Kinga Michalska/Collaboration spéciale Vice & vertu est présenté jusqu’au 6 août à la Société des arts technologiques dans le cadre de Montréal complètement cirque.

Cette semaine, Métro craque pour Vice & vertu, Doom of Valyria, Weirdos, Il n’est pas encore minuit, Molière, Shakespeare et moi, les familles dans The Big Sick, The Fate of the Furious en Blu-Ray.

1.  Vice & vertu
Le meilleur spectacle du moment, Vice & vertu, de la compagnie les 7 Doigts, est une démonstration de talents réunissant burlesque, cabaret, acrobaties et équilibrisme, chanson, danse, théâtre. Pendant trois heures, vous serez au cœur de l’histoire du Montréal des années 1930, entouré de danseuses, de gangsters et de membres de l’escouade de la moralité, avec comme point d’orgue le combat pour le droit de vote des femmes et la liberté sexuelle. La production artistique et technique derrière cette œuvre, qui unit l’émotion au rire, l’euphorie aux frissons, est tout simplement épatante (Antoine Simon)

2.  Doom of Valyria
Patrick McCarthy, un réalisateur indépendant, a publié sur YouTube le court métrage d’animation Doom of Valyria, inspiré de l’univers de A Song of Ice and Fire, la série de livres de George R.R. Martin d’où est tirée la populaire série de HBO Game of Thrones. L’action du court métrage se déroule avant la chute de l’empire des Targaryen, et McCarthy espère que la chaîne américaine, qui prévoit produire quelques spin-off lorsque la série principale sera terminée, reprendra son idée. On le souhaite aussi. (Source : io9) (Mathieu Horth Gagné)

3. Weirdos
Par un beau jour de juillet 1976, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse, un ado fait sa valise, salue son affiche d’Elton John et quitte la ville avec sa copine. Elle aimerait qu’il n’ait d’yeux que pour elle. Mais c’est le garçon qui les prend en stop qu’il déshabille plutôt du regard. Tourné en noir et blanc par Bruce McDonald, vétéran torontois qui ne déçoit jamais, ce récit doux comme un après-midi d’été est fait de jeans pattes d’eph’, de promenades sur le bord de l’autoroute, de bières autour du feu et de baisers qu’on donne par amour, par vengeance ou qu’on se retient de donner parce que c’est interdit. Une ode à tous les weirdos qui fait sourire, qui fait du bien. En salle. (Natalia Wysocka)

4. Il n’est pas encore minuit
Si vous voyez des personnes se battre sur scène, puis s’enlacer, danser le swing, être en équilibre sur une, deux ou trois personnes. Si vous voyez une pyramide humaine d’environ 6 m de haut, puis des acrobates sauter en l’air, atterrir sur une, deux ou trois personnes en équilibre. Ou si vous les voyez faire les fous et rire à gorge déployée, ne vous inquiétez pas, vous êtes en train de regarder Il n’est pas encore minuit, de la compagnie XY. Installez-vous bien dans votre siège et profitez, en musique ou non, de ce spectacle à couper le souffle! À la TOHU jusqu’à dimanche. (Antoine Simon)

5. Molière, Shakespeare et moi
Cette pièce commandée dans le cadre du 375e de Montréal n’a pas la prétention d’avoir une rigueur historique, comme l’indique son auteur Emmanuel Reichenbach, mais elle regorge d’allusions comiques sur l’actualité mont­réalaise. Ces anachronismes la rendent divertissante. À la fin du XVIIIe siècle, l’auteur Thomas Beaubien (attachant Simon Beaulé-Bulman), tourmenté par les esprits de Molière et de Shakespeare, doit écrire un bien cuit sur les autorités de l’époque. Résultat? Un contrat est mis sur sa tête. Coup de cœur pour Roger La Rue qui campe le seigneur verreux. Au Rideau Vert jusqu’au 22 juillet. (Rachelle McDuff)

6. Les familles dans The Big Sick
 «Alors, le 11 Septembre?» C’est par cette question maladroite qu’un père de famille blanc, Terry (Ray Romano), «brise la glace» avec Kumail (Kumail Nanjiani), un Chicagoan d’origine pakistanaise dont la toute récente ex-blonde est plongée dans un coma artificiel en raison d’un méchant virus. The Big Sick (Mal d’amour), c’est l’histoire d’un couple de parents et de leur «gendre», humoriste de stand-up, qui vont apprendre à se connaître pendant que leur chair et chère lutte pour sa vie. Une comédie dramatique où les éclats de rire, très fréquents durant les deux heures de film, n’empêchent pas d’aborder le thème du bi­culturalisme incarné par deux familles – l’une protectrice, l’autre attachée à voir son fils marié à une musulmane – qui nous offrent des scènes touchantes et savoureuses. Présentement en salle. (Baptiste Barbe)

7. The Fate of the Furious en Blu-ray
The Fate of the Furious, le plus récent volet de la franchise The Fast and the Furious, est maintenant disponible en Blu-ray. Il est donc temps de voir pourquoi Dominic Toretto (Vin Diesel) est prêt à trahir sa famille (tant qu’il est tout de blanc vêtu, il peut faire ce qu’il veut). La franchise n’atteindra probablement jamais les sommets de Fast Five (par sommet, je veux dire un gros film d’action stupidement parfait), mais c’est toujours agréable de passer deux heures dans cet univers. (Mathieu Horth Gagné)

On se désole pour…

The Leftovers boudé aux Emmy

Une nomination en trois saisons. UNE SEULE! The Leftovers, qui suit la vie d’humains traumatisés après la disparition instantanée, sans raison, de 2 % de la population, est une des productions les plus snobées de ces dernières années par le grand gala des séries américaines – avec, à un degré moindre, The Americans. Mais si Justin Theroux est peut-être inconsolable, nous, on retrouve le sourire grâce à Jean-Marc Vallée. Le réalisateur québécois à la barre de Big Little Lies, son équipe et sa distribution haut de gamme seront en lice pour 16 prix Emmy le 17 septembre à Los Angeles.  (Baptiste Barbe)

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