Les vedettes dans l’univers de John Carpenter sont normalement les images, la terreur, le suspense, l’aventure et, la plupart du temps, le gros fun sale.

La musique composée par le réalisateur sert d’enrobage (de luxe) aux nombreux films culte faisant partie de l’œuvre de Carpenter.

Les rôles étaient inversés lundi soir au Métropolis (pardon, MTelus). La musique a pris toute la place tandis que les extraits de films, projetés derrière les musiciens, servaient d’appui visuel au concert offert par le maître de l’horreur et les membres de son groupe, dont son fils Cody.

Le gros fun sale, qu’on ressent en regardant Big Trouble in Little China pour la 20e fois après avoir pris quelques verres de trop, était au rendez-vous.

Le réalisateur de 69 ans s’est présenté sur scène, tout de noir vêtu (ben kin), sous les applaudissements d’une foule déjà conquise. Et le party a commencé dès les premières notes du thème d’Escape from New York.

Difficile à croire, mais Snake Plissken est encore plus badass en concert.

Cela s’explique en partie par le fait que Carpenter ne se contente pas de reproduire les bandes originales de ses films. Il ne s’est pas entouré de cinq musiciens pour rien. Devant son synthétiseur, les notes les plus mythiques lui appartiennent, mais les pièces sont riches, en plus d’avoir droit à de nouveaux arrangements.

En plus des bandes-son
de ses films, John Carpenter 
a présenté quelques pièces
 de son album Lost Themes.

Comme le réalisateur les a décrites, ce sont «les bandes sonores des films dans vos têtes». Il s’agit de compositions entièrement originales qui pourraient facilement se retrouver dans un de ses films.

Carpenter aurait difficilement pu sembler plus à l’aise que sur scène, enfilant les pas de danse «assurés» de l’oncle de loin le plus cool dans un mariage.

Si chaque pièce a été chaudement accueillie, certains moments ont résonné davantage auprès des fans, notamment le blues de They Live, où tous les musiciens ont enfilé les verres fumés qui permettaient à Rowdy Roddy Pipper de repérer les tyrans extraterrestres dans cette salve contre les États-Unis de Reagan.

«Je crois en l’amour. Je crois que l’amour durera toujours», a-t-il lancé avant un autre moment fort, le thème d’Halloween.

Carpenter a conclu la soirée avec la musique de Christine. «Attention en partant d’ici. Conduisez prudemment. Christine est là», a-t-il blagué.

Bah, aussi bien rentrer en métro. C’est plus sûr.

 

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