturel, a affirmé celui qui est aussi corédacteur en chef, section blogue, de Kinephanos, une revue d’étude des médias et de culture populaire. Mais les modèles traditionnels rattrapent la saga en cantonnant lentement son rôle à celui de faire-valoir dans les opus suivants.»

Cela dit, l’héritage de Leia est bien présent dans l’univers de Star Wars. Les deux personnages principaux des deux plus récents films de la franchise sont notamment des femmes. «On a toutefois perdu un peu d’impertinence, on a perdu le côté baveux que Carrie Fisher avait insufflé à Leia», note Mme Faradji.

«La plupart des héroïnes de films d’action à grand déploiement ont une dette envers la princesse Leia et la façon dont Carrie Fisher l’a interprétée.» – Helen Faradji, critique de cinéma

Star Wars partout, tout le temps

Rares sont les films ou les séries télé de genre qui ne contiennent pas au moins une référence subtile à Star Wars, une blague de Jedi, un commentaire désobligeant sur ces bêtes mignonnes et incomprises que sont les Ewoks. Voici donc nos hommages préférés à la célèbre franchise qui fête aujourd’hui ses 40 ans.

Toy Story
Des références à Star Wars sont bien visibles dans chacun des volets de la trilogie de Toy Story. Dans l’original, Sid, l’horrible garçon qui mutile ses jouets, reprend brièvement le rôle de Grand Moff Tarkin lorsqu’il «interroge» Woody. Les parallèles sont encore moins subtils dans le second film, principalement au cours des affrontements entre Buzz Lightyear et l’Empereur Zurg, qui sont un miroir des duels entre Luke Skywalker et Darth Vader. Enfin, le dernier volet de la trilogie (qui me fait pleurer chaque fois; ne me jugez pas) fait un clin d’œil à Return of the Jedi quand le bébé poupée soulève Lotso (l’ourson en peluche rose et vilain principal du film) au bout de ses bras avant de le jeter dans une benne à ordures.

Clerks
Star Wars est omniprésent dans la filmographie de Kevin Smith. Par exemple, Silent Bob réussit à récupérer une vidéocassette incriminante en utilisant la «Force» dans Mallrats, Carrie Fisher joue une sœur et Mark Hamill Cocknocker dans Jay and Bob Strike Back, et Hooper, un bédéiste, critique Lando Calrissian et le racisme de LA trilogie dans Chasing Amy. Toutes ces références pâlissent toutefois en comparaison avec le fameux débat de Clerks sur l’éthique de l’attaque sur l’Étoile de la mort dans Return of the Jedi. Randal souligne à Dante que la nouvelle Étoile de la mort était encore en construction au moment de sa destruction, ce qui signifie qu’un paquet d’innocents contracteurs ont explosé en même temps que les forces de l’Empire.

Community
La série reine des références geek. Ce n’était donc qu’une question de temps avant qu’un épisode soit consacré à Star Wars. Cela est survenu dans «For a Few Paintballs More», le dernier épisode de la seconde saison. Abed joue notamment le rôle de Han Solo, et le directeur du community college rival de Greendale, celui de Darth Vader (sauf qu’il porte un costume de cornet de crème glacée géant). Les personnages parlent ouvertement du fait qu’ils sont dans un hommage à Star Wars et d’à quel point ce genre de concept est cliché, ce qui rend le tout encore plus drôle.

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