© NIKLAS HALLE'N / AFP

La British Library met en scène le monde magique du jeune sorcier Harry Potter, héros de la saga littéraire de J.K. Rowling, dans une exposition rencontrant déjà un vif succès avant même son ouverture vendredi à Londres.

«Harry Potter: A History of Magic» offre une plongée dans le monde de la magie, son folklore et ses traditions, fil conducteur des livres à succès de J.K. Rowling. 

Pour marquer le vingtième anniversaire de la publication du premier tome en 1997, «Harry Potter à l’école des sorciers», une centaine d’objets anciens issus des collections de la bibliothèque nationale britannique sont présentés aux côtés d’archives inédites de l’auteure et de son éditeur Bloomsbury.

Ainsi, des os d’oracle chinois datant du XIIe siècle avant Jésus-Christ, les plus anciens objets datés en possession de la British Library, des chaudrons et des parchemins côtoient des notes de l’écrivaine ou des esquisses des principaux personnages de la saga littéraire, réalisées par son illustrateur Jim Kay. 

L’exposition, ouverte jusqu’au 28 février 2018, rencontre d’ores et déjà un vif succès. Quelque 30 000 billets ont été prévendus – un record pour la British Library – tandis que plus de 11 000 autres ont été mis gratuitement à la disposition des écoles, à qui les lieux seront réservés un jour et demi par semaine. 

«C’est le meilleur et plus important événement qui a cours à Londres en ce moment», a affirmé Jamie Andrews, chargé de la culture à la British Library, en présentant l’exposition à la presse jeudi.

Pierre philosophale
Pour décliner l’histoire de la magie dans le monde, les conservateurs ont monté huit salles autour des thèmes étudiés à l’école de sorcellerie Poudlard fréquentée par Harry Potter, de l’alchimie à l’astronomie en passant par la défense contre les forces du mal et les soins aux créatures magiques. 

«Notre exposition place les merveilleuses histoires de J.K. Rowling sur Harry Potter dans un contexte culturel plus large», a expliqué Julian Harrison, le conservateur de l’exposition, en espérant que celle-ci séduise bien au-delà des fans du jeune sorcier. 

«Cela démontre que nombre de ses histoires mettant en scène des chaudrons et manches à balai, des licornes et dragons, ont des antécédents historiques et mythologiques», a-t-il ajouté.   

Ainsi, les visiteurs pourront admirer des rouleaux manuscrits datant du XVIe siècle et expliquant comme créer la pierre philosophale. Mais aussi un chaudron du IXe siècle avant Jésus-Christ retrouvé dans la Tamise toute proche, une « sirène » capturée au Japon au XIXe siècle et la première trace écrite de la formule magique «abracadabra» en grec ancien. 

Un globe céleste de 1693 est lui accompagné d’écrans interactifs développés par Google Arts & Culture permettant de vivre une expérience de réalité augmentée.  

Les fans d’Harry Potter ne seront pas en reste puisqu’ils pourront voir une première édition inédite du livre «Harry Potter à l’école des sorciers», annotée et illustrée par J.K. Rowling.  

Dans un communiqué, l’auteure a estimé que la British Library avait fait «un boulot incroyable». 

«Rencontrer pour de vrai des objets évoqués dans mes livres a été assez formidable», a-t-elle ajouté. 

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