Les bons romans ne manquent pas cette saison. La preuve par six nouveaux titres à offrir.

Bakhita
Le dernier roman de Véronique Olmi est passé bien près de remporter le Goncourt. Mais qu’importe les prix! Cette fresque historique demeure une œuvre marquante à lire absolument. Pour sa poésie. Pour son thème original aussi. Retraçant le parcours d’une esclave née au Soudan, devenue religieuse en Italie, puis canonisée en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II, l’auteure signe un roman d’une grande sensibilité.

  • Véronique Olmi, Albin Michel, 35$

Une colonne de feu
Ken Follett revisite Kingsbridge dans un troisième volet se déroulant cette fois lieu dans l’Angleterre du XVIe siècle, alors que s’affrontent catholiques et protestants. Après Les piliers de la Terre, l’auteur évoque la création des premiers services secrets du pays par nulle autre qu’Elizabeth Ire. Un récit enlevant où la fresque historique et le roman d’espionnage s’entremêlent pour le meilleur.

  • Ken Follett, Robert Laffont, 40$

Marx et la poupée
Dans son tout premier ouvrage, la jeune auteure Maryam Madjidi raconte son enfance en Iran et son exil en France dans les années 1980. Même si le sujet peut sembler lourd, l’écrivaine ne verse jamais dans l’apitoiement et aborde plutôt ses origines iraniennes dans une langue lumineuse, maîtrisée. Ce titre a remporté le Goncourt du premier roman.

  • Maryam Madjidi, Le Nouvel Attila, 33$

Un fantôme américain
On a comparé ce livre aux Disparus. De fait, l’auteure y relate ses recherches sur les traces d’un ancêtre d’origine juive. Mais là s’arrêtent les similitudes. Alors que Daniel Mendelsohn a cherché des réponses dans l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, Hannah Nordhaus, elle, a remonté la piste d’un fantôme, son arrière-arrière-grand-mère. Du Nouveau-Mexique à l’Allemagne, cette journaliste raconte sa quête avec sensibilité.

  • Hannah Nordhaus, Plein jour, 37$

Le sympathisant
Assez loin des récits sur les boat people vietnamiens, ce roman présente plutôt un agent communiste qui passe pratiquement toute sa vie auprès des Américains sans pour autant renier ses allégeances viêt-cong. On le suit dans sa double vie, de Saigon au Los Angeles de la fin des années 1970. Avec sa narration habilement menée sous la forme d’une confession, ce récit a été couronné du Pulitzer et du prix Edgar l’année dernière.

  • Viet Thanh Nguyen, Belfond, 37$

L’art de perdre
D’Ali, le patriarche qui a choisi de fuir l’Algérie en 1962 à Naïma, sa petite-fille née en France qui finit par être rattrapée par le mystère de ses origines, l’auteure Alice Zeniter a construit une fresque romanesque passionnante autour des questions identitaires. Un roman d’une grande pertinence qui a su se tailler une place parmi les finalistes de plusieurs prix littéraires et qui vient d’être couronné du Goncourt des lycéens.

  • Alice Zeniter, Flammarion, 33$

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