Francis Pérez Une tortue caouanne nage enchevêtrée dans un filet de pêche abandonné, au large de Tenerife, aux îles Canaries, dans l’océan Atlantique Nord. Il s'agit d'une des photos phares du World Press Photo 2017.

Cette semaine, Métro craque pour le World Press Photo, Les terres lointaines, izombie, l’absence de Mutt Williams dans le prochain Indiana Jones, la huitième saison d’Archer, Little Evil et Science Fiction, de Brand New.

1.  World Press Photo

Devant nous, Ye Ye, un panda femelle de 16 ans, semble poser pour la photo, dans la province du Sichuan, en Chine. Une photo paisible, qui nous arrache un petit sourire. À l’opposé de ce qui nous attend juste derrière nous : des dizaines d’avocats paniqués, ensanglantés… ou morts, après un attentat dans un hôpital du Baloutchistan, au Pakistan. C’est ça, le World Press Photo. De l’horreur, beaucoup d’horreur, avec la sensation que chaque année, les enfants apparaissent dans plus de clichés. Et puis, par-ci, par-là, des moments d’espoir, voire de poésie. Un condensé souvent dur de notre monde, mais un condensé à voir chaque année à la rentrée pour relativiser les petits soucis du quotidien. Au Marché Bonsecours jusqu’au 1er octobre. (Baptiste Barbe)

2. Les terres lointaines
Être marin aujourd’hui, c’est aussi pouvoir prendre des selfies, jaser sur WhatsApp, envoyer des courriels à sa douce moitié restée sur la terre ferme. Mais c’est quand même la solitude, les moments de doute. C’est la famille qui attend à la maison, c’est le salaire qu’il faut gagner pour nourrir les siens, c’est la naissance de son enfant qu’on rate, car le navire quitte le port. Avec ce docu immersif dans la lignée stylistique de Fuocoammare, le réalisateur québécois Félix Lamarche nous plonge dans le quotidien de huit de ces hommes, hollandais et philippins, qui travaillent fort sur les flots. Le film nous entraîne avec ces gaillards, jeunes pour la plupart, dans leur quotidien qu’on ressent réellement grâce à ces sons métalliques, à ce ciel violacé qui vire au noir, à ces gros plans d’eau, à l’immensité de l’horizon et à ces confidences livrées spontanément, qui nous entraînent ailleurs, au loin. En DVD. (Natalia Wysocka)

3. izombie
Parce qu’on adore les zombies et parfois (souvent) les séries qui font décrocher, on s’est laissé tenter par izombie, diffusée sur The CW et disponible sur Netflix. C’est quoi? Liv Moore (Rose McIver), une jeune médecin devenue zombie lors d’une fête qui a mal tourné, travaille à la morgue à Seattle, l’endroit idéal pour manger «en secret» son mets de prédilection : des cerveaux humains. Non seulement les cerveaux lui permettent de vivre une vie «normale», mais les souvenirs de la personne la rendent indispensable à la résolution des enquêtes menées par le détective Clive Babineaux (Malcolm Goodwin). C’est drôle, captivant, et les personnages sont attachants. Une saison 4 a été annoncée. (Rachelle McDuff)

4. L’absence de Mutt Williams dans le prochain Indiana Jones

Le scénariste d’Indiana Jones 5, David Koepp, a confirmé que le personnage de Mutt Williams, campé par Shia LaBeouf dans le décevant Indiana Jones and the Crystal Skull, ne sera pas de retour dans le nouveau film mettant en vedette le célèbre archéologue. Mutt n’était pas nécessairement responsable des problèmes du plus récent Indiana Jones, paru en 2008, mais son absence demeure une bonne nouvelle. (Mathieu Horth Gagné)

5. La huitième saison d’Archer
Après une trop longue attente, la huitième saison d’Archer est maintenant disponible sur Netflix. Huit épisodes où l’agent secret-gangster-détective privé le plus irritant (et le plus attachant) de tous les temps revient en force… dans un rêve. L’action se déroule dans la psyché tordue d’Archer, qui est dans le coma à cause des incidents de la finale de la saison précédente. Cette réalité déformée nous transporte dans l’univers d’un film noir. L’humour gras et irrévérencieux demeure au rendez-vous. (Mathieu Horth Gagné)

6. Little Evil
Quoi de mieux pour accueillir l’automne (bon, ok, le temps plus frais) qu’un petit film feel good bien sanglant et morbide? Litte Evil, c’est l’histoire de Gary (Adam Scott), qui vient d’emménager avec sa nouvelle épouse, Samantha (Evangeline Lilly). Le hic? Son nouveau beau-fils est l’Antéchrist. Juste ça. Un petit garçon creepy capable d’incendier, de provoquer des tornades et de faire sursauter. Souvent. On y ajoute une escouade de beaux-pères aux conseils plus ou moins efficaces pour se débarrasser du petit… et on a une soirée cinéma réussie! Sur Netflix. (Camille Lopez)

7. Science Fiction, de Brand New
Si les rumeurs sur la séparation prochaine de Brand New vous inquiètent, Science Fiction, un album aux accents sombres et pessimistes, n’aura rien pour vous rassurer. Ce qui vous fera du bien, par contre, c’est de constater que le frontman Jesse Lacey s’est encore une fois vidé les tripes et écorché la voix pour communiquer son fascinant malaise existentiel. Pas aussi noir que The Devil and God Are Raging Inside Me (2006), mais beaucoup plus abouti que Daisy (2009), ce cinquième album studio puise autant dans l’alternatif des années 1990 – on s’imagine parfois avoir mis par erreur un CD de Stone Temple Pilots – que dans le folk ou le post-hardcore. «Let’s all go play Nagasaki/What a lovely way to die/A final show and we all go/So no one has to say goodbye»… Prémonitoire? Souhaitons que non. (Maxime Huard)

On se désole pour…

La fin de Veep

Généralement, quand des politiciens incompétents et insincères quittent la scène, nous ne sommes pas les premiers déçus. Sauf lorsqu’il s’agit de Selina Meyer (Julie Louis-Dreyfus) et des membres de son équipe de comm’ tous aussi gaffeurs les uns que les autres. Car cette semaine, on a appris que Veep, série multi­honorée, se conclurait au terme de la septième saison, attendue au printemps prochain. De quoi nous préparer tranquillement aux adieux et vous laisser du temps pour vous mettre à jour sur cette satire brillante du pouvoir américain.  (Baptiste Barbe)

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