Sony Pictures Paris Can Wait, avec Diane Lane, est présentement en salle.

Tourner un film dans lequel vous mangez sans arrêt n’est peut-être pas aussi agréable qu’on pourrait le penser. Diane Lane l’a expérimenté dans Paris Can Wait, un long métrage dans lequel elle explore la France et sa gastronomie.

Tout était délicieux, mais jouer et manger en même temps n’est pas si simple.

«J’ai vécu les contrecoups de la bonne bouffe, a raconté à Métro l’actrice nommée aux Oscars en 2002 pour Unfaithful. J’ai eu des problèmes de vision à force de manger du chocolat, comme si je faisais une crise d’épilepsie. On dit que le chocolat est une drogue. Je l’ai prouvé.»

Dans Paris Can Wait, l’actrice de 52 ans joue le rôle d’Anne, la femme d’un important producteur de cinéma incarné par Alec Baldwin. Alors que le couple s’apprête à retourner à Paris après avoir participé au Festival de Cannes, le mari doit partir d’urgence pour affaires.

C’est donc un de ses assistants (Arnaud Viard) qui se chargera de ramener Anne dans la capitale française. Il multipliera au passage les arrêts gastronomiques le long de la route.

On se demande rapidement si cette femme négligée par son mari et ce Français charmeur tomberont amoureux. Paris Can Wait se déroule toutefois dans une zone plus nuancée, ce qui a plu à Lane.

«Nous sommes tellement habitués de voir les choses de façon binaire : noir ou blanc, vivre ou mourir, le fera-t-elle ou pas. Nous avons peu de patience pour le mystère. Je pense que la réalité et nos sentiments sont plus complexes.»

Paris Can Wait marque également la réunion entre Lane et quelqu’un qui a été très importante pour elle, bien qu’elle soit loin des feux de la rampe : la réalisatrice Eleanor Coppola, la femme de Francis Ford Coppola. Lane a travaillé avec le grand cinéaste à quatre reprises, dans The Outsiders, Rumble Fish, Cotton Club et Jack, et Eleanor était toujours sur le plateau pour documenter le tournage.

Elle s’est d’ailleurs fait remarquer pour Hearts of Darkness: A Filmmaker’s Apocalypse, qui relate le tournage catastrophique d’Apocalypse Now.

Son passage dans le cinéma documentaire n’a pas nécessairement aidé au tournage de son premier film de fiction.

«On n’est jamais totalement préparé, puisqu’il survient toujours des imprévus lors d’un tournage», a avoué la réalisatrice de 81 ans.

Les imprévus n’ont effectivement pas manqué. Le film a perdu un de ses acteurs principaux (Nicolas Cage, remplacé par Alec Baldwin) peu de temps avant le début de la production. L’équipe a perdu ses chambres d’hôtel à Cannes lorsque le prince d’Arabie saoudite a décidé de prendre ses vacances et d’amener avec lui un millier d’invités. Et la production a presque été paralysée au mois d’août, mois de vacances sacré pour les Français.

L’équipe de tournage a finalement accepté de travailler une semaine en août. « Je voulais un jour de plus, mais là, ils ont refusé», admet Coppola.

Changement

Dans Paris Can Wait, une comédie romantique à propos d’une femme dans la cinquantaine, Lane évolue à l’extérieur du circuit hollywoodien.

À Los Angeles, elle est surtout cantonnée dans des rôles de mères. Elle incarne par exemple Martha Kent, la mère adoptive de Superman, dans l’univers de DC Comics. (Elle reprendra d’ailleurs ce rôle à l’automne dans Justice League.)

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