/ Emmanuel Crombez/collaboration spéciale Micheline Lanctôt et Marie-Ginette Guay forment un duo redoutable de tueuses de zombies dans Les affamés.

Cette semaine, Métro craque pour Les affamés, Petit guide pour disparaître doucement, la santé des films d’horreur, Dans mon livre à moi, l’album Pieds nus dans l’aube, Bonsoir Shériff et Japandroids.

1. Les affamés

En salle dès aujourd’hui, ce petit bijou de film (québécois!) de zombies a été réalisé par Robin Aubert. Récipiendaire du prix du Meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto, il met en scène un groupe de survivants dans un petit village québécois fuyant péniblement des hordes de zombies. Aubert, qui avait aussi offert Saints-Martyrs-des-Damnés en 2005, atteint un bel équilibre entre le film d’auteur et le film d’horreur avec Les affamés. Une sortie parfaite au cinéma à quelques jours de l’Halloween. (Mathieu Horth Gagné)

2. Petit guide pour disparaître doucement
Davantage une performance qu’une pièce de théâtre au sens propre, Petit guide pour disparaître doucement plaira à ceux qui aiment être déstabilisés. J’ai été charmée par la prose saccadée et mélancolique de l’auteur Félix-Antoine Boutin et fascinée du début à la fin par ce qui se passait devant moi : projections au mur, bruits inopinés, accessoires intrigants qui tombent du ciel, interactions avec le public. Au théâtre La Chapelle jusqu’au 21 octobre. (Rachelle McDuff)

3. La santé des films d’horreur
Un article publié cette semaine par The Hollywood Reporter soulignait à quel point les films d’horreur avaient bien fait au box-office jusqu’ici en 2017, et que certains studios changeaient la date de sortie de gros films pour ne pas «affronter» certains films d’horreur à petit budget. Meilleure nouvelle encore pour les amateurs du genre, ce sont, en bonne partie, d’excellents films, comme Get Out (253 M$) et It (602 M$), qui ont cartonné. Happy Death Day (aucune idée si c’est bon, je ne l’ai pas vu encore), en salle depuis le 13 octobre, a gagné le dernier week-end. De plus, 60 % des gens qui sont allés le voir étaient âgés de 25 ans et moins. C’est possible d’attirer les jeunes au cinéma, après tout. (Mathieu Horth Gagné)

4. Dans mon livre à moi

Olivier Niquet (La soirée est [encore] jeune, chronique Le Sportnographe au journal Métro) est le plus grand (le seul?) collectionneur de citations sportives loufoques. Il a pigé dans sa vaste bibliothèque pour nous offrir Dans mon livre à moi, un délicieux recueil de citations provenant de nos plus grands experts sportifs. Un exemple : «Georges Laraque, je l’ai vu. J’vais dans les DPJ pour des p’tits enfants, on me dit, une semaine avant : “Georges était ici, les p’tits enfants le caressaient.”» – Jacques Demers. Quelle bonne façon de perdre son temps. (Mathieu Horth Gagné)

5. Retour en Bourgogne

Avec comme objectif de célébrer son adaptation cinématographique de Pieds nus dans l’aube – roman phare de Félix Leclerc –, le réalisateur Francis Leclerc signe ici un album où les magnifiques clichés du photographe Daniel Guy volent parfois la vedette au texte. Au-delà du making of, le fils du célèbre poète propose une relecture intime d’un grand classique de la littérature québécoise. Pieds nus dans l’aube : du roman au grand écran, Fides. (Jessica Dostie)

6. Bonsoir Shériff
Keith Kouna arrive au bon moment. Alors que le punk québécois semble avoir baissé sa voix revendicatrice, Kouna débarque avec un délicieux vacarme. Antifasciste, ouvert et poétique, Bonsoir Shériff crache des mots, comme une liste d’épicerie des choses qui empêchent l’auteur- compositeur-interprète de s’endormir le soir. Un exutoire musical pour cet ancien des Goules qui fait du bien au cœur. «J’ai tous mes papiers/ J’suis fils d’enculés/ Tu peux vérifier», chante-t-il dans sa langue crue. On a hâte de le voir en show pour savourer avec d’autres cette violence émancipatrice. (Alexis Boulianne)

7. Japandroids
Fermez les yeux et vous croirez qu’ils sont cinq sur scène. Le duo de la Colombie-Britannique, réputé pour pousser les limites de ses instruments, de ses voix et de sa performance sur scène (le sweat rock, ça existe?), est de passage à Montréal ce week-end. Même si son dernier album, Near to the Wild Heart of Life, était trop peaufiné à notre goût, la force de son deuxième opus, Celebration Rock, retentit encore cinq ans plus tard. On a hâte de voir Brian King (photo) courir partout. Ça va brasser, ça va suer. Ce soir à 21 h au Théâtre Corona. (Carine Touma)

 

On se désole pour…

Les gens qui capotent

OK. C’est bientôt l’Halloween et plusieurs (matantes) aiment rappeler les dangers des bonbons «sabotés» par de méchants criminels armés de Kit Kat remplies d’aiguilles. Avec le Métroscope, je me suis penchée sur ces «cas» d’enfants blessés en mangeant des friandises truquées. Et devinez quoi? Presque toutes ces histoires sont des légendes urbaines. Calmez-vous (mais pas trop, juste au cas où vous croiseriez un clown effrayant).  (Camille Lopez)

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