Collaboration spéciale Franz Ferdinand sera au Metropolis demain, à 20 h avec Omni en première partie.

Cette semaine Métro craque pour…le retour de Franz Ferdinand, Tool, le Hangar des possibles, la saison 6 de Suits, La minerve, The Keepers et Impressions.

1. Le retour de Franz Ferdinand

Il s’en est passé du temps depuis cet été de 2004 où Take Me Out tournait en boucle sur les pistes de danse. Il s’en est passé du temps depuis cet automne de 2005 où Do You Want To ne nous sortait pas de la tête. Il s’en est passé du temps depuis la surprise du disque Tonight et ses sonorités électro-nocturnes. Il s’en est passé, etc. Reste qu’Alex Kapranos demeure toujours un des frontman les plus dynamite qui soient. Et l’énergique Écossais ne risque pas de faire mentir sa réputation lors de son retour dans la métropole. Toujours accueillis avec les honneurs et les paroles chantées en cœur, Alex K. et ses potes s’amènent avec une nouvelle chanson dans la poche de leurs skinny jeans, Demagogue. Un morceau-brûlot dédié au président américain, étrangement politique pour la formation qui s’est illustrée dans les pièces de fête, les odes aux filles et les récits de remise en question. On se demande comment sonnera le tout sans le solide guitariste Nick McCarthy, qui a quitté les rangs l’an dernier. Il s’en est passé du temps. (Natalia Wysocka)

2.  Tool
Dix ans après son dernier passage à Montréal, le groupe de métal progressif Tool revient, demain soir, au Centre Bell. Après plus d’une décennie sans nouveau matériel, la formation californienne propose enfin une nouvelle pièce instrumentale (la première depuis Triad) : Descending. Reste à voir s’ils choisiront de la présenter dans la métropole québécoise. On le sait : Tool aime faire planer le mystère autour de ses projets. Le public montréalais n’est donc pas à l’abri des surprises! (Camille Lopez)

3. Hangar des possibles
Ils viennent de sortir de l’École nationale de cirque et offrent déjà un spectacle digne des pros. Et pourtant, on en a vu, des spectacles de cirque! Outre le talent des étudiants-artistes qui viennent d’aussi loin que la Nouvelle-Zélande, la France ou la Russie, il faut souligner la qualité des choix musicaux, ainsi que l’extrême efficacité de la mise en scène et des transitions entre les numéros. Si vous êtes fâché avec le monde circassien à cause du cirque bling-bling qui porte le nom d’un astre, allez donc faire un tour à la Tohu. Une vingtaine de dollars bien investis. À la Tohu jusqu’au 4 juin. (Mathias Marchal)

4. La saison 6 de Suits
Quand on parle d’une télésérie d’avocats, la fraternité n’est pas vraiment le thème qui nous vient en tête en premier. Mais dans le cas de Suits – qu’on qualifiait d’émission «pop-corn» il y a trois ans –, on s’est lié d’amitié avec la petite famille soudée du cabinet Pearson Specter Litt, malgré les mini-trahisons et l’envoi d’un des membres derrière les barreaux. C’est d’ailleurs le point de départ de la saison 6, qui sort en DVD cette semaine, dans laquelle on s’éloigne définitivement du modèle une affaire, un épisode pour se concentrer sur l’intrigue en prison et la survie d’une firme au bord du précipice. Dynamique et drôle; faut suivre Suits! (Baptiste Barbe)

5. La minerve
Rémy Caset, ancien visage du groupe Les parfaits salauds, ne s’est pas trop éloigné de ses racines avec son album solo, La minerve. Ce n’est pas une insulte, en passant. Quand on maîtrise quelque chose, dans ce cas-ci du rock-folk mollo et franco, pourquoi arrêter? Caset n’a d’ailleurs rien perdu de son sens de la mélodie. Les riffs de guitare sympathiques s’enfilent tout au long de l’album quoique certains sortent davantage du lot, comme sur Les filles rebelles et sur J’avais trop bu. L’ensemble se termine sur un beau point d’exclamation. La pièce titre de l’album, une magnifique ballade, clôt bien l’aventure. (Mathieu Horth-Gagné)

6. The Keepers
Vous avez aimé (ou non) la série documentaire de Netflix Making a Murderer? Garrochez-vous immédiatement sur The Keepers qui est, selon plusieurs (dont moi), encore plus palpitante et mieux réalisée. On ne veut pas divulgâcher l’expérience ,donc je vous dis simplement qu’on y suit deux femmes à la retraite enquêtant sur le meurtre de sœur Cathy Cesnik, qui enseignait dans une école catholique de Baltimore dans les années 1960. Son meurtre cache un secret absolument effrayant et troublant. Les sept épisodes se dévorent d’un trait. (Rachelle McDuff)

7. Impressions
L’orgue jazz, vous connaissez? Probablement pas. On ne parle pas du Hammond B3 ou du meuble brun qui traîne dans le sous-sol de votre oncle depuis 1977, là, mais du grand orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique intégré à un quintette jazz. C’est la proposition hors de l’ordinaire qu’offre Jean-Willy Kunz sur l’album Impressions. On est loin de la tonitruance de l’orgue d’église. L’organiste en résidence de l’OSM a un toucher délicat qui fait parfois oublier son si gros instrument. Si l’ensemble innove, la facture des pièces reste plutôt traditionnelle. Les morceaux comme Petite fleur et Grand Od Bora font la part belle au clarinettiste André Moisan, et le classique n’est jamais loin avec la version jazzée des variations sur un thème de Paganini. Disponible sous étiquette Atma. (Dominique Cambron-Goulet)

On se désole pour…

La finale de Riverdale

Cette adaptation télévisuelle sombre et provocante de la série de bande dessinée Archie était si prometteuse dans les premiers épisodes. Mais plus la série avance, moins elle est crédible et plus les intrigues deviennent ridicules. Et que dire du jeu de Luke Perry, qui campe le père d’Archie? Aussi bon (lire épouvantable) que lorsqu’il incarnait Dylan dans Beverly Hills… Puis, tsé, une finale que PERSONNE n’a vue venir non pas parce qu’elle est surprenante, mais parce que l’histoire est mal scénarisée? Eh bien, c’est ça. Saison 2? On va passer!  (Rachelle McDuff)

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!