Courtoisie La troisième saison de Twin Peaks est pleine de surprises.

Cette semaine, Métro craque pour la troisième saison de Twin Peaks, les croque-livres, la comédie musicale Footloose, le dimanche rose à la Maison Saint-Gabriel, le site web pudding.cool, le dernier album de Dying Fetus et une émission de Télé-Québec qui «décrypte l’ADN de Montréal».

1. La troisième saison de Twin Peaks 

Si, jusqu’à dimanche dernier, vous croyiez cromprendre ne serait-ce qu’une infime partie de ce qui se passait dans la troisième saison de Twin Peaks, David Lynch aura fait voler en éclats vos dernières miettes de certitude avec son hypnotique huitième épisode. Une heure d’images oniriques apparemment sans queue ni tête, où l’auditeur n’apprend rien mais assiste au bouillonnement des forces primordiales qui animent l’univers inquiétant de la série. De l’esthétisme pur, à la fois sublime et grotesque, rappelant autant le premier que le dernier long métrage du réalisateur, Eraserhead et Inland Empire. À un monde télévisuel de plus en plus netflixien, Lynch rappelle de manière brutale que regarder des images sur un écran, c’est parfois aussi s’abandonner à une œuvre d’art et accepter de ne pas en maîtriser le sens. Voilà peut-être, 26 ans après la première, la deuxième révolution de Twin Peaks. (Maxime Huard)

2. Les croque-livres 

Installés par-ci par là dans les rues et ruelles vertes de Montréal, les croque-livres sont de charmantes librairies gratuites entretenues par les citoyens. Le concept? Vous y déposez un livre et en échangevous pouvez en prendre un. Une fois votre lecture terminée, vous redéposez le livre dans le croque-livres afin qu’il soit repartagé. Non seulement c’est une belle initiative pour encourager les gens à lire, et ce, gratuitement, mais ça encourage aussi le bon voisinage. Il devient intéressant de voir qui lit quoi et de discuter de ses récentes découvertes littéraires. Ce sont comme des petits clubs de lecture, finalement! (Virginie Landry)

 

3. La comédie musicale Footloose

Une distribution charismatique, des voix puissantes – particulièrement les féminines –, des méchantes bonnes tounes entraînantes et un brin d’humour. Une recette gagnante pour une soirée réussie. Chapeau à Serge Postigo pour la mise en scène et l’adaptation en comédie musicale du célèbre film de 1984. La chimie du duo principal composé de Philippe Touzel (Ren McCormack) et Éléonore Lagacé (Ariel Moore) est indéniable. Gros coup de cœur pour l’attachante paire composée de Geneviève Bournival (Rusty) et Tommy Joubert (Willard). Présentée au Théâtre St-Denis dans le cadre du festival Juste pour rire jusqu’au 5 août. (Rachelle McDuff)

4. Dimanche rose à la Maison Saint-Gabriel

Le musée de la Maison Saint-Gabriel a le don pour offrir à ses visiteurs différentes formes d’immersion à saveur historique. En ce dimanche de thématique rose, il y en aura donc pour le palais (dégustations de produits à saveur de rose), les oreilles (un conte sur Rose Latulippe et un concert d’instruments anciens), les yeux (démonstrations de métiers anciens tel laceur de raquettes ou faiseur de balais), le tout agrémenté des senteurs du nouveau Jardin des origines. Si vous en avez marre de l’odeur des cartons de déménagement, vous savez où aller! À la Maison Saint-Gabriel, ce dimanche. (Mathias Marchal)

 

5. Le site web The Pudding

Est-ce que les paroles des chansons pop sont de plus en plus répétitives? Quel rappeur a le plus de vocabulaire? La littérature américaine est-elle sexiste? Le site web pudding.cool – en plus d’avoir un nom de domaine génial – répond à toutes ces questions à l’aide de visualisations de données agréables à regarder. La petite équipe établie à Brooklyn s’intéresse également aux sports (quel fait saillant de la NBA a été regardé le plus souvent sur YouTube?) et à la cuisine (quelle est la capitale de microbrasserie américaine?). Et une infolettre permet même de recevoir chaque mois les derniers-nés de ces génies des chiffres! (Jean-Philippe Guilbault)

 

6. L’album Wrong One to Fuck With, de Dying Fetus

Comme le titre de son plus récent album le suggère, on ne déconne pas avec Dying Fetus. Les amateurs du genre seront ravis du petit nouveau («gros» et «brutal» seraient probablement de meilleurs termes) du trio américain. Les riffs sont agressifs. Les moments plus rapides et techniques sont impeccables. Ça bûche, quoi! Il est impressionnant de constater à quel point Dying Fetus offre une orchestration complexe avec seulement une guitare, une basse et une batterie. Le rythme accrocheur de la pièce Ideological Subjugation est une des belles surprises de l’album. (Mathieu Horth Gagné)

 

7. MTL

Si MTL se donne pour but de «décrypter l’ADN de Montréal», il est clair que celui de l’émission de Télé-Québec porte les gènes parfaits : un sujet additionné à un autre (on aime imaginer que la croix du mont Royal forme un +) racontés dans chaque épisode par un savant mélange de personnalités (Julie Payette, Dany Laferrière, Emmanuel Bilodeau…), d’historiens et autres spécialistes, une chanson thème idéale (Montréal XO, de Laurence Nerbonne), un habillage graphique pop et léché esthétiquement, et une mise en scène dynamique – l’animation et la scénarisation sont assurées par trois potes de La soirée est (encore) jeune, Jean-Philippe Wauthier, Olivier Niquet et Charles-Alexandre Théorêt. Le meilleur hommage quand on ait vu à la télé pour le 375e. Dernier épisode ce soir à 22 h 30 ou dimanche à 19 h. Toute la série ainsi que l’application mobile MTL à telequebec.tv. (Baptiste Barbe)

On se désole pour

Les désaccords créatifs de Disney

La franchise Star Wars semble être l’enfant chéri de Disney et nul ne peut en faire ce qu’il souhaite, comme l’a démontré le départ des réalisateurs Phil Lord et Christopher Miller, chargés de mettre sur pellicule les aventures d’un jeune Han Solo. Départ motivé par des désaccords au sujet de l’humour employé dans le film. Ce n’est pas la première fois que Disney intervient dans la production d’un film de la saga intergalactique : des scènes entières de Rogue One avaient dû être refilmées. Si, dans le cas de ce dernier, les ajouts ont finalement été bénéfiques pour l’ensemble du film (humhumDarthVaderàlafinhumhum), renvoyer deux réalisateurs au style bien particulier et les remplacer par Ron Howard pourrait être un egotrip nocif pour les premiers pas solo de Solo. (Jean-Philippe Guilbault)

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