Universal Pictures Stéphane Rousseau fait la voix de Balthazar Bratt.

Deux ans après la sortie du film Les Minions, les petits monstres en bleu de travail reviennent aux côtés de Gru pour affronter un nouveau méchant, Balthazar Bratt, à qui Stéphane Rousseau prête sa voix dans la version québécoise. Métro a rencontré l’acteur et humoriste pour connaître son expérience sur Despicable Me 3 (Détestable moi 3), le dernier-né des studios Illumination MAC GUFF.

L’histoire
«Il y a un nouveau méchant, Balthazar Bratt, le personnage que je joue. C’est un enfant star rejeté par Hollywood à l’adolescence, qui est souvent l’âge ingrat où on se retrouve avec quelques boutons sur la gueule. Il le prend très mal et veut se venger. Le film est très rythmé et très drôle. Il y a aussi Gru qui va perdre son poste [d’ancien vilain devenu agent secret à la LAV, la Ligue Anti-Vilain], et qui retrouve son frère jumeau Dru. Les deux vont donc essayer d’arrêter le méchant.»

Les minions
«Avec les Minions, ils ont inventé un langage [un mélange d’anglais, d’espagnol et de français], on comprend des petits mots ici et là, et c’est très efficace. Ils portent très bien leur nom, ils sont vraiment adorables, bien qu’ils soient de temps en temps assez méchants les uns avec les autres. La scène de la prison dans le film m’a d’ailleurs fait beaucoup rire. Chaque fois qu’ils apparaissaient, je voyais mon fils rire. Je ne suis pas sûr tout de même de vouloir en avoir chez moi, c’est un peu comme des Gremlins, ils sont mignons, mais font beaucoup de bêtises.»

Le personnage
«Le personnage nous plonge dans les années 1980, avec un costume mauve et des épaulettes. C’est ce qui m’a aussi charmé, tout comme ses qualités de danseur. Le film démarre sur les chapeaux de roues [avec une scène d’ouverture où on entend de la musique de Michael Jackson notamment]. C’est un peu cliché, mais j’ai surtout choisi de faire ce doublage pour mon fils. On avait regardé les deux premiers ensemble, et je suis aussi très fan de films d’animation. Pour lui, c’est toujours une fierté que son papa fasse la voix. D’ailleurs, doubler ce genre de personnage est très agréable parce que c’est très éclaté, très varié, tu peux te donner vraiment. Tu sors tout de même épuisé à la fin parce qu’il hurle, rigole et crie tout le temps.»

Photo: Josie Desmarais

La doublure
«L’exercice n’est pas évident, car nous n’avons pas beaucoup de temps – à peu près deux ou trois jours, pour faire les voix.

C’est un exercice difficile, mais qui nous permet de créer notre personnage, car on ne fait pas exactement ce que font les Américains. Le travail est d’ailleurs très différent du leur, car eux filmeront l’acteur, et dessineront la performance après. Nous faisons, nous, un travail un peu à l’envers, avec le film déjà fait, ce qui ajoute des petites difficultés parce qu’il faut que ça soit synchro avec le rythme, l’image et les émotions. Les gags ne sont pas non plus très faciles à traduire, et parfois on doit trouver des équivalents pas évidents pour que les gens d’ici s’identifient aux personnages.»

Le succès des films
«Je me souviens, à l’époque du premier [sorti en 2010], quand je bossais chez Universal, on m’avait donné des petites figurines des Minions. Je ne savais pas du tout ce que c’était, et je n’avais pas encore d’enfant. Je ne pense pas qu’ils s’attendaient à avoir un tel succès. Quand j’avais vu le premier, j’avais halluciné, les dessins étaient tellement beaux, originaux, avec le côté sombre de Gru auquel on ne s’attend pas. Les critiques sont parfois mauvaises avec les grands succès, mais l’important, c’est que j’aie vu des enfants rire et des grands ravis à la sortie du film.»

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