Twentieth Century Fox Steve Zahn en Bad Ape

Dans les films originaux de Planet of the Apes, les acteurs avaient le luxe de porter des masques magnifiques et détaillés. Pas Steve Zahn.

Pour camper le rôle d’un chimpanzé dans War for the Planet of The Apes, présentement en salle, l’acteur a dû enfiler une combinaison et coller un paquet de capteurs sur son visage. Il n’a eu l’air d’un singe que bien plus tard, à l’écran, grâce aux miracles de la technologie de capture de mouvement.

«Si vous allez dans une fête d’Halloween habillée en Zorro, vous vous sentez comme Zorro, n’est-ce pas? Parce que vous portez le costume de Zorro, explique à Métro Steve Zahn. Si vous vous présentez au party en disant que vous êtes Zorro, mais sans le costume, les gens disen : “Tu ne ressembles pas à Zorro, mais tu me fais penser à lui.” Voilà comment on se sent quand on joue sans costume!»

Le troisième volet de la refonte de la série de films est plus intense et plus sombre que tout ce qu’on trouve en ce moment dans les multiplexes. La relation entre les singes et les humains est plus tendue que jamais. L’acteur de 49 ans joue le rôle de Bad Ape, un animal de zoo traumatisé s’étant joint au leader des chimpanzés rebelles, Caesar (Andy Serkis), dans sa bataille contre un colonel psychotique (Woody Harrelson) qui veut la mort de tous les singes.

Steve Zahn est surtout connu pour ses rôles humoristiques – notre favori étant Glenn Michaels, le bandit complètement idiot de Out of Sight. Bap Ape a comme rôle d’apporter une touche d’humour à War of the Planet of the Apes. C’est toutefois un personnage tragique. Par exemple, il se nomme Bad Ape parce que c’était les mots qu’il entendait le plus souvent lorsqu’il était prisonnier au zoo. «Je le trouve vulnérable et accessible, raconte Zahn. Vous voyez tous ces gros singes sombres et sérieux, et vous tombez sur ce petit gars super excité d’être de nouveau entouré de gens. Sa famille et ses amis sont morts. Il accumule les objets pour remplir le vide laissé par leur absence. Il est très touchant.»

Les films de la franchise originale étaient généralement destinés à un public plus jeune, mais ils avaient un contenu beaucoup plus adulte que leur réputation laisse croire. Ils étaient sombres, cyniques, bien campés dans l’époque des droits civiques et de la guerre du Viêtnam.

La même tendance est visible aujourd’hui. War of the Planet of the Apes prend le temps d’explorer un univers sinistre. «Normalement, les films de cette ampleur sont vraiment dans l’action, dit Zahn. Les réalisateurs n’ont pas le courage de ralentir le rythme et de permettre au public de bien comprendre les personnages. Ce n’est pas le cas de celui-ci. Woody [Harrelson] et Andy [Serkis] ont une scène ensemble qui dure sept minutes. Soudainement, on a l’impression de regarder King Lear

Reflet de notre époque
War for the Planet of the Apes est un reflet de notre époque, selon l’acteur Steve Zahn, qui joue le rôle de Bad Ape dans le film.

«Ça parle beaucoup de peur et d’empathie, de la capacité de se mettre dans la peau de quelqu’un qui est différent de nous, indique l’acteur. Sans cette empathie, nous risquons de nous détruire parce que nous avons fait de l’autre quelque chose qu’il n’est pas. C’est assez proche du climat actuel, non?»

Présentement en salle

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