Collaboration spéciale L’artiste britannique Graham Dunning amènera ses tables-tournantes étagées pour une première fois en Amérique du Nord mercredi.

Cette semaine, Métro craque pour Mutek et ses soirées thématiques, l’univers de Jane Austen en images, la collaboration entre Frank + Oak et Ricardo Cavolo, La jeune fille sans mains, It’s Alright Michel, Camille Delean et AED.

1.  Mutek et ses soirées thématiques

Dans le cadre de sa 18e édition, Mutek présente quatre soirées ayant pour thèmes Londres, Mexico, Barcelone et Berlin. On a bien hâte d’entendre les aperçus des scènes électros de ces quatre villes, bien que les organisateurs y aient inclus quelques artistes canadiens. Ces soirées comprennent une programmation en salle, mais aussi des prestations gratuites sur l’esplanade de la Place des Arts. Si la scène berlinoise (samedi) est très réputée, les artistes mexicains (jeudi) ne cessent de nous surprendre depuis quelques années. Exactement le genre d’expérience qui fait que Mutek se démarque. Du mardi 22 au dimanche 27 août dans le Quartier des spectacles. (Dominique Cambron-Goulet)

2. L’univers de Jane Austen en images
Les biographies de Jane Austen ne manquent pas. Celle-ci, abondamment illustrée d’images et de graphiques à la manière d’une encyclopédie, se distingue en n’étant pas conçue pour une lecture linéaire. C’est ainsi qu’on peut s’amuser à survoler son arbre généalogique, puis à découvrir le matériel dont elle se servait pour écrire et même quelques hypothèses concernant la maladie qui aurait causé sa mort à 41 ans. Même les fins connaisseurs de l’œuvre y apprendront des choses. Biographics Austen, de Sophie Collins, en librairie aux éditions Armand Colin (collection Biographics). (Jessica Dostie)

3. La collaboration entre Frank + Oak et Ricardo Cavolo
Frank + Oak n’hésite pas à faire valoir le talent d’artistes et de designers d’ici et d’ailleurs. Ce n’est pas pour rien qu’une pièce de Lambert & fils illumine le magasin phare du centre-ville! Cette fois, la marque montréalaise a jeté son dévolu sur l’artiste visuel barcelonais Ricardo Cavolo et vient de lancer une collection capsule de sept pièces urbaines ornées d’imprimés et de broderies colorés inspirés à la fois de l’art folklorique et de la culture du tatouage. Ce blouson vert militaire (169 $) illustre particulièrement bien le style de cette collection urbaine unique. (Jessica Dostie)

4. La jeune fille sans mains
Il était une fois une jeune paysanne victime de la cupidité de son père, qui la vend par inattention au diable. Il va jusqu’à couper les mains de sa fille pour protéger sa richesse. Cette peinture animée se concentre alors sur la jeune fille et sa volonté d’émancipation. Réalisé par le français Sébastien Laudenbach et librement inspiré des contes des frères Grimm, ce film est à voir si vous souhaitez découvrir une esthétique peu commune. Dès aujourd’hui à la Cinémathèque québécoise. (Antoine Simon)

5. It’s Alright Michel
Ce premier documentaire de Marie-Pierre Grenier retrace la vie parfois mouvementée de Michel Gagnon. Du haut de ses 85 ans, celui-ci raconte, par le biais de son parcours amoureux, l’histoire de l’homosexualité au Canada. En effet, Michel Gagnon est un don juan transgenre né dans les années 1930, et ce n’est que dans les années 2000 qu’il a pu se définir comme tel. Dès aujourd’hui à la Cinémathèque québécoise. (Antoine Simon)

6. Camille Delean
Je remercie ma collègue Natalia de m’avoir fait découvrir cette merveilleuse auteure-compositrice-interprète! La Franco-
Ontarienne Camille Delean, qui vit à Mont­réal, charme dès l’écoute des premières notes de l’album. Son folk vaporeux et sa douce voix sont apaisants. Particulièrement dans les envoûtantes pièces Heron et Young Need Rest. Notons la collaboration du pianiste Mathieu Charbonneau (Timber Timbre, Avec Pas d’Casque) sur une des plus belles pistes de l’album, Leave The Fire Where It Burns. Si vous aimez l’artiste anglaise Birdy, vous aimerez fort probablement celle-ci. (Rachelle McDuff)

7. AED
Un tout nouveau son dans l’univers du rap québécois en la personne d’AED. Des refrains entraînants provenant du jeune artiste de Lachine, qui a commencé la musique il y a un an, avec des titres tels que Good Life, en duo avec Keesha Balmir, ou encore You Know. Artiste à découvrir! (Antoine Simon)

On se désole pour…

Les propos suprémacistes assumés à l’écran

«Le fait que personne ne soit mort de notre côté, je dirais que c’est un bon point pour nous», dit Christopher Cantwell à la fin d’un reportage de VICE – vu par des millions de personnes cette semaine – sur les événements de Charlottesville, qui ont coûté la vie à une citoyenne. Dans cette plongée glaçante aux côtés de suprémacistes et de néo-nazis, des hommes disent devant la caméra des mots tels criminal n*g*** ou jews communists. Décomplexés. Sur la voie publique. Folle époque où, durant le même été, le mot «nazi» est le plus cité le temps d’un soir sur Twitter et Dunkirk est un succès au box-office. Un film sur la Seconde Guerre mondiale. (Baptiste Barbe)

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